) Le blog de Anne
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Embarquement pour un dernier vol par
Benoit E.
le Nov 18, 2008 14:20
Ce mois-ci, nous parlons voyage ou peut être devrais-je écrire voyage(s). Encore un sujet Sur Mesure pour le Développement Durable ! Je suis assuré malgré mes efforts de plomber l’ambiance.

Je pourrais vous dire qu’il serait souhaitable de voyager, moins souvent, moins loin, plus longtemps.
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Je pourrais vous dire que les nouvelles technologies devraient remplacer les déplacements professionnels aussi nombreux qu’inutiles et que rien ne vaut un bon Géo pour plonger dans les eaux turquoises des caraïbes. Je pourrais même pousser le vice jusqu’à vous dire que le vrai voyage est intérieur et spirituel plutôt que de se brûler la peau en plein hiver ;-).

Oui mais voilà, pas de chance, je suis d’humeur à traiter la question suivante : Que faire des avions à leur mort? Je perçois déjà que vous regrettez votre dernier clic. Et pourtant cette question mérite enfin d’être posée ! Cette dernière ne s’était pas posée en raison de l’explosion « tardive » du transport aérien comparé au transport automobile et de la durée de vie importante des avions, de l’ordre de 30 à 40 ans à comparer à une durée de vie de l’ordre de 7 ans pour une automobile.

Pour ces deux raisons les propriétaires de ces avions se trouvaient jusqu'ici peu confrontés à leur élimination, à la différence des automobiles qui partent, chaque année, en masse à la casse. Il n'existe d'ailleurs aucune réglementation spécifique pour faire disparaître les avions, contrairement aux voitures, dont les fabricants sont désormais soumis à un régime sévère.

Actuellement, les appareils obsolètes sont le plus souvent abandonnés dans des déserts (comme celui de Mojave aux Etats-Unis) ou sur des aéroports. Parfois, ils sont découpés dans des conditions très critiquables en termes de sécurité et de protection de l'environnement, n'autorisant qu'un recyclage et une valorisation très partielle des composants. Certains ferrailleurs démontent un avion en deux ou trois jours à la pelle, et ne peuvent donc que revendre 30 à 40% de l'engin.

Or d'ici 20 ans, plus de 6.000 avions civils de plus de 100 places seront retirés de la circulation. Pour répondre à ce besoin, Airbus travaille sur un projet de recyclage de ses avions. Pour ce faire, ils sont découpés au jet d'eau, une technique utilisée dans l'industrie pétrochimique, qui permet d’éviter que les résidus d’hydrocarbures ne s’enflamment. L’utilisation du chalumeau est à proscrire…

Une première unité est opérationnelle en France mais le problème reste … le coût bien évidemment. Il est estimé entre 30.000 et 150.000 euros, coût qui n’est pas répercuté sur le prix du billet.
Les avionneurs seront-ils tentés de délocaliser cette activité dans des contrées où la main d’œuvre est moins chère ? Certains y pensent déjà très sérieusement. Ce serait d’autant plus facile que les avions  finissent leur carrière dans ces mêmes pays.

Comme dirait le chef de cabine : J’espère que vous avez passé un agréable voyage en ma compagnie….

Une catastrophe financière par
Benoit E.
le Nov 12, 2008 09:01
Impossible de lire, écouter ou regarder un média sans qu’il ne soit question de la crise financière et de ses conséquences sur notre quotidien. Pendant des mois personne ne savait réellement quel était l’ampleur du problème, les rares personnes qui devaient le savoir sont restées muettes… Et pour cause, dans une bulle, l’euphorie est telle que cela reviendrait à essayer de faire entendre raison à groupe de personnes ivres de … bonheur ? Plus certainement d’alcool.crisesd.jpg
Bref, tout allait bien dans le meilleur des mondes jusqu’au jour où le monde financier a du se rappeler qu’il était connecté de manière solide a un monde bien réel. Le rappel à l’ordre est brutal pour… tout le monde.
Lors d’un séminaire un banquier a tenté d’expliquer à son auditoire que le problème de la crise ne vient pas de la spéculation mais de la bulle qui s’est formée. Je ne vois toujours pas comment séparer des notions aussi liées. « Peut-être en régulant le monde financier ? », lui demandais-je ? L’idée n’a pas semblé le séduire. Je comprends, un gendarme qui vous surveille, c’est moins drôle.

Quand les premiers symptômes de la maladie sont apparus durant l’été 2007, j’ai tout de suite pensé que la maladie était très sérieuse. Ma réaction a certainement été dictée par l’expérience vécue avec la bulle Internet et son éclatement. Mon analyse concluait que la crise financière aurait tôt ou tard un impact sur l’économie réelle. En effet, je pensais que la richesse des Américains et donc leur capacité à consommer serait réduite avec l’effondrement de l’immobilier. Or nous connaissons les conséquences d’un tel ralentissement.

Je me suis toutefois trompé en sous-estimant l’imagination débordante des financiers du monde entier. J’implique volontairement tous les financiers en les mettant dans le même sac. En effet, tout le système a été perverti par des spéculations diverses et variées (produits dérivés, matières premières etc.). Nous pouvons simplement penser que les financiers américains ont fait preuve d’une plus grande créativité en mettant au point les subprimes.

Le parallèle entre la bulle Internet et la bulle financière s’arrête face à la réalité économique. En effet, l’économie Internet avait la prétention de créer, avec une certaine naïveté, une nouvelle économie basée sur de nouvelles règles mais il y avait une intention réelle de créer de la valeur, du progrès. L’économie financière veut, elle, simplement créer de l’argent pour l’argent, sur des produits de plus en plus sophistiqués ce qui revient à vouloir créer de la valeur sur… rien ?

Pouvons-nous considérer que nous avons atteint le paroxysme de la vanité ?

Il est aussi  important de rappeler que ces dernières années plus de 90% des transactions concernaient des transactions financières pures, autrement dit moins de 10% des transactions mondiales étaient liées à la vente d’un produit ou d’un service. Quand on pense que la finance devrait être au service de l’économie… Les banques n’ont donc pas créé la moindre valeur et elles mettent maintenant l’économie réelle en danger en réduisant massivement les emprunts aux particuliers et aux entreprises. Tout cet argent aurait pu être investi dans les Green Techs !

Lors de l’Université de la Terre, Boris Cyrulnik, nous a expliqué que nous ne vivons pas une crise financière mais une catastrophe financière (cata : coupure et strophe : on tourne la page). Nous ne savons pas encore si nous saurons tourner la page en tirant toutes les conclusions de cette expérience désastreuse mais en attendant, c’est sûr, c’est la cata !

L'université de la Terre par
Benoit E.
le Nov 03, 2008 10:43
Le week-end dernier je me suis rendu à l’Université de la Terre organisée cette année à l’Unesco. Sur le chemin qui me menait à cette prestigieuse institution, je me réjouissais des sujets abordés et de la qualité des intervenants listés sur mon précieux sésame. Mon état de béatitude s’est brutalement disloqué sur la queue immense devant les portes. Cette attente ne fut finalement pas si longue que cela du fait d’une bonne organisation et fut agrémentée d’un café ou d’un thé très apprécié. Ou comment transformer un point négatif, l’attente, en plaisir. A méditer…terresd.jpg
Nous avons été reçus par François Lemarchand, Président de Nature et Découvertes et organisateur de cette manifestation. L’objectif de cette université, nous explique-t-il, est de jeter des passerelles entre le monde de l’écologie et le monde de l’économie représenté par les entreprises. Je ne peux que souscrire à cet objectif car le développement durable se trouve bien à l’intersection des sphères économique, environnementale et sociétale.

Les sujets abordés ont été nombreux. Bien entendu, des sujets d‘actualité comme le Grenelle de l’environnement et surtout la crise financière ont été longuement discutés. Je ne vais pas aborder ce dernier sujet aujourd’hui car il me semble que cette crise mérite au moins un article. Il a aussi beaucoup été question de progrès.
Qu’est-ce que le progrès ? Comment le mesure-t-on ?
Je vais vous livrer une petite synthèse de ce que j’ai retenu des différentes interventions sur le sujet.

Tous les intervenants s’accordent à dire que l’humanité a vécu des siècles d’évolution et de progrès. Après un dynamisme sans précédent pendant le 20ème siècle, François Lemarchand note que le progrès nous fait maintenant peur.

Pour Bertrand Piccard, ce sentiment nouveau concerne les personnes qui ont une peur viscérale du changement. Pour cette raison, il ne faut pas convaincre mais motiver pour changer de paradigme. Bertrand Piccard insiste sur le fait que les premières victimes ne seront pas les pôles mais bien les entrepreneurs et les consommateurs qui feront face à la flambée du prix des matières premières et plus particulièrement du pétrole.

Pour Pierre Rabhi nous sommes la civilisation de la combustion énergétique et  nous entrons dans l’ère de la rareté ce qui implique entrer dans l’ère de l’autonomie (et non pas autarcie !) pour « échanger de la rareté ». Pierre Rahbi nous rappelle que des civilisations ont disparu par manque de ressources locales. De plus, dans notre système actuel, seules, les richesses facturées sont prises en compte dans le calcul du PIB et qu’il est temps de valoriser les qualités immatérielles de la Terre.

Geneviève Ferone pense elle aussi que le PIB est un indicateur incomplet voire simpliste. De plus, elle souligne que le découplage entre l’Indice de Santé Social et le PIB est de plus en plus important. Or, le progrès ne doit-il pas améliorer notre condition de vie ? Mais avant de définir les indicateurs ad hoc encore faut-il définir vers où nous voulons aller !
Si par exemple, la biodiversité est un élément prépondérant dans la notation, Madagascar passe du statut du pays le plus pauvre au statut du pays le plus riche de la planète.

Yves Paccalet va plus loin sur ce sujet en rappelant la petitesse et la fragilité de la Terre et que ce n’est pas un décor de théâtre. Il insiste aussi sur la nécessité de développer l’utopie du partage afin d’éviter l’organisation clanique qui impliquerait des guerres voire la disparition de l’humanité.

Boris Cyrulnik nous rappelle que toutes les sociétés se sont fondées sur la violence et que pendant des siècles la guerre a été glorifiée. Avec le réchauffement climatique, l’immigration climatique est estimée à 200 millions de personnes. Cela signifie que nous devrons faire le choix entre le partage des ressources (pétrole, eau douce….) et la guerre. 

Permettez-moi de conclure sur une citation entendue lors de cette université et qui demande un brin de réflexion :
« Qu’allez-vous faire de ce que l’on a fait de vous ? » Sartre.

En savoir plus : www.universitedelaterre.com

L'avenir incertain des biocarburants par
Benoit E.
le Oct 15, 2008 20:01
Les biocarburants sont devenus à la mode à la faveur de l’explosion des prix des produits pétroliers mais ils ont nettement moins la côte depuis la flambée du prix des matières premières.
Fausse bonne idée ou vraie voie de développement ?
Nous allons faire le tour du sujet sans rentrer dans les détails techniques et en rappelant que les biocarburants n’ont rien de révolutionnaire.
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Deux grandes familles de biocarburants existent :

  • La filière « alcool » permettant de produire du bioéthanol. Le sucre contenu dans les végétaux est transformé en alcool éthylique, le même que celui que l’on trouve dans toutes les boissons alcoolisées !
  • La  filière « alcool » est déjà très développée au Brésil, où le bioéthanol de canne à sucre couvre 22 % des besoins nationaux en carburant. En Europe, le bioéthanol est produit à partir de céréales (blé, maïs...) ou de betteraves.
La filière « huile » permettant de produire du biodiesel. Pour cela, on mélange de l'huile avec de l'alcool pour diminuer sa viscosité. Pour fabriquer du biodiesel, toutes les huiles peuvent être utilisées. En France les producteurs choisissent souvent de l'huile de colza, tandis qu'aux États-Unis, les fabricants préfèrent le soja.

L’incorporation directe de bioéthanol dans l’essence est facile à réaliser puisque tout moteur de voiture peut fonctionner avec 10% d’incorporation, sans être modifié. L’E85, quant à lui, est composé à 85% de bioéthanol et à 15% d’essence SP 95 mais il nécessite un moteur adapté appelé « flex-fuel ». L’incorporation directe du biodiesel dans le gazole est, elle aussi, facile à réaliser puisque tout moteur de voiture peut fonctionner avec 30% d’incorporation, sans être modifié.

De ce fait, cette solution est utilisable immédiatement et les partisans des biocarburants ne manquent pas de rappeler que les biocarburants ne nécessitent pas de nouveau réseau de distribution d’essence ou de nouveau moyen d’approvisionnement.

Les détracteurs des biocarburants relèvent eux que la particule « bio » n’est en fait que de la communication destinée à donner bonne conscience aux consommateurs et que l’on pourrait, dans ces conditions, considérer le pétrole comme naturel voire même bio puisqu’il est issu de la composition de micro-organismes.

Je fais partie de ceux qui pensent que la matière première agricole est précieuse et ne peut être détournée de sa fonction première : nourrir l’humanité. D’autre part, je suis contre le raisonnement qui tend à penser que l’utilisation massive des biocarburants pour le transport peut remplacer le pétrole sans remettre en cause nos habitudes. Il ne faut toutefois pas rejeter de manière brutale et définitive cette solution. En effet, les biocarburants doivent trouver leur place dans le bouquet énergétique mondial.

Par exemple, les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à utiliser ces biocarburants. Cette solution présente de nombreux avantages puisque la production est réalisée à partir de la matière première produite localement. Elle évite donc le transport du carburant sur de longues distances. De plus, les drèches obtenues sont riches en protéines et sont incorporées dans l’alimentation du bétail. Cette solution évite l’importation des tourteaux de soja dont les filières animales françaises sont dépendantes. Enfin, les tracteurs nécessitent une forte puissance et le moteur à explosion actuel reste pour l’instant incontournable.

Il faut souligner que de nombreux chercheurs travaillent sur les biocarburants de deuxième génération. Cela consiste à utiliser des déchets de bois, de paille et de végétaux ou des algues comme matière première. Un potentiel gigantesque mais les défis techniques à relever sont importants. Les chercheurs français sont dans le peloton de tête sur ce sujet.

Avec cette deuxième génération, le bioéthanol pourra alors répondre à de nombreux besoins dans de bonnes conditions environnementales mais je reste contre son utilisation dans les transports individuels.

Le covoiturage par
Benoit E.
le Oct 08, 2008 11:18
En recevant la photo ci-contre en pièce jointe d’un mail évoquant le covoiturage, je n’ai pas pu m’empêcher de sourire et de me dire qu’il était de temps d’évoquer ce sujet.
Si vous regardez de prêt cette image (désolé pour la taille…) vous pourrez admirer l’extrême optimisation d’une ressource rare. Vous l’avez bien compris le choix de cette photo est un clin d’œil qui nous rappelle que nous vivons dans un pays riche et que nous avons des problèmes de riches. Nous ne devons pas l’oublier !
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Dans les pays occidentaux, le covoiturage a toujours représenté une part négligeable des déplacements, bien inférieure au « Stop » utilisé par les jeunes à la découverte du monde ou bien par les usagés des transports en commun fatigués d’attendre un bus qui n’arrive pas. Depuis quelques années le covoiturage fait parler de lui. Simple effet de mode ou démarche DD ?

Je suis convaincu que l’aspect économique prime dans le choix de ce mode de transport. Le prix élevé des carburants et la baisse du pouvoir d'achat sont certainement les moteurs du développement du covoiturage.  Partager les frais d'essence et d'utilisation du véhicule avec un voisin ou un collègue plutôt que de continuer à effectuer seul le trajet domicile-travail permet dans certains cas une économie substantielle.

On constate que le nombre de sites Internet proposant d’organiser ces voyages a explosé ces dernières années. Ces initiatives concernent des acteurs publics et des acteurs privés mais les chiffres disponibles ne montrent pas une augmentation significative et durable des déplacements mais plutôt une corrélation avec le prix de l’essence à la pompe.

Le covoiturage implique des contraintes organisationnelles importantes et semble difficile à mettre en place sur des trajets domicile-travail quotidiens. Ce mode de transport est privilégié pour des déplacements longue distance ponctuels. Toute réduction immédiate des émissions des gaz à effets de serre est bonne à prendre mais je reste dubitatif sur le développement du covoiturage à moyen terme.

J’ai choisi cette photo parce que les protagonistes expriment une certaine joie de vivre malgré une situation que nous n’accepterions pas ou très difficilement.

Feu la taxe pique-nique par
Benoit E.
le Sep 27, 2008 11:27
Après un article sur Tchernobyl, je ressentais le besoin d’appréhender un sujet plus léger. La taxe pique-nique me semblait répondre à ce critère. Je n’ai pas eu le temps de me pencher sur ce sujet d’actualité, que cette taxe a été descendue en pleine journée par le sommet de l’exécutif. Pourquoi cette décision ? Doit-on pour autant mettre aux oubliettes cette initiative de notre ministère de l’écologie ?
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Avant d’aborder le fond du sujet, une question me vient immédiatement à l’esprit : Qui a choisi ce nom de « taxe pique-nique » ? Veut-on faire payer le plaisir de partager un moment festif et champêtre ? Cette expression associe le mot impôt avec la notion de pouvoir d’achat, je devrais préciser en disant faible pouvoir d’achat ou pouvoir d’achat réduit. Cette association est donc une erreur de communication extraordinaire puisque ce sont les deux sujets qui fâchent actuellement au sein de la société française. Difficile de faire mieux !

Le ministère de l’écologie a voulu surfer, à juste titre, sur la réussite du bonus-malus sur les voitures. Or dans l’esprit des français une taxe reste une taxe et ne sera jamais un bonus-malus. D’un autre côté, le bonus-malus est considéré par le ministère des finances comme un poids financier supplémentaire pour l’état qui le voit donc d’un mauvais œil. Dans ces conditions, le sort de cette taxe semblait scellé dès sa naissance…

La taxe pique-nique semblait être un gadget pour certains, un pansement sur une jambe de bois pour les autres. En ce qui me concerne, je pense que la démarche de fond du ministère de l’écologie était bonne et louable puisque l’idée sous-jacente principale est de réduire les objets jetables qui encombrent notre quotidien et nos poubelles. Notre approche court-terme nous aveugle et nous empêche d’admettre que le coût d’une taxe sera toujours inférieur au coût du traitement de ses objets dont la durée de vie n’excède pas quelques heures. En revanche, cette contribution doit promouvoir les alternatives aux produits jetables. Il faut donc que les consommateurs soient informés correctement sur ces alternatives. Encore la communication…

Même si la montée des problématiques liées à l’environnement est irrésistible, nos intérêts immédiats ou plus simplement nos habitudes sont souvent contradictoires avec notre intérêt à long terme. Afin d’éviter que la vision court terme ne prenne le dessus, la manière de présenter et d’expliquer les décisions prises est cruciale et le non respect de cette règle implique une mort certaine des projets concernés. Force est de constater que si la taxe pique-nique faisait sens d’un point de vue économique et écologique, son positionnement « marketing » et la gestion des parties prenantes sont mauvais pour ne pas dire calamiteux.

Feu la taxe pique-nique; Dommage, encore un coupable en liberté pour un simple vice de procédure.

Accident nucléaire niveau 7 par
Benoit E.
le Sep 18, 2008 17:02
Le week-end dernier, j’ai assisté à une réunion fort intéressante sur l’énergie solaire, ses avantages, ses inconvénients. Mes deux interlocuteurs : des experts techniques et financiers dans le montage d’offres innovantes dans le domaine de l’énergie solaire thermique ou photovoltaïque. Leur objectif, transformer le potentiel gigantesque des réactions thermonucléaires du soleil en services compétitifs face aux énergies carbones et nucléaires.explosionsd.jpg
La journée tirait sur sa fin lorsque je suis tombé accidentellement sur une émission consacrée à  Tchernobyl. Malgré une hésitation, je n’ai pas résisté à l’envie d’en savoir plus sur cette tragédie, persuadé que j’allais me coucher à une heure tardive et le cœur lourd. Je ne pensais pas que ce serait à ce point.

Que pouvais-je apprendre de plus sur cet accident nucléaire de niveau 7 ? Que c’est le seul accident de cette gravité dans le monde ? Que le nuage radioactif avait bien voulu stopper à nos frontières tel un gentil soldat ? Que l’information transmise par l’URSS était filtrée ?

Je savais que les populations aux alentours ont été déplacées tardivement et donc exposées à des niveaux de radiation très importants. Que les conséquences sanitaires sont terribles sans que nous puissions être précis puisqu’aucune étude épidémiologique n’a jamais été réalisée. Je savais que les militaires et les civils qui ont construit le sarcophage pour contenir la radioactivité ont payé un très lourd tribu.

J’ai appris que Gorbatchev à la tête de l’Union Soviétique à cette époque et interviewé, n’était au courant de rien. Que les scientifiques dépêchés sur place ont eux-mêmes eu toutes les peines à comprendre l’ampleur de la situation pendant qu’ils se faisaient irradiés. Effrayant !

J’ai appris que la situation était explosive puisque l’explosion que nous avons connu aurait pu entrainer une deuxième explosion qui elle, aurait très probablement rayé l’Europe de la carte. Tout simplement ! Effrayant !

J’ai appris que la situation est si grave que 500.000 nettoyeurs ont été exposés à des niveaux de radiations extrêmes afin de stabiliser la situation, que le coût de l’opération a été de 18 milliards de roubles (soit à peu près la même somme en euros). L’accident de Tchernobyl a donc mis à genoux au niveau économique et sanitaire l’ex-URSS. A tel point que certains pensent que ce n’est pas le capitalisme qui a tué le socialisme soviétique mais bien l’accident de Tchernobyl. Effrayant !

Vous trouvez que les éoliennes sont bruyantes et défigurent le paysage. Moi non !

J'ai testé l'hybridation par
Benoit E.
le Sep 07, 2008 15:28
Mes parents habitent à la campagne dans une ancienne ferme familiale réaménagée. Elle est un mélange intéressant entre « ancienneté » et modernité. Ce lieu est un peu mon laboratoire pour toutes les expériences plus difficiles à mettre en place en milieu urbain.

Nous avons déjà quelques réalisations à notre actif, des plus simples avec la création d’un composte par exemple, jusqu’à l’installation d’un système de pompe à chaleur et un chauffage solaire sanitaire.
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Parmi nos projets en cours de réflexion, l’installation de panneaux photovoltaïques et une éolienne à axe vertical. L’objectif est de réduire notre empreinte écologique tout en assurant, au minimum, l’équilibre financier de l’opération.

Le milieu rural consomme beaucoup moins d’énergie et d’eau que le milieu urbain De plus, avec la mise en place des solutions citées ci-dessus, le milieu rural a tout pour devenir un modèle en termes de consommations d’énergie et de production d’énergie renouvelable. Le point noir reste les déplacements nombreux et sur des distances moyennes. Les modes de déplacement individuels restent et resteront très certainement incontournables.

Mes parents avaient évoqué, il y a quelques mois de cela, leur envie d’acheter un nouveau véhicule. Dans le courant du mois de juin je reçois un appel téléphonique qui m’annonce le passage à l’acte. Quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que le choix s’est porté sur un véhicule hybride. J’avais bien évoqué ce sujet avec mon père mais c’est ma mère qui a eu un véritable coup de cœur en l’essayant.

Je ne vous cache pas que j’étais pressé de descendre pendant les vacances afin de pouvoir essayer ce véhicule dans toutes les configurations. Et bien je n’ai pas été déçu du voyage. Toyota avec sa Prius a frappé un grand coup en réalisant un véhicule complexe avec deux modes de propulsion facile à utiliser et très fiable dans le respect de son image. Les autres constructeurs sont loin derrière et les effets d’annonce ne suffiront pas à rattraper l’avance prise par Toyota avec ses 10 ans d’expérience sur les véhicules hybrides.

Ce type de véhicule nécessite une conduite très souple et pourrait frustrer les personnes qui aiment les conduites sportives. Le mode électrique est vraiment génial et on ne peut que souhaiter une capacité accrue des batteries pour éviter le moteur thermique. Ce problème fait d’ailleurs l’objet de nombreuses recherches fondamentales et appliquées et je n’ai pas le moindre doute que ce véhicule est le premier d’une nouvelle génération qui aboutira inéluctablement à la généralisation du mode électrique. La Toyota Prius est déjà « l’ancêtre des véhicules modernes ».

Beijing 2008, c'est parti par
Benoit E.
le Aug 14, 2008 21:36
Comme des millions de personnes, j’ai regardé la cérémonie d’ouverture des Jeux 2008 à Pékin.

Les jeux se suivent mais ne se ressemblent pas. Après Athènes 2004 tout en sobriété, Pékin 2008 impressionne. Mais l’objectif premier de ces jeux n’est-il pas de montrer le faste retrouvé de cette puissance asiatique? Sans aucun doute l’objectif est atteint.
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De nombreuses voix se sont élevées pour critiquer le choix du Comité International Olympique. Je ne suis pas de celles là. En effet, qui peut prétendre que le choix de l’URSS, encore toute puissante dans les années 80, était basé sur le respect des droits de l’homme et de l’environnement ? Ce qui me gêne nettement plus, c’est la discrétion du CIO sur le respect des engagements pris par la Chine dans son dossier de candidature.

Pour le reste, nous assistons à un choc des cultures plutôt classique entre des chinois particulièrement patriotes et fiers de leur réussite et des occidentaux choqués par un système centralisateur, autoritaire où les laissés pour compte sont nombreux, sacrifiés sur l’autel d’une politique plus cruelle que n’importe quel système libéral. Les tibétains souffrent mais ce sont loin d’être les seuls. Gare à ceux dont les intérêts ne coïncident pas totalement avec l’intérêt « commun ».

Face à cette situation, les responsables politiques du monde entier doivent choisir entre leurs intérêts économiques et leur conscience. Les chinois sont de fins politiciens et leur stratégie qui consiste à stigmatiser un pays comme la France permet de pointer du doigt l’arbre qui cache la forêt sur l’épineux problème du Tibet. Je suis convaincu que sur ce point la Chine va faire plier le monde.

Il est d’autres sujets qui sont plus difficiles à maîtriser totalement : la communication sur Internet et l’environnement. Le réseau Internet même contrôlé et surveillé reste un moyen de communication très puissant et difficilement « domesticable » contrairement à une chaîne de télévision ou de radio. Concernant l’environnement sur le site Olympique, il ne semble guère s’améliorer et ce, malgré les mesures énergiques prises par les autorités chinoises pour ne pas gâcher la fête.

La cérémonie des Jeux 2008 : une belle réussite mais le prix en valait-il la chandelle ? A cette question la Chine a répondu sans hésitations de manière positive. Dans cette région du monde aussi la route vers le développement durable est longue et semée d’embûches.
De la piscine bleue à la piscine verte par
Benoit E.
le Jul 26, 2008 11:27
Cette fois c’est l’été ! Les températures sont estivales et la baignade un loisir qui s’impose. Je suis un inconditionnel de l’eau avec une préférence pour la mer.

La natation est mon sport préféré car il ne malmène pas le corps tout en faisant travailler les muscles de manière très efficace. De plus, il permet de se « vider » la tête et de décompresser en 30mn montre en main. Idéal sur l’heure du repas.
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Un des inconvénients majeurs est l’utilisation de produits chimiques qui provoquent dessèchement cutané et problèmes respiratoires. J’ai pu constater que ces phénomènes sont plus ou moins aigus d’une piscine à l’autre.

J’ai noté une corrélation entre l’organisation de la piscine, son état de propreté général avec la quantité de produits chimiques utilisés. La piscine de ma ville est une caricature en la matière ! Cette piscine construite dans les années 70 est un modèle d’inefficience et d’aberrations. Un exemple, le bonnet de bain n’est pas obligatoire ! Il suffit certainement de rajouter du chlore pour maintenir l’eau dans les normes sanitaires exigées…

Le nombre de piscines individuelles a explosé ces dernières années. De l’ordre de 400.000 par an en France. Nos piscines ont toute ou presque deux points communs : de couleur bleu et traitées de manière chimique pour le plus grand bonheur des industriels. Les allemands et les suisses privilégient eux des piscines biologiques depuis plus de 20 ans maintenant. Le terme biologique consiste à dire que le système de filtration utilisé copie la nature. La piscine est ainsi composée d’une zone de baignade et d’une zone de filtrage à base de graviers, de sable et de plantes. Bien sûr ce type de piscine requiert une surface et un investissement financier plus importants. Les coûts d’entretien sont eux réduits, rendant cette opération rentable sur la durée de vie de la piscine.

Cette piscine verte commence à faire des adeptes en France que ce soit pour les piscines individuelles ou collectives. Le problème est l’absence de cadre réglementaire pour ces piscines naturelles. De ce fait, chaque DDASS peut autoriser ou non ce type d’installation ! On comprend toute la complexité de la situation et les choix cornéliens qui doivent être faits par notre administration pour clarifier la situation. Surtout lorsque l’on sait que nos voisins utilisent avec succès cette solution depuis bien longtemps et qu’en France, les affections respiratoires à répétition chez les maîtres nageurs sont reconnues comme maladie professionnelle.

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