) Le blog de Anne
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Buvez, Eliminez ! Par
Philippe C.
le 20/02/2010 10:33
Remarquez ce serait plutôt l’inverse. Eliminez et vous boirez. Si vous voulez faire faire des économies à la Sécurité Sociale, baignez-vous dans nos rivières.  Vous n’aurez que le choix de traitements : antibiotiques, antidépresseurs, bétabloquants, contraceptifs sans oublier anticancéreux et antiépileptiques. Quand je dis le choix ! Je  devrais dire un package à peu près complet de notre pharmacopée médicamenteuse.  poissonsd.jpg
En fait ces substances rejetées dans les milieux aquatiques ne représentent qu’une partie de la très grande masse des molécules polluantes issues des activités humaines. La flore et la faune sont exposées à des mélanges induisant des effets biologiques très variés. Il faut tenir compte de la présence simultanée dans les ressources en eau d’autres molécules comme les pesticides, les retardateurs de flamme, les plastifiants les résidus de détergents, les hydrocarbures...

Les expositions sont importantes et chroniques pour la faune et la flore de nos cours d’eau.  A moins que vous ne choisissiez de vous baigner à longueur de journée en buvant consciencieusement la tasse à chaque brasse, vous ne risquez pas le sort de nos malheureux poissons qui se féminisent. Le danger, pour nous humains, est dans notre eau de boisson.

L’exposition est variable selon le niveau de contamination des ressources et la fiabilité des ouvrages de potabilisation. Les filières de traitement avancées (ozone, charbon actif, membranes) ont permis de mettre en œuvre un processus relativement protecteur. Néanmoins certaines molécules peuvent franchir des filières mal gérées et de très nombreuses populations mondiales n’ont pas de protection vis-à-vis des dangers liés aux nano et micro polluants organiques.

Dans le cadre du Plan National Santé Environnement 2 lancé lors du Grenelle de l’environnement, il a été mis en place un plan national sur les résidus médicamenteux dans l’eau. Ce plan vise à améliorer les connaissances sur cette pollution.

Les résidus de médicaments, lorsqu’ils ne sont pas totalement dégradés dans l’organisme, sont excrétés dans les selles et les urines sous leur forme initiale ou sous la forme d’un ou plusieurs métabolites. Le manque d’information sur ces mécanismes de transformation et l’identité des produits rejetés est le principal verrou scientifique à lever pour conduire une évaluation d’exposition correcte.

Comment choisir, étudier, hiérarchiser les molécules qui présentent des risques significatifs à long terme pour l’homme et les écosystèmes pour une mise à l’agenda raisonnée et une prévention adaptée. Tel est le but de ce plan.

Mais la solution pour se protéger ne serait-elle pas, comme l’écrit J. Duchemin, de donner « un coup de frein à une prolifération de molécules synthétiques, pas toujours indispensables – parmi les 30 à 50 composants d’une lessive ménagère, lesquelles sont vraiment nécessaires ? - diminuant ainsi « l’empreinte chimique » de l’homme sur sa petite et fragile planète bleue. »

Ce petit article a été écrit à partir des conclusions du colloque : « Résidus de médicaments dans l’eau : des molécules à surveiller ? Des risques à évaluer ? » Vous pouvez le consulter sur le site de l’AFSSA.

philippe@anne-et-vous.com

Plaidoyer pour les tisanes Par
Philippe C.
le 25/01/2010 08:34
Le pharmacien que je suis délivre depuis 25 ans, des plantes séchées servant à préparer des tisanes. Vous savez ces breuvages que les grand-mères vous administraient, tout au moins pour les plus âgés d’entre vous, au moindre désagrément manifesté. Ce qui avait souvent pour conséquence de vous faire vous abstenir de la moindre plainte. Le gout pouvait en être délicieux ou épouvantable selon la composition. tisanesd.jpg
Depuis ce temps, la phytothérapie a fait bien des progrès. De nouvelles formes, adaptées à la vie moderne ont fait leurs apparitions. Adaptées à la vie moderne et aux bénéfices des laboratoires qui les commercialisent, devrai-je ajouter. Car autant vous pouvez juger, de visu, de l’état et de la quantité de plantes que vous utilisez pour préparer votre tisane ; autant vous ne savez rien du contenu des gélules ou des ampoules que vous avalez.

Comparons les principales formes disponibles sur le marché.

Lorsque vous faites à l’ancienne, votre infusion ou votre décoction, en fonction de la partie de la plante utilisée, la concentration moyenne recommandée est en  général de 10 à 20 grammes par litre de plantes pour une dose quotidienne de 250 à 500 ml. Vous absorbez donc une quantité de principes actifs contenus dans 2,5 à 10 gr de plantes. La composition de l’extrait aqueux réalisé et ses propriétés correspondent aux propriétés curatives reconnues par la tradition. De plus l’apport hydrique est intéressant sur le plan fonctionnel (à la réserve près, je vous l’accorde, de la tisane pour dormir prise trop tard qui vous oblige à vous relever pour éliminer le susdit apport hydrique)

Plus moderne, la forme gélule de plantes broyées, pour pratique qu’elle soit, ne contient qu’environ 300 mg de végétal. Ce qui oblige à en avaler de 8 à 30 par jour pour avoir un effet équivalent !!
Il existe des gélules d’extrait sec de plantes qui sont de 6 à 10 fois plus concentrés. Ce qui les rend beaucoup plus intéressantes sur le plan quantitatif. Avec deux inconvénients. Pas d’apport hydrique spontané et une composition en principes actifs différente de celle connue par l’usage traditionnel. Vous absorbez tous les constituants de la plante et pas seulement ceux solubles dans l’eau. Or certaines plantes, comme la valériane ou la sauge, contiennent des composants toxiques pour l’organisme. Il faut s’assurer que les extraits n’aient pas été réalisés  par des solutions de titre alcoolique fort. 

Il y a quelques années, un exemple dramatique s’est produit avec une plante considérée comme une des moins suspectes qu’il soit : le thé vert. Considérant l’effet puissamment draineur de celui-ci grâce aux épicatéchines qu’il contient, un fabricant s’est dit que plus il arrivait à mettre de principes actifs dans ses gélules, plus elles seraient actives et plus il en vendrait. Or plus le degré d’alcool de la solution utilisée pour faire l’extrait est élevé, plus la quantité de catéchines qui s’y retrouvent est importante. Réalisation parfaite, une teneur en principes actifs remarquable. Tellement remarquable que la mort par hépatite fulminante de plusieurs consommateurs provoqua l’interdiction de la spécialité !!!

La forme gélule est à mon avis à réserver aux plantes de gout désagréable, en ayant soin de se fournir auprès d’un laboratoire reconnu, si possible pharmaceutique. Ce qui vous assurera de la présence de contrôles effectifs et sérieux.

Enfin il existe diverses formes d’extraits liquides qui ont pour limite la dilution des composants actifs.

Pour finir, quelques recommandations pour la formule de vos tisanes :

  • Maximum 10 plantes
  • 5 plantes « actives »
  • 3 pour la « saveur »
  • 2 pour l’ « aspect »
Et maintenant, faites chauffer l’eau !!!

philippe@anne-et-vous.com

Le pessimisme, mauvais pour la santé Par
Philippe C.
le 19/12/2009 11:18
MESDAMES, LAISSEZ TOMBER LE PESSIMISME. C’EST MAUVAIS POUR LA SANTE !        
Soyez joyeuses et optimistes !
C’est la « Women’s Health Initiative » qui vous le conseille.
En dehors du fait que nous vous préférons ainsi, histoire d’absorber notre mauvaise humeur
(je plaisante, bien sur !), c’est bon pour votre cœur.
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Cette étude qui a suivi plus de 97000 femmes américaines sur une période de plus de 8 ans, est formelle : les 25 pour cent de femmes qui ont obtenu les résultats les plus élevés au test d’optimisme bénéficient d’une réduction de 17% du risque de souffrir d’une maladie cardiaque et d’une diminution de 14% du risque de décès.

Dans cette période où tout le monde coure après les réductions, avouez que ce serait bête de ne pas en profiter !

De plus, les femmes les plus « cyniquement hostiles » (le terme me fait froid dans le dos rien qu’à les imaginer) ont fait 12% d’accident coronaires de plus et ont eu une augmentation de 17% du risque de mortalité.

Diverses explications ont été émises pour expliquer ces résultats :

  • L’argent : l’optimisme serait associé à un revenu et un niveau d’éducation plus élevés. Curieusement, le statut socioéconomique d’une femme quand elle était jeune est plus fortement associé à ce résultat que son statut socioéconomique actuel.
  • Le mode de vie : les optimistes ont des profils de risque plus stables, des taux d’hypertension artérielle et de diabète plus bas. Elles fument moins et ont tendance à faire plus d’exercice.
  • Le suivi médical : les personnes les plus optimistes sont plus portées à suivre le régime que leur prescrit leur médecin.
Mais, tout simplement, « la vision de la vie pourrait avoir un impact sur la manière dont une femme réagit au stress. Le pessimisme et l’hostilité cynique pourraient entraîner une augmentation de la pression artérielle, une élévation du rythme cardiaque et le développement d’autres facteurs de risques physiques » estime Hilary Tindle, professeur adjointe de médecine de l’Université de Pittsburgh.

Pour vous, Mesdames dont l’optimisme n’est pas le trait de caractère le plus marquant, ne désespérez pas ! Tindle l’assure : «Même l’individu le plus cynique et le plus hostile peut changer, s’il est soumis au bon stimulus. Je le constate tous les jours.»

La psychologue chercheuse à l’institut de cardiologie de Montréal, Bianca d’Antono propose des pistes de solutions : « les techniques de méditations et de relaxation aident à filtrer les émotions négatives. Et la pratique sportive, en plus d’être profitables pour la santé physique, permet de se sentir mieux dans sa tête. Pour les patients qui en ont besoin, une thérapie cognitivo-comportementale peut également aider à voir la vie du bon côté. »

Le dernier mot pour nous, les hommes. Ne pavoisons pas ! Tindle affirme, en faisant référence à plusieurs études antérieures qu’il est très vraisemblable que les résultats s’appliquent autant aux hommes qu’aux femmes !

philippe@anne-et-vous.com

Lettre à mes frères, les lève-tard Par
Philippe C.
le 22/11/2009 18:48
Nous avons enfin gagné ! La science reconnaît ce que nous avons toujours su : les « lève–tard » sont plus performants que les « lève-tôt » !
Le matin, trop tôt à notre goût, nul ne pourra plus nous dire pour nous faire sortir du lit :
« Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt ».
Nous avons enfin de quoi répondre. Et c’est dans la prestigieuse revue Science que se trouve l’argument imparable.
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Christina Schmidt et ses collègues, de l’Université de Liège en Belgique ont sélectionné seize lève-tôt et quinze lève-tard, jeunes et en bonne santé.
Les deux groupes étaient décalés, en moyenne, de 4 heures. Les chercheurs les ont soumis à des tests mesurant leur degré d’attention, après une heure trente et dix heures trente d’éveil. Leur activité cérébrale étant enregistrée par résonnance magnétique fonctionnelle.

Non seulement, les sujets « du soir » sont plus performants en fin de journée ou ils sont moins fatigués et ont améliorés leurs capacités d’attention par rapport à ceux « du matin » mais même après une heure et demie d’éveil, il n’y a pas de différence entre les deux groupes.

Un grand merci à nos noyaux supra chiasmatiques !

Si, comme moi, avant de lire cet article, vous ne connaissiez pas l’existence des susdit noyaux, laissez-moi vous donner quelques renseignements.

La plupart de nos comportements et des grandes fonctions de notre organisme ne sont pas constants mais fluctuent selon un horaire de 24 heures. On n’a qu’à penser au cycle de veille et de sommeil, à celui de la température corporelle, de l'appétit ou encore au moment où sont sécrétées nos différentes hormones. On connaît l’emplacement de l’horloge centrale qui régule l’ensemble de ces cycles circadiens. Il s’agit de deux minuscules structures cérébrales pas plus grosses que la pointe d’un crayon. Elles comprennent quelques dizaines de milliers de neurones chacune et sont situées à la base de l’hypothalamus. On les appelle noyaux supra chiasmatiques parce qu’ils sont également situés juste au-dessus du chiasma optique, l’endroit où les deux nerfs optiques se croisent.

Cette position stratégique permet aux noyaux supra chiasmatiques de recevoir des prolongements du nerf optique qui lui indique le niveau d’intensité lumineuse ambiante. Leurs neurones peuvent ainsi se resynchroniser quotidiennement avec la lumière du jour. Car comme n’importe quelle horloge, notre horloge biologique n’est pas parfaite et doit ainsi être ajustée quotidiennement. Ils sont aidés par le Locus Ceruleus qui, par ses liens avec diverses structures cérébrales, est un acteur indispensable de la boucle « veille-sommeil ».

Chez nous, les lève-tard, une augmentation d’activité de ces deux régions provoquent une augmentation de la vigilance. A l’inverse, chez les « lève-tôt », elles sont inhibées ce qui se traduit par une accumulation plus rapide de la pression de sommeil.

Dans leurs conclusions, les chercheurs précisent que les meilleures performances en fin de journée sont indiscutables quand nous sommes dans notre rythme naturel, mais sont souvent contrebalancées par les contraintes sociales.
Aussi, mes frères « lève-tard », si les contraintes sociales vous forcent à vous lever trop tôt, faites comme moi : LA SIESTE !

philippe@anne-et-vous.com

Le bain d’ondes Par
Philippe C.
le 17/10/2009 18:46
Imaginez-vous, la journée de travail finie. Vous êtes tranquillement installé. Tout en écoutant de la musique sur votre radio FM, vous décidez d’aller mettre votre profil à jour sur Facebook. Ordinateur portable allumé, grâce à votre modem wifi, rien ne vous empêche de vous installer non loin de votre micro ondes, histoire de se faire réchauffer une petite pizza.
Tapotant tranquillement votre clavier, le téléphone sonne. Vous prenez l’appel …. Et ….
Vous venez de gagnez le jackpot de l’exposition aux ondes électromagnétiques !!!!
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J’exagère un peu : vous pourriez aussi habiter près d’une station radar, histoire d’améliorer votre score.
Inutile de laisser tomber votre téléphone 3G pour un fixe. Les nouveaux téléphones sans fil sont tout autant émetteurs d’ondes électromagnétiques.

Ces mesures résultent d’une expérience menée par des chercheurs du CHU de Besançon sur des volontaires qui portaient un champmetre, appareil capable de mesurer en continu, les rayonnements reçus par quiconque le porte à la ceinture. Elle concernait des habitants du milieu rural aussi bien qu’urbain. On y constate que personne ne peut y échapper même en prenant le maximum de précautions.

L’AFFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire et du Travail) vient de publier un rapport d’expertise relative aux radiofréquences reprenant entre autres cette expérience. Après réexamen des études publiées concernant les effets biologiques et épidémiologiques, la conclusion est : rien n’est prouvé donc il faut entreprendre de nouvelles études.

C’est ce que l’on appelle « le principe de précautions » !!

De la même façon, concernant les recommandations en matière d’expositions, le comité recommande quelques astuces pour les diminuer :

  • Généraliser la mise à disposition des indicateurs d’exposition pour tous les équipements utilisant les radiofréquences (téléphones portables, veille-bébé, etc.…)
  • Favoriser les systèmes qui minimisent la puissance émise des téléphones sans fil DECT.
  • Généraliser la présence d’interrupteur de l’émission WIFI sur le modem et permettre les accès filaires multiples.
  • Le niveau d’exposition diminuant fortement avec la distance à l’émetteur, sur des équipements tels que la base d’un téléphone DECT, des périphériques Bluetooth ou des veille-bébé, une distance de quelques dizaines de centimètres entre l’appareil et l’utilisateur permet de diminuer considérablement l’exposition.
  • L’efficacité des dispositifs « anti-ondes » devrait être évaluée et portée à la connaissance du public.
Le CES recommande aussi, entre autre, le financement des travaux de recherche par une structure garantissant l’indépendance et la transparence des études menées. Quand aux antennes relais, il note que le danger de diminuer leur puissance est de devoir en multiplier le nombre pour assouvir les besoins des abonnés.

Ces ondes, dans lesquelles nous baignons,  me rappellent les romans de science fiction où les héros les utilisent pour se laver. Pourvu que nous ne nous apercevions pas, un peu tard, que toutes ces ondes, faute de nettoyer le corps, ne le fassent rissoler à petit feu !

Grippe bizness Par
Philippe C.
le 10/09/2009 21:21
La grande peur de nos dirigeants, vis à vis de la grippe, c’est la paralysie de toute l’économie !
Un coup à faire passer l’effondrement du système bancaire qui fête son anniversaire ces jours-ci pour une « aimable plaisanterie ».
Pensez donc ! Un tiers des français malades et contrairement à nos grippes saisonnières, ce seront les actifs qui seront touchés.
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En attendant cette chronique d’une pandémie annoncée, la grippe H1N1 provoque, pour l’instant, une stimulation non négligeable de la dite économie.

Je passe sur le chiffre d’affaire des laboratoires fabricants de vaccins ou de traitements oraux du virus qui gonfle de façon inespérée. Pensez, aussi, aux fabricants de masques qui ne savent plus où donner de la tête pour en produire suffisamment ; à ceux d’armoires frigorifiques pour stocker les vaccins dans les centres de vaccination ; et encore plus fort aux fabricants de papier pour imprimante !! Toutes ces circulaires que reçoivent les professions de santé et qu’ils doivent distribuer aux patients. Toutes ces affichettes que les Ressources Humaines doivent apposer dans leurs entreprises, il va bien falloir les imprimer. La déforestation  a encore de beaux jours devant elle !!

J’oubliais les fabricants de gel hydro-alcooliques qui se vendent mieux que des petits pains ; les français redécouvrent le lavage des mains. Même La Poste, qui bientôt soumise aux affres de l’ouverture du marché, va voir se développer ses services du courrier recommandé : un proviseur de lycée, signalait dernièrement une directive l’enjoignant, en cas de grippes dans son établissement, d’avertir tous ses élèves par lettre recommandée avec AR que dorénavant , ils ne devront plus ni s’embrasser ni même se serrer la main pour se dire bonjour ! Plus fort encore, une société de formation en entreprise vient de lancer des sessions qui expliquent, moyennant rétribution comment reconnaître un grippé !!

Vous savez dorénavant quelles actions acheter pour regonfler un portefeuille d’actions en berne à cause des subprimes. Et ça va servir : quand on pense que la dépense pour une ville de moyenne importance, pour mettre en place les moyens de prévention avoisine les 100.000 euros ; on frémit en pensant aux impôts.

Allez, à vos masques !!

Le nac de l'été Par
Philippe C.
le 25/07/2009 10:37
Alors que la mode est aux NAC, les Nouveaux Animaux de Compagnie, ces reptiles, rongeurs ou primates exotiques, un nouveau venu semble faire fureur cet été.
Ce nouvel Animal de Compagnie a une particularité : c’est lui qui vous choisit et non l’inverse !! Vivant dans de nombreuses contrées, il s’adapte facilement à la ville ou à la campagne. De durée de vie courte, il ne vous accompagnera que la durée de l’été.
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Il n’est pas sur que vous soyez pleinement heureux d’être choisi par lui. Enfin je devrais plutôt dire par elle !! Elle se signale par son bruit lancinant, son vol insistant, et son piqué dévastateur. Vous avez bien sur reconnu la vedette de l’été : le moustique !! D’ordinaire, l’adulte se nourrit de nectar de fleurs et participe à la pollinisation, mais la femelle gestante se transforme en Dracula pour assurer force et vigueur à ses rejetons !

Votre adoption se fait-elle en fonction du coté appétissant de votre chair ou des qualités nutritionnelles de votre sang ? Nul ne le sait. Mais le résultat est très désagréable.

Comment se débarrasser de ce NAC ?
La solution la plus radicale est de vivre avec quelqu’un de plus appétissant que vous, moustiquement parlant ! Là , vous êtes tranquille, c’est elle qui se fait piquer ! Je reconnais que cela n’est pas dénué de certaines difficultés. Il n’est pas toujours facile de demander à une telle personne de partager vos soirées et vos nuits. Et puis, vous pouvez toujours tomber sur un moustique qui n’a pas le même gout que les autres. Enfin, la dite personne, peut aussi en avoir marre d’être la cible et vous demander d’agir.

D’où la 2eme solution : l’extermination. Il existe plusieurs sortes de moyens.

La « non violence » qui consiste à éviter la piqure en se couvrant toutes les zones du corps. On cherche à décourager l’assaillante en la faisant partir à la recherche d’une proie plus facile. Solution prisée par les bouddhistes pratiquants. L’inconvénient majeur est la sensation d’étouffement sous le drap. Surtout que cette lutte se déroule durant l’été, saison sensée être chaude.

La technique dite « écrasement ». Elle nécessite une bonne vision et une bonne coordination motrice pour que le projectile, chausson ou autre atteigne sa cible. Outre la nécessité de lumière, pas toujours facile à avoir dans une chambre en pleine nuit, il existe toujours le risque de dégâts collatéraux : lampe, miroir, conjoint.

Enfin, « la guerre chimique ». Je ne saurais trop vous recommander de n’utiliser que des produits naturels sous peine de succomber avant même les moustiques. L’essence de citronnelle en diffuseur, mais faites attention aux courants d’air.

Une petite recette de répulsif : 3 gouttes d’ H. E de citronnelle et de géranium dans 5ml d’huile de jojoba en application sur les parties découvertes. Pour les enfants de 3 à 6 ans, utiliser l’H.E de citronnelle seule. Ne pas s’exposer au soleil.

Si aucune de ces solutions ne marche…. Il ne vous reste plus qu’a prendre patience et attendre l’hiver.

Soleil : écrevisse ou pain d’épice Par
Philippe C.
le 19/06/2009 19:14
Ah, le soleil, cette douce chaleur qui vous enveloppe, cette sensation de bien être, ce joli teint halé qui vous sied si bien, mesdames !
Ah, le soleil, les nuits chaudes, … les nuits chaudes ? Quel rapport avec le soleil ? Aie.. Vous avez voulu aller trop vite question teint halé ! Résultat : le coup de soleil. Forcément ça cuit… ça fait toujours ça les brulures.
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Alors là, question teint halé, la brulure ne va pas accélérer les choses. Vous allez passer du rouge au blanc, peler, et il faudra tout recommencer.

Le soleil, c’est comme toutes les bonnes choses, pour en profiter un maximum : respectez les préliminaires, allez y doucement !

Votre peau est constituée de 3 couches. L’épiderme en est la partie visible. Il comprend 4 types de cellules dont les « mélanocytes » qui donnent à la peau et aux cheveux leur couleur grâce à la mélanine qu’ils synthétisent. Ils sont, en outre, responsables de la photo protection, autrement dit, du bronzage.
Les mélanines filtrent le rayonnement UV et neutralisent les radicaux libres facteurs du vieillissement cellulaire.

L’aptitude à bronzer, dépend, mesdames, de votre mélanine. Les foncées (peau mate) sont plus protectrices que les claires (peau laiteuse). Les enfants ont une mélanine pas encore protectrice. Après 40 ans, les mélanocytes diminuent en nombre et en activité. Pour ces deux populations, la sensibilité de l’épiderme augmente.

Entre les Infra rouges, qui chauffent, les UVA qui pigmentent immédiatement sans bruler et les UVB qui entrainent  pigmentation retardée et coups de soleil, votre peau doit être aidée pour résister. Protégez là !

Chacune, d’entre vous est née avec un « capital solaire » : la dose de rayons que votre épiderme est capable d’encaisser au cours de votre vie. Plus vous vous exposez jeune, moins il vous en restera pour la suite de votre vie. Et, si vous dépassez la dose, à vous les cancers cutanés et la vieille peau ridée !

Pour restez appétissante et à croquer, une seule solution : la modération.

Une bonne protection vous y aidera. Choisissez là adaptée à votre type de peau et renouvelez-en l’application en cas d’exposition prolongée.

A vous, ce joli teint halé qui sait si bien provoquer nos regards.

Oupps.. J’allais oublier ! Méfiez vous de ces médicaments qui peuvent provoquer des photosensibilisations. On trouve parmi eux des antibiotiques, mais aussi les contraceptifs, et les parfums. Demandez conseil à votre pharmacien préféré !!

La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté Par
Philippe C.
le 25/05/2009 00:03
Lecteur, vous qui franchissez cette couverture de livre, 5000 ans vous contemplent !!!
Quand, j’ai ouvert il y a une bonne cinquantaine d’années, mon premier livre, j’ignorai totalement tout ce passé qui me tombait dessus. A vrai dire, je l’aurai su, cela ne m’aurait pas plus importé que la couche que je portais encore. Et encore,  la couche, j’en sentais l’utilité !
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Depuis les premiers hiéroglyphes, notre cerveau n’a pas eu le temps de se modifier pour lire. « Notre cerveau fait du neuf avec du vieux » soupçonne M. Dehaene. La lecture est un exemple frappant de la faculté du cerveau humain de développer de nouvelles habiletés.

De ces hiéroglyphes aux premiers alphabets phonétiques, 2000 ans de progrès ont été nécessaires pour créer un alphabet qui nous permet de lire. Et un enfant n’a que 2000 jours pour atteindre le même résultat. Autant nous sommes programmés pour parler, reconnaître des visages ou ressentir des émotions, rien n’est prévu pour lire. Notre cerveau est donc obligé de recycler les neurones utilisés pour reconnaître les objets. L’apprentissage de la lecture nécessite de modifier notre système visuel pour acquérir cette spécialisation nouvelle

Jusqu’aux environs du X ème siècle, les mots étaient écrits les uns à la suite des autres sans blanc ni ponctuation. La lecture se faisait à voix haute. Elle est restée une activité collective jusqu’au milieu du XVIII ème siècle. La vitesse de parole permet de lire environ 9000 mots à l’heure. La lecture silencieuse est environ 3 fois plus rapide.

Pour traiter l’écriture et déchiffrer ses messages pour leur donner un sens, notre cerveau traduit les caractères écrits en sons correspondants  dans le langage oral. En fait rétine et cerveau travaillent de concert pour permettre la lecture. C’est une succession de photographies de groupes de lettres que réalise l’œil. La vitesse de lecture est seulement fonction du nombre de lettres que chaque individu peut fixer à la fois.  De 5 à 10 lettres pour un lecteur lent  jusqu’à une vingtaine pour un bon lecteur.

Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dans les mtos n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est quela pmeirère et la drenèire soit à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte
dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème.
C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot.

Quelqu’en soit le mécanisme, lire un livre, c’est toujours découvrir un monde. Que cet univers nous corresponde ou nous repousse, nous, lecteur, avons  toujours le dernier mot. Il nous suffit de refermer ces pages pour y échapper.
Mais quand le bonheur de s’y glisser vous étreint, vous ne voulez plus en sortir, les mots roulent dans votre bouche comme un grand cru  et vous enivrent. La dernière page tournée, vous vous retrouvez orphelin de ce plaisir. Vous n’avez qu’une hâte : replonger.

Ma prescription pour le mois qui vient  :

Lire au moins deux livres
A renouveler chaque mois, toute la vie
Le plaisir des sens : essence du plaisir Par
Philippe C.
le 26/04/2009 15:23
Du parfum qui sait nous transporter au plus lointain de nos souvenirs à la musique qui joue de nos sentiments au gré du compositeur, nos sens nous mènent à la baguette. Ils court-circuitent notre néocortex, cette partie du cerveau qui permet le raisonnement logique et le langage pour laisser parler notre cerveau limbique qui, dévolu aux comportements instinctifs, permet les émotions.
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Cette interprétation repose sur la théorie du cerveau tri unique développé par Mac Lean en 1970. Cet outil théorique repose sur une évolution du cerveau humain en plusieurs phases.

Si vous étiez né, il y a 400 millions d’années sous la forme d’un poisson faisant avec stupéfaction et curiosité ses premiers pas sur terre, vous n’auriez eu droit qu’à un cerveau primitif ou reptilien. Capable  de commander des instincts de base comme celui de la conservation, il aurait assuré votre sauvegarde.

Né plus tard, votre descendant,  aurait été doté d’un « 2ème cerveau » : le cerveau limbique. Siège des émotions, il reçoit en permanence des informations des différentes parties du corps et y répond en contrôlant l’équilibre physiologique. C'est aussi le centre du plaisir, de la faim, de la soif, de l'agressivité et de la colère.

Enfin, depuis environ 3 millions d’années, nous sommes pourvus  d’un  « 3eme cerveau » : le néocortex. Calotte pensante, c’est une masse de matière grise d’aspect plissé. Il est le siège de l’abstraction et de la pensée. Divisé en 2 hémisphères, chacune serait plus spécialement compétente dans son domaine. Le gauche s’occuperait de la logique, du calcul et du langage tandis que le droit s’occuperait de la perception de l’espace, des rythmes musicaux.

« Quel rapport avec l’art ? » me direz-vous.
Activité intellectuelle, spécifique à l’humanité, l’art est associé au néocortex.  Or,  c'est principalement à ce cerveau "primitif" que nous faisons appel lorsque nous faisons de l'art.  Ce qui n'implique pas que les animaux qui ne disposent que d'un cerveau limbique sont spécialement doués pour l'art, mais que nous utilisons, pour un usage artistique, le cerveau limbique dont nous disposons, et nous l’utilisons parce que ses propriétés de fonctionnement conviennent mieux à cet usage que le néocortex.

Le cerveau émotionnel est  presque plus intime avec le corps qu'il ne l'est avec le cerveau cognitif. C’est pour cette raison qu’il est plus facile d’accéder aux émotions par le corps que par la parole. Les voies d'accès corporelles au cerveau émotionnel sont plus directes et souvent plus puissantes que la pensée et le langage. L’art ne s’appuie pas sur des concepts mais sur des effets plastiques, sonores, visuels ou olfactifs. Ce ne sont pas des notions intellectuelles mais des effets ressentis par le corps.

Quoi de mieux que de se concentrer sur le sens sollicité  en occultant les autres, pour mieux éprouver au plus profond de son être le plaisir de la sensation artistique. Peut être est-ce la meilleure façon d’acquérir cet état de bien-être dont parle D. Servan-Schreiber : l’harmonie parfaite entre le cerveau émotionnel, qui donne l’énergie et la direction et le cerveau cognitif qui organise l’exécution. Bien être auquel nous aspirons continuellement.

Reproduire en musique, les sensations olfactives provoquées par un parfum, c’est traduire en notes les vibrations corporelles ressenties par notre cerveau émotionnel. Double plaisir pour une même sensation.

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