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Olfaction et œnologie par Eric Par Anne T.
le 24/01/2009 13:33
« La vue est le sens le plus superficiel
L’ouïe constitue le sens le plus orgueilleux
Le goût est le plus inconstant
Le toucher le plus profond
Le nez le plus voluptueux de tous les sens. »…. DIDEROT.
Le vin est une excellente école de l’olfaction, un formidable terrain de jeu pour tous les adeptes de sensations odorantes, « une substance » riche en arômes naturels.
Reconnaître un vin, c’est à la fois percer les secrets de son bouquet, de ses arômes en sachant les reconnaître plus que de les nommer. Évoquer des nuances de fruits, des notes de fleurs ou un bouquet parfumé relève à la fois d’un souci de poétisation mais également la traduction d’impressions en un langage imagé qui facilite la compréhension. En suivant les cours d’œnologie au Musée du vin à Paris pendant de nombreuses années, j’ai véritablement développé cette sensibilité et fait travailler ma mémoire olfactive. Et puis ce sont de nombreux voyages à Madagascar, avec cette fascination pour les plantes à parfums, qui ont affiné mon approche sur les odeurs et les fragrances. En créant un atelier «Eveil des sens», je propose des dégustations de vin en faisant travailler les participants, en grande partie, sur leur propre répertoire olfactif lié à un vécu personnel. Le lien avec le monde des fragrances prenait ainsi tout son sens et résonnait en moi avec force.
En suivant une formation sur les matières premières et le parfum à l’ISIPCA-Versailles (École de la parfumerie), j’ai pu renforcer mes connaissances sur l’identification et la perception des odeurs.Mettre un mot sur les sensations qu’elles procurent, partir à la découverte des odeurs dans les milieux où l’on peut les rencontrer. Ex : la nature, la ville... Également développer le principe de mémorisation des odeurs en utilisant la technique d’apprentissage par association. Choisir un mot-clef qui permettra de fixer le nom de la substance puis de le faire revenir à sa mémoire lorsque l’on croisera à nouveau l’odeur. Ce mot-clef fera, ainsi, référence à une évocation précise. Ex : L’encens associé à l’univers des églises. Et enfin, reconnaître, implique tout d’abord de connaître (tout comme pour un vin, de l’avoir déjà goûté), de prendre le temps d’identifier et de poser un mot exact sur des odeurs que nous avons pu croiser lors de nos expériences sensorielles. Mais je serai tenté de dire, le plus important dans l’olfaction et peut-être encore plus pour les parfums, c’est de se faire plaisir. Appropriez vous les fragrances selon vos préférences, votre caractère, votre personnalité. «Lorsque l’on sent bon, on se sent beau et sûr de soi»
| Au sein du réseau Beauty Full Network regroupant les professionnels de la cosmétique et du parfum, j’ai le plaisir d’y côtoyer Eric Meilhoc, Membre de la Société française des Parfumeurs. Eric a bien voulu s’exprimer sur le lien étroit entre olfaction et œnologie. | ![]() |
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L’ouïe constitue le sens le plus orgueilleux
Le goût est le plus inconstant
Le toucher le plus profond
Le nez le plus voluptueux de tous les sens. »…. DIDEROT.
Le vin est une excellente école de l’olfaction, un formidable terrain de jeu pour tous les adeptes de sensations odorantes, « une substance » riche en arômes naturels.
Reconnaître un vin, c’est à la fois percer les secrets de son bouquet, de ses arômes en sachant les reconnaître plus que de les nommer. Évoquer des nuances de fruits, des notes de fleurs ou un bouquet parfumé relève à la fois d’un souci de poétisation mais également la traduction d’impressions en un langage imagé qui facilite la compréhension. En suivant les cours d’œnologie au Musée du vin à Paris pendant de nombreuses années, j’ai véritablement développé cette sensibilité et fait travailler ma mémoire olfactive. Et puis ce sont de nombreux voyages à Madagascar, avec cette fascination pour les plantes à parfums, qui ont affiné mon approche sur les odeurs et les fragrances. En créant un atelier «Eveil des sens», je propose des dégustations de vin en faisant travailler les participants, en grande partie, sur leur propre répertoire olfactif lié à un vécu personnel. Le lien avec le monde des fragrances prenait ainsi tout son sens et résonnait en moi avec force.
En suivant une formation sur les matières premières et le parfum à l’ISIPCA-Versailles (École de la parfumerie), j’ai pu renforcer mes connaissances sur l’identification et la perception des odeurs.Mettre un mot sur les sensations qu’elles procurent, partir à la découverte des odeurs dans les milieux où l’on peut les rencontrer. Ex : la nature, la ville... Également développer le principe de mémorisation des odeurs en utilisant la technique d’apprentissage par association. Choisir un mot-clef qui permettra de fixer le nom de la substance puis de le faire revenir à sa mémoire lorsque l’on croisera à nouveau l’odeur. Ce mot-clef fera, ainsi, référence à une évocation précise. Ex : L’encens associé à l’univers des églises. Et enfin, reconnaître, implique tout d’abord de connaître (tout comme pour un vin, de l’avoir déjà goûté), de prendre le temps d’identifier et de poser un mot exact sur des odeurs que nous avons pu croiser lors de nos expériences sensorielles. Mais je serai tenté de dire, le plus important dans l’olfaction et peut-être encore plus pour les parfums, c’est de se faire plaisir. Appropriez vous les fragrances selon vos préférences, votre caractère, votre personnalité. «Lorsque l’on sent bon, on se sent beau et sûr de soi»
