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Le plaisir des sens : essence du plaisir Par Philippe C.
le 26/04/2009 15:23
Cette interprétation repose sur la théorie du cerveau tri unique développé par Mac Lean en 1970. Cet outil théorique repose sur une évolution du cerveau humain en plusieurs phases.
Si vous étiez né, il y a 400 millions d’années sous la forme d’un poisson faisant avec stupéfaction et curiosité ses premiers pas sur terre, vous n’auriez eu droit qu’à un cerveau primitif ou reptilien. Capable de commander des instincts de base comme celui de la conservation, il aurait assuré votre sauvegarde.
Né plus tard, votre descendant, aurait été doté d’un « 2ème cerveau » : le cerveau limbique. Siège des émotions, il reçoit en permanence des informations des différentes parties du corps et y répond en contrôlant l’équilibre physiologique. C'est aussi le centre du plaisir, de la faim, de la soif, de l'agressivité et de la colère.
Enfin, depuis environ 3 millions d’années, nous sommes pourvus d’un « 3eme cerveau » : le néocortex. Calotte pensante, c’est une masse de matière grise d’aspect plissé. Il est le siège de l’abstraction et de la pensée. Divisé en 2 hémisphères, chacune serait plus spécialement compétente dans son domaine. Le gauche s’occuperait de la logique, du calcul et du langage tandis que le droit s’occuperait de la perception de l’espace, des rythmes musicaux.
« Quel rapport avec l’art ? » me direz-vous.
Activité intellectuelle, spécifique à l’humanité, l’art est associé au néocortex. Or, c'est principalement à ce cerveau "primitif" que nous faisons appel lorsque nous faisons de l'art. Ce qui n'implique pas que les animaux qui ne disposent que d'un cerveau limbique sont spécialement doués pour l'art, mais que nous utilisons, pour un usage artistique, le cerveau limbique dont nous disposons, et nous l’utilisons parce que ses propriétés de fonctionnement conviennent mieux à cet usage que le néocortex. Le cerveau émotionnel est presque plus intime avec le corps qu'il ne l'est avec le cerveau cognitif. C’est pour cette raison qu’il est plus facile d’accéder aux émotions par le corps que par la parole. Les voies d'accès corporelles au cerveau émotionnel sont plus directes et souvent plus puissantes que la pensée et le langage. L’art ne s’appuie pas sur des concepts mais sur des effets plastiques, sonores, visuels ou olfactifs. Ce ne sont pas des notions intellectuelles mais des effets ressentis par le corps. Quoi de mieux que de se concentrer sur le sens sollicité en occultant les autres, pour mieux éprouver au plus profond de son être le plaisir de la sensation artistique. Peut être est-ce la meilleure façon d’acquérir cet état de bien-être dont parle D. Servan-Schreiber : l’harmonie parfaite entre le cerveau émotionnel, qui donne l’énergie et la direction et le cerveau cognitif qui organise l’exécution. Bien être auquel nous aspirons continuellement. Reproduire en musique, les sensations olfactives provoquées par un parfum, c’est traduire en notes les vibrations corporelles ressenties par notre cerveau émotionnel. Double plaisir pour une même sensation.
| Du parfum qui sait nous transporter au plus lointain de nos souvenirs à la musique qui joue de nos sentiments au gré du compositeur, nos sens nous mènent à la baguette. Ils court-circuitent notre néocortex, cette partie du cerveau qui permet le raisonnement logique et le langage pour laisser parler notre cerveau limbique qui, dévolu aux comportements instinctifs, permet les émotions. | ![]() |
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Activité intellectuelle, spécifique à l’humanité, l’art est associé au néocortex. Or, c'est principalement à ce cerveau "primitif" que nous faisons appel lorsque nous faisons de l'art. Ce qui n'implique pas que les animaux qui ne disposent que d'un cerveau limbique sont spécialement doués pour l'art, mais que nous utilisons, pour un usage artistique, le cerveau limbique dont nous disposons, et nous l’utilisons parce que ses propriétés de fonctionnement conviennent mieux à cet usage que le néocortex. Le cerveau émotionnel est presque plus intime avec le corps qu'il ne l'est avec le cerveau cognitif. C’est pour cette raison qu’il est plus facile d’accéder aux émotions par le corps que par la parole. Les voies d'accès corporelles au cerveau émotionnel sont plus directes et souvent plus puissantes que la pensée et le langage. L’art ne s’appuie pas sur des concepts mais sur des effets plastiques, sonores, visuels ou olfactifs. Ce ne sont pas des notions intellectuelles mais des effets ressentis par le corps. Quoi de mieux que de se concentrer sur le sens sollicité en occultant les autres, pour mieux éprouver au plus profond de son être le plaisir de la sensation artistique. Peut être est-ce la meilleure façon d’acquérir cet état de bien-être dont parle D. Servan-Schreiber : l’harmonie parfaite entre le cerveau émotionnel, qui donne l’énergie et la direction et le cerveau cognitif qui organise l’exécution. Bien être auquel nous aspirons continuellement. Reproduire en musique, les sensations olfactives provoquées par un parfum, c’est traduire en notes les vibrations corporelles ressenties par notre cerveau émotionnel. Double plaisir pour une même sensation.
