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La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté Par Philippe C.
le 25/05/2009 00:03
Depuis les premiers hiéroglyphes, notre cerveau n’a pas eu le temps de se modifier pour lire. « Notre cerveau fait du neuf avec du vieux » soupçonne M. Dehaene. La lecture est un exemple frappant de la faculté du cerveau humain de développer de nouvelles habiletés.
De ces hiéroglyphes aux premiers alphabets phonétiques, 2000 ans de progrès ont été nécessaires pour créer un alphabet qui nous permet de lire. Et un enfant n’a que 2000 jours pour atteindre le même résultat. Autant nous sommes programmés pour parler, reconnaître des visages ou ressentir des émotions, rien n’est prévu pour lire. Notre cerveau est donc obligé de recycler les neurones utilisés pour reconnaître les objets. L’apprentissage de la lecture nécessite de modifier notre système visuel pour acquérir cette spécialisation nouvelle
Jusqu’aux environs du X ème siècle, les mots étaient écrits les uns à la suite des autres sans blanc ni ponctuation. La lecture se faisait à voix haute. Elle est restée une activité collective jusqu’au milieu du XVIII ème siècle. La vitesse de parole permet de lire environ 9000 mots à l’heure. La lecture silencieuse est environ 3 fois plus rapide.
Pour traiter l’écriture et déchiffrer ses messages pour leur donner un sens, notre cerveau traduit les caractères écrits en sons correspondants dans le langage oral. En fait rétine et cerveau travaillent de concert pour permettre la lecture. C’est une succession de photographies de groupes de lettres que réalise l’œil. La vitesse de lecture est seulement fonction du nombre de lettres que chaque individu peut fixer à la fois. De 5 à 10 lettres pour un lecteur lent jusqu’à une vingtaine pour un bon lecteur.
Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dans les mtos n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est quela pmeirère et la drenèire soit à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte
dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème.
C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot. Quelqu’en soit le mécanisme, lire un livre, c’est toujours découvrir un monde. Que cet univers nous corresponde ou nous repousse, nous, lecteur, avons toujours le dernier mot. Il nous suffit de refermer ces pages pour y échapper.
Mais quand le bonheur de s’y glisser vous étreint, vous ne voulez plus en sortir, les mots roulent dans votre bouche comme un grand cru et vous enivrent. La dernière page tournée, vous vous retrouvez orphelin de ce plaisir. Vous n’avez qu’une hâte : replonger. Ma prescription pour le mois qui vient :
| Lecteur, vous qui franchissez cette couverture de livre, 5000 ans vous contemplent !!! Quand, j’ai ouvert il y a une bonne cinquantaine d’années, mon premier livre, j’ignorai totalement tout ce passé qui me tombait dessus. A vrai dire, je l’aurai su, cela ne m’aurait pas plus importé que la couche que je portais encore. Et encore, la couche, j’en sentais l’utilité ! | ![]() |
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dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème.
C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot. Quelqu’en soit le mécanisme, lire un livre, c’est toujours découvrir un monde. Que cet univers nous corresponde ou nous repousse, nous, lecteur, avons toujours le dernier mot. Il nous suffit de refermer ces pages pour y échapper.
Mais quand le bonheur de s’y glisser vous étreint, vous ne voulez plus en sortir, les mots roulent dans votre bouche comme un grand cru et vous enivrent. La dernière page tournée, vous vous retrouvez orphelin de ce plaisir. Vous n’avez qu’une hâte : replonger. Ma prescription pour le mois qui vient :
Lire au moins deux livres
A renouveler chaque mois, toute la vie
