11/12/2009
Taxe Carbone Par Benoit E.
le 11/12/2009 17:29
Etant donné le mécanisme retenu par la France, nous pouvons nous interroger sur l’intérêt d’utiliser le terme taxe qui implique immédiatement une réaction hostile de nos concitoyens. De plus, comme le confirme les associations de consommateurs, la taxe carbone reste mal comprise par une majorité de Français. Or, les consommateurs veulent du concret, ils veulent savoir quel impact aura cette taxe sur leur budget.
Pour répondre à cette demande légitime, l’association CLCV a mis en ligne un simulateur Taxe Carbone à l’adresse suivante : www.taxe-carbone.clcv.org
A titre d’exemple, le coût de cette taxe sera de 4 centimes d’€ par litre d’essence. En France, suite aux chocs pétroliers et à la politique d'économie d'énergie qui en a découlé, l'intensité énergétique primaire a diminué de près de 20% entre 1970 et 2004. L’intensité énergétique est une mesure de l'efficacité énergétique d'une économie (rapport de la consommation d’énergie au PIB). L'intensité énergétique d'un pays dépend de nombreux facteurs. Par exemple, elle varie en fonction du niveau de vie et du climat. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Non, bien sûr car dans le même temps :
La seule réduction des émissions par unité produite est, dans le cas contraire, traduite par une hausse plus forte du nombre d'unités consommées et de la consommation globale. Je ne partage donc pas l’avis de certaines associations de consommateurs qui affirment que les comportements des particuliers n’évolueront pas par la contrainte. Cette taxe est un premier message fort pour indiquer que le changement climatique est une réalité et qu’il nous faut en tenir compte.
Dommage que le mécanisme soit compliqué et pas très lisible. Les français peuvent comprendre la contrainte à l’instar de la réussite du bonus-malus automobile. La prochaine étape ?
Comme l’a souligné à juste titre Michel Rocard, président de la conférence d'experts, il faut dissuader la consommation d'énergie en général et pas seulement les énergies fossiles. On peut cependant imaginer que le Gouvernement Français continuera à «privilégier» sa filière nucléaire contre vents et marées. benoit@anne-et-vous.com
| Après de longs mois de discussions, de débats, de revirements, les modalités de la mise en œuvre de la taxe carbone ont été arrêtées. Cette taxe sera opérationnelle en 2010 et son coût a été fixé à 17 euros par tonne de CO2 émise. Cette taxe ne devrait pas ramener un centime à l’état puisqu’il s’engage à compenser intégralement les sommes collectées sous la forme d’une baisse de l’impôt sur le revenu ou de chèques «verts» pour les ménages non imposables. | ![]() |
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A titre d’exemple, le coût de cette taxe sera de 4 centimes d’€ par litre d’essence. En France, suite aux chocs pétroliers et à la politique d'économie d'énergie qui en a découlé, l'intensité énergétique primaire a diminué de près de 20% entre 1970 et 2004. L’intensité énergétique est une mesure de l'efficacité énergétique d'une économie (rapport de la consommation d’énergie au PIB). L'intensité énergétique d'un pays dépend de nombreux facteurs. Par exemple, elle varie en fonction du niveau de vie et du climat. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Non, bien sûr car dans le même temps :
- La surface totale de logements a presque doublé ; la meilleure isolation des logements n'a pas été affectée à une baisse de la consommation, mais à une augmentation des surfaces chauffées.
- Il faut moins de kérosène qu'avant pour faire voler un avion, mais il en vole considérablement plus
- Les voitures sont assurément plus économes aujourd'hui qu'il y a 30 ans mais elles sont plus nombreuses et parcourent plus de kilomètres.
- Les réfrigérateurs d'aujourd'hui sont une merveille d'économie, comparés aux monstrueuses machines polluantes qu'ils étaient dans les années 60 mais… le réfrigérateur de 150 litres a été troqué contre un autre de 350 litres auquel on a adjoint un congélateur.
La seule réduction des émissions par unité produite est, dans le cas contraire, traduite par une hausse plus forte du nombre d'unités consommées et de la consommation globale. Je ne partage donc pas l’avis de certaines associations de consommateurs qui affirment que les comportements des particuliers n’évolueront pas par la contrainte. Cette taxe est un premier message fort pour indiquer que le changement climatique est une réalité et qu’il nous faut en tenir compte.
Dommage que le mécanisme soit compliqué et pas très lisible. Les français peuvent comprendre la contrainte à l’instar de la réussite du bonus-malus automobile. La prochaine étape ?
Comme l’a souligné à juste titre Michel Rocard, président de la conférence d'experts, il faut dissuader la consommation d'énergie en général et pas seulement les énergies fossiles. On peut cependant imaginer que le Gouvernement Français continuera à «privilégier» sa filière nucléaire contre vents et marées. benoit@anne-et-vous.com
12/01/2009
Une leçon de démocratie Par Benoit E.
le 12/01/2009 10:14
Bien sûr, Mr Obama était le favori de la population noire qui voit là une occasion de prendre sa revanche sur les Wasp (les blancs protestants plus riches). Mais pour gagner une élection présidentielle il faut beaucoup plus que cela. Mr Obama a mené une campagne incroyable en levant plusieurs centaines de millions de dollars et en mettant en place une stratégie de communication sur Internet qui s’est avérée redoutable. Il a aussi su s’entourer de professionnels reconnus et éviter le communautarisme dans lequel ses opposants auraient souhaité l’enfermer.
Il est évident que Mr Obama a aussi bénéficié de la situation économique calamiteuse et de la volonté des américains de tourner la page sur les années Bush. D’ailleurs Mr Mc Cain a tenté de se désolidariser au maximum de l’action Mr W. Bush sans toutefois y parvenir. Pendant ce temps Mr Bush déclare que l’avenir jugera son action. Je le crois aussi. Pendant longtemps j’ai enragé de voir tout ce temps perdu. Aujourd’hui je me dis que ces 8 années nous ont permis de comprendre que ce modèle de développement nous emmenait dans une impasse environnementale et… économique.
Cette élection est selon moi une grande leçon de démocratie pour le monde entier et donc pour nous français. En effet, en France, nous nous targuons d’être les champions du monde de la démocratie. Par certains aspects, cette vision est tout à fait légitime, pour d’autres, je la trouve usurpée. Depuis longtemps l’ascenseur social français est grippé. Nos élites sont pratiquement toutes issues des milieux aisés. Nous pouvons tous le constater au quotidien. Bien sûr, nous pouvons envisager le cas de notre Président, de quelques présentateurs de télévision issus des minorités qui font timidement leur apparition mais il n’empêche… le compte n’y est pas.
Le système américain est particulièrement dur et inégalitaire au niveau santé et éducation. Mais en même temps, la réussite professionnelle est beaucoup plus liée à ce que vous pouvez apporter comme valeur plutôt qu’à votre titre ou au clan auquel vous appartenez. Le milieu professionnel français est, quant à lui, une machine à exclure. A exclure les minorités, les femmes, les chômeurs, les jeunes, les vieux. La plupart des employeurs recherchent des hommes entre 30 et 35 ans et blancs de préférence. Comme disait Coluche : « … et quand vous êtes petit, noir et moche, c’est très dur ». Que d’énergie, de bonne volonté et de compétences perdues…
Le monde entier a le regard tourné vers les Etats-Unis dans l’attente de signaux forts dans le domaine de la politique économique, internationale et environnementale. Bien sûr, quand on attend beaucoup on risque d’attendre trop et d’être déçu. Mais une chose est sûre, cette élection est historique et restera longtemps une leçon de démocratie.
| Sorti vainqueur du duel suprême, Barack Obama est la grande surprise de l’élection présidentielle américaine. Pour la première fois de leur histoire, les Etats-Unis vont avoir dans quelques jours un Président noir issu d’un milieu modeste. Son élection incarne une certaine idée de « l'American way of life », prouvant que l'on peut partir de rien et devenir… Président des Etats-Unis d’Amérique. | ![]() |
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30/11/2008
Changement de paradigme Par Benoit E.
le 30/11/2008 18:21
Les cours de bourses des constructeurs automobiles atteignent des niveaux très bas entrainant dans leur chute tous leurs fournisseurs. Les constructeurs appellent leurs gouvernements respectifs à les soutenir dans cette période particulièrement délicate. Pouvons-nous considérer que tous les constructeurs sont à la même enseigne ? Je ne le pense pas. En effet, en période de crise tout le monde souffre mais certains sont mieux armés pour affronter la tempête que d’autres. La différence est souvent liée à la qualité de la trésorerie.
J’ai appris récemment deux mots japonais : Kiki et Kikai. Le premier signifie crise et le deuxième opportunité. Une lettre les sépare. Pensez-vous que pendant la crise financière toutes les banques soient perdantes ? J’ai plutôt eu l’impression que certaines sont très satisfaites des opérations qu’elles ont discrètement et rondement menées. Je pense qu’il va en être de même (si ce n’est pas déjà le cas …) pour le secteur automobile.
La situation est particulièrement critique pour les constructeurs américains. Comme souvent dans un accident la cause n’est pas unique. Le resserrement du crédit en est une, la non adéquation des produits proposés en est une autre. Les constructeurs américains ont toujours privilégié les grosses cylindrées parce que les américains raffolent de ces véhicules. L’augmentation brutale du prix du pétrole a modifié profondément la mentalité des américains qui se sont sentis pris en otage. Ce changement de vue semble irréversible puisque le repli du prix du pétrole ne relance pas la vente de ces monstres assoiffés.
Ce phénomène induit une modification importante de tous les constructeurs. Mais les constructeurs américains communiquaient régulièrement sur les véhicules « verts ». Mais qu’ont-ils réellement à proposer ? Ce changement brutal de paradigme et les moyens financiers colossaux pour y répondre, met en péril des constructeurs comme GM ou Ford. Incroyable ! J’ai travaillé pendant des années pour une filiale du Groupe GM. Quand nous voulions impressionner nos interlocuteurs sur notre capacité à répondre à tous les challenges, il nous suffisait de prononcer ces deux lettres magiques pour que tout devienne possible. Comment ont-ils pu en arriver là ?
Cette question me taraude depuis des mois. Depuis que les chutes des ventes se sont concrétisées. Mon interrogation reste d’autant plus sans réponses, qu’un américain dont le CV est impressionnant (un prix Nobel de la paix qui est passé à un cheveu de la présidence des USA) fait des séminaires à longueur d’année, a réalisé un film (Une Vérité qui Dérange) où il explique concrètement pourquoi les constructeurs américains sont en difficulté et pourquoi ils vont l’être de plus en plus. Pendant ce temps, les patrons de ces firmes continuaient à produire leurs 4x4 sans aucune vision stratégique mais en touchant néanmoins des salaires exorbitants.
Le nouveau président des Etats-Unis d’Amérique n’aura pas d’autre choix que de financer massivement les constructeurs automobiles pour les sortir de la situation dans laquelle ils se sont mis. N’oublions pas que certains constructeurs ont su être plus visionnaires. Ils disposent d’un vrai savoir-faire et d’une trésorerie abondante. Ils sont discrets, non ? Des opportunités vont sans aucun doute se présenter, les grandes manœuvres ont déjà commencé. Tout le monde ne sera pas perdant. Kiki et Kikai.
| Depuis quelques semaines, la crise financière se transforme en crise économique majeure. La confiance des consommateurs est gravement entamée et les achats de biens durables sont repoussés si possible. C’est particulièrement le cas pour l’automobile qui est passée en quelques semaines d’une situation confortable à une situation de crise aigüe. Quels enseignements pouvons-nous tirer de cette expérience et quel avenir se dessine pour le secteur automobile ? | ![]() |
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12/11/2008
Une catastrophe financière Par Benoit E.
le 12/11/2008 09:01
Bref, tout allait bien dans le meilleur des mondes jusqu’au jour où le monde financier a du se rappeler qu’il était connecté de manière solide a un monde bien réel. Le rappel à l’ordre est brutal pour… tout le monde.
Lors d’un séminaire un banquier a tenté d’expliquer à son auditoire que le problème de la crise ne vient pas de la spéculation mais de la bulle qui s’est formée. Je ne vois toujours pas comment séparer des notions aussi liées. « Peut-être en régulant le monde financier ? », lui demandais-je ? L’idée n’a pas semblé le séduire. Je comprends, un gendarme qui vous surveille, c’est moins drôle. Quand les premiers symptômes de la maladie sont apparus durant l’été 2007, j’ai tout de suite pensé que la maladie était très sérieuse. Ma réaction a certainement été dictée par l’expérience vécue avec la bulle Internet et son éclatement. Mon analyse concluait que la crise financière aurait tôt ou tard un impact sur l’économie réelle. En effet, je pensais que la richesse des Américains et donc leur capacité à consommer serait réduite avec l’effondrement de l’immobilier. Or nous connaissons les conséquences d’un tel ralentissement. Je me suis toutefois trompé en sous-estimant l’imagination débordante des financiers du monde entier. J’implique volontairement tous les financiers en les mettant dans le même sac. En effet, tout le système a été perverti par des spéculations diverses et variées (produits dérivés, matières premières etc.). Nous pouvons simplement penser que les financiers américains ont fait preuve d’une plus grande créativité en mettant au point les subprimes. Le parallèle entre la bulle Internet et la bulle financière s’arrête face à la réalité économique. En effet, l’économie Internet avait la prétention de créer, avec une certaine naïveté, une nouvelle économie basée sur de nouvelles règles mais il y avait une intention réelle de créer de la valeur, du progrès. L’économie financière veut, elle, simplement créer de l’argent pour l’argent, sur des produits de plus en plus sophistiqués ce qui revient à vouloir créer de la valeur sur… rien ? Pouvons-nous considérer que nous avons atteint le paroxysme de la vanité ? Il est aussi important de rappeler que ces dernières années plus de 90% des transactions concernaient des transactions financières pures, autrement dit moins de 10% des transactions mondiales étaient liées à la vente d’un produit ou d’un service. Quand on pense que la finance devrait être au service de l’économie… Les banques n’ont donc pas créé la moindre valeur et elles mettent maintenant l’économie réelle en danger en réduisant massivement les emprunts aux particuliers et aux entreprises. Tout cet argent aurait pu être investi dans les Green Techs ! Lors de l’Université de la Terre, Boris Cyrulnik, nous a expliqué que nous ne vivons pas une crise financière mais une catastrophe financière (cata : coupure et strophe : on tourne la page). Nous ne savons pas encore si nous saurons tourner la page en tirant toutes les conclusions de cette expérience désastreuse mais en attendant, c’est sûr, c’est la cata !
| Impossible de lire, écouter ou regarder un média sans qu’il ne soit question de la crise financière et de ses conséquences sur notre quotidien. Pendant des mois personne ne savait réellement quel était l’ampleur du problème, les rares personnes qui devaient le savoir sont restées muettes… Et pour cause, dans une bulle, l’euphorie est telle que cela reviendrait à essayer de faire entendre raison à groupe de personnes ivres de … bonheur ? Plus certainement d’alcool. | ![]() |
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Lors d’un séminaire un banquier a tenté d’expliquer à son auditoire que le problème de la crise ne vient pas de la spéculation mais de la bulle qui s’est formée. Je ne vois toujours pas comment séparer des notions aussi liées. « Peut-être en régulant le monde financier ? », lui demandais-je ? L’idée n’a pas semblé le séduire. Je comprends, un gendarme qui vous surveille, c’est moins drôle. Quand les premiers symptômes de la maladie sont apparus durant l’été 2007, j’ai tout de suite pensé que la maladie était très sérieuse. Ma réaction a certainement été dictée par l’expérience vécue avec la bulle Internet et son éclatement. Mon analyse concluait que la crise financière aurait tôt ou tard un impact sur l’économie réelle. En effet, je pensais que la richesse des Américains et donc leur capacité à consommer serait réduite avec l’effondrement de l’immobilier. Or nous connaissons les conséquences d’un tel ralentissement. Je me suis toutefois trompé en sous-estimant l’imagination débordante des financiers du monde entier. J’implique volontairement tous les financiers en les mettant dans le même sac. En effet, tout le système a été perverti par des spéculations diverses et variées (produits dérivés, matières premières etc.). Nous pouvons simplement penser que les financiers américains ont fait preuve d’une plus grande créativité en mettant au point les subprimes. Le parallèle entre la bulle Internet et la bulle financière s’arrête face à la réalité économique. En effet, l’économie Internet avait la prétention de créer, avec une certaine naïveté, une nouvelle économie basée sur de nouvelles règles mais il y avait une intention réelle de créer de la valeur, du progrès. L’économie financière veut, elle, simplement créer de l’argent pour l’argent, sur des produits de plus en plus sophistiqués ce qui revient à vouloir créer de la valeur sur… rien ? Pouvons-nous considérer que nous avons atteint le paroxysme de la vanité ? Il est aussi important de rappeler que ces dernières années plus de 90% des transactions concernaient des transactions financières pures, autrement dit moins de 10% des transactions mondiales étaient liées à la vente d’un produit ou d’un service. Quand on pense que la finance devrait être au service de l’économie… Les banques n’ont donc pas créé la moindre valeur et elles mettent maintenant l’économie réelle en danger en réduisant massivement les emprunts aux particuliers et aux entreprises. Tout cet argent aurait pu être investi dans les Green Techs ! Lors de l’Université de la Terre, Boris Cyrulnik, nous a expliqué que nous ne vivons pas une crise financière mais une catastrophe financière (cata : coupure et strophe : on tourne la page). Nous ne savons pas encore si nous saurons tourner la page en tirant toutes les conclusions de cette expérience désastreuse mais en attendant, c’est sûr, c’est la cata !
27/09/2008
Feu la taxe pique-nique Par Benoit E.
le 27/09/2008 11:27
Avant d’aborder le fond du sujet, une question me vient immédiatement à l’esprit : Qui a choisi ce nom de « taxe pique-nique » ? Veut-on faire payer le plaisir de partager un moment festif et champêtre ? Cette expression associe le mot impôt avec la notion de pouvoir d’achat, je devrais préciser en disant faible pouvoir d’achat ou pouvoir d’achat réduit. Cette association est donc une erreur de communication extraordinaire puisque ce sont les deux sujets qui fâchent actuellement au sein de la société française. Difficile de faire mieux !
Le ministère de l’écologie a voulu surfer, à juste titre, sur la réussite du bonus-malus sur les voitures. Or dans l’esprit des français une taxe reste une taxe et ne sera jamais un bonus-malus. D’un autre côté, le bonus-malus est considéré par le ministère des finances comme un poids financier supplémentaire pour l’état qui le voit donc d’un mauvais œil. Dans ces conditions, le sort de cette taxe semblait scellé dès sa naissance…
La taxe pique-nique semblait être un gadget pour certains, un pansement sur une jambe de bois pour les autres. En ce qui me concerne, je pense que la démarche de fond du ministère de l’écologie était bonne et louable puisque l’idée sous-jacente principale est de réduire les objets jetables qui encombrent notre quotidien et nos poubelles. Notre approche court-terme nous aveugle et nous empêche d’admettre que le coût d’une taxe sera toujours inférieur au coût du traitement de ses objets dont la durée de vie n’excède pas quelques heures. En revanche, cette contribution doit promouvoir les alternatives aux produits jetables. Il faut donc que les consommateurs soient informés correctement sur ces alternatives. Encore la communication…
Même si la montée des problématiques liées à l’environnement est irrésistible, nos intérêts immédiats ou plus simplement nos habitudes sont souvent contradictoires avec notre intérêt à long terme. Afin d’éviter que la vision court terme ne prenne le dessus, la manière de présenter et d’expliquer les décisions prises est cruciale et le non respect de cette règle implique une mort certaine des projets concernés. Force est de constater que si la taxe pique-nique faisait sens d’un point de vue économique et écologique, son positionnement « marketing » et la gestion des parties prenantes sont mauvais pour ne pas dire calamiteux.
Feu la taxe pique-nique; Dommage, encore un coupable en liberté pour un simple vice de procédure.
| Après un article sur Tchernobyl, je ressentais le besoin d’appréhender un sujet plus léger. La taxe pique-nique me semblait répondre à ce critère. Je n’ai pas eu le temps de me pencher sur ce sujet d’actualité, que cette taxe a été descendue en pleine journée par le sommet de l’exécutif. Pourquoi cette décision ? Doit-on pour autant mettre aux oubliettes cette initiative de notre ministère de l’écologie ? | ![]() |
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12/06/2008
Obscurantisme ou pragmatisme Par Benoit E.
le 12/06/2008 09:14
Bien que le marché soit bien approvisionné, les opérateurs ont bien compris que la demande étant soutenue, la probabilité de gagner à la hausse est importante.
S’agit-il d’un mouvement spéculatif ? Je n’en doute pas. Or, une bulle spéculative entraine des réactions irrationnelles. Les dernières bulles en date ont concerné les télécoms et l’immobilier aux US. Ces deux bulles ont explosé lorsque le marché s’est retourné en prenant conscience que les revenus attendus n’étaient pas possibles.
Quel critère pourrait faire éclater la « bulle pétrolière ». ? Sincèrement je ne vois pas !
C’est certainement pour cette même raison que GM vient d’effectuer un changement de cap à 180° en décidant de mettre sa puissance de feu pour inventer, produire et commercialiser des véhicules plus propres. Même les constructeurs français commencent à évoquer la fin probable de la suprématie des solutions basées sur le diesel.
La révolution verte est cette fois en marche, c’est un véritable Tsunami. Si la montée du prix du baril est une bonne nouvelle pour la planète, elle est lourde de conséquences pour les gros consommateurs que sont les marins-pêcheurs, les routiers, les particuliers parcourant des distances importantes en voiture etc. Après un grenelle consensuel maintenant à l’arrêt, avions-nous oublié qu’une révolution se fait aussi dans la douleur. Avons-nous oublié notre histoire ?
C’est dans ce contexte tendu que j’ai regardé avec le plus grand intérêt l’émission Mots Croisés présentée par l’excellent Yves Calvi. Malgré l’heure tardive …
J’ai observé amusé les dialogues entre les politiques de droite et de gauche avec des consultants dont le très précis Jean-Marc Jancovici. Ce dernier nous expliquait que le prix des produits pétroliers n’est pas si élevé que cela et que les taxes sur ces produits devaient augmenter de manière progressive à des dates prévues de longue date pour anticiper un mouvement inéluctable.
Nos politiques préféraient eux se chamailler sur les mesures à mettre en place pour tenter de réduire l’impact de l’augmentation du fioul : taxation des profits de la compagnie Total pour les uns et augmentation de la prime à cuve pour les autres. Bref, rien de bien intéressant comparé à l’enjeu, ce que Jean-Marie Jancovici n’a pas manqué de souligner, en insistant sur le fait que les mesures ne devaient en aucun cas réduire le prix réel des énergies carbones.
Agacé, Pierre Emmanuelli a balayé d’un revers de la main les arguments développés en les réduisant à une vision obscurantiste du futur. Politique, c’est vraiment un métier…
| Qui pouvait prévoir un tel prix pour le pétrole il y a quelques mois à peine ? Bien que la montée du pétrole me semblait irréversible, je n’envisageais pas une montée aussi brutale. A cet instant je me rends compte que mon dernier article sur le sujet remonte seulement au début de l’année. | ![]() |
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S’agit-il d’un mouvement spéculatif ? Je n’en doute pas. Or, une bulle spéculative entraine des réactions irrationnelles. Les dernières bulles en date ont concerné les télécoms et l’immobilier aux US. Ces deux bulles ont explosé lorsque le marché s’est retourné en prenant conscience que les revenus attendus n’étaient pas possibles.
Quel critère pourrait faire éclater la « bulle pétrolière ». ? Sincèrement je ne vois pas !
C’est certainement pour cette même raison que GM vient d’effectuer un changement de cap à 180° en décidant de mettre sa puissance de feu pour inventer, produire et commercialiser des véhicules plus propres. Même les constructeurs français commencent à évoquer la fin probable de la suprématie des solutions basées sur le diesel.
La révolution verte est cette fois en marche, c’est un véritable Tsunami. Si la montée du prix du baril est une bonne nouvelle pour la planète, elle est lourde de conséquences pour les gros consommateurs que sont les marins-pêcheurs, les routiers, les particuliers parcourant des distances importantes en voiture etc. Après un grenelle consensuel maintenant à l’arrêt, avions-nous oublié qu’une révolution se fait aussi dans la douleur. Avons-nous oublié notre histoire ?
C’est dans ce contexte tendu que j’ai regardé avec le plus grand intérêt l’émission Mots Croisés présentée par l’excellent Yves Calvi. Malgré l’heure tardive …
J’ai observé amusé les dialogues entre les politiques de droite et de gauche avec des consultants dont le très précis Jean-Marc Jancovici. Ce dernier nous expliquait que le prix des produits pétroliers n’est pas si élevé que cela et que les taxes sur ces produits devaient augmenter de manière progressive à des dates prévues de longue date pour anticiper un mouvement inéluctable.
Nos politiques préféraient eux se chamailler sur les mesures à mettre en place pour tenter de réduire l’impact de l’augmentation du fioul : taxation des profits de la compagnie Total pour les uns et augmentation de la prime à cuve pour les autres. Bref, rien de bien intéressant comparé à l’enjeu, ce que Jean-Marie Jancovici n’a pas manqué de souligner, en insistant sur le fait que les mesures ne devaient en aucun cas réduire le prix réel des énergies carbones.
Agacé, Pierre Emmanuelli a balayé d’un revers de la main les arguments développés en les réduisant à une vision obscurantiste du futur. Politique, c’est vraiment un métier…
03/06/2008
Le mirage du Hard Discount Par Benoit E.
le 03/06/2008 12:05
Je suis arrivé à la conclusion que seul le prix pouvait justifier un tel acte et encore, je ne vois pas une famille se précipiter sur un poulet rôti étiqueté javellisé que ce soit sur un marché ou dans une grande surface. Par contre, qui va vérifier la qualité du poulet utilisé dans un produit industriel ?
Je gère le budget de la famille et j’ai constaté comme tout le monde que les prix augmentant, des arbitrages étaient nécessaires. Nous arrivons sur le sujet brûlant du pouvoir d’achat. Si ce dernier est mis à mal avec l’explosion du prix du pétrole et des denrées alimentaires, comment répondre à cette nouvelle contrainte ?
Notre gouvernement pense y répondre en « libéralisant » le secteur de la grande distribution et en renforçant le pouvoir du hard discount. Je pense que cette solution ne va pas dans la bonne direction. En effet, il est évident que la diminution du prix ne s’invente pas et qu’elle est toujours liée à une dégradation de la qualité du produit.
De manière générale, la qualité d’un produit alimentaire concerne sa qualité sanitaire, sa qualité gustative et sa qualité nutritive.
Tout d’abord concernant la qualité sanitaire, les industriels et les organismes de veille sanitaire nous expliquent que la sécurité sanitaire des aliments n’est pas liée à son prix. Je pense en ce qui me concerne qu’il est probable que le risque de retrouver un ingrédient non-conforme dans un produit fini augmente statistiquement avec la recherche du prix le plus bas.
Ensuite, la qualité peut être moindre au niveau du goût. Chacun le sien… Chacun est libre de définir ce qui est acceptable de ce qui ne l’est pas.
Enfin, la qualité nutritive peut être inférieure. Je n’ai aucun doute que la différence essentielle entre deux produits « identiques » mais différents au niveau du prix se répercute automatiquement sur leurs qualités nutritives. D’ailleurs, il est maintenant prouvé que nous mangeons de plus en plus en quantité et que nous sommes de plus en plus carencés.
Le tableau ci-contre donne la répartition de la consommation des ménages. A noter que le budget alimentation arrive en troisième position derrière le budget transport et qu’il ne représente plus que 14% du budget global d’une famille !
Sans trop s’engager, on peut imaginer que ce budget ne peut être réduit davantage. Peut-il revenir à un niveau plus important ? C’est la tendance qui se dégage.
Les familles françaises vont devoir faire un choix stratégique : se ruer dans le hard discount pour limiter au maximum la progression du budget alimentation ou accepter de réduire d’autres budgets au profit du budget alimentation.
En ce qui nous concerne, le choix est déjà fait. Nous avons réduit d’une manière conséquente notre budget transport et notre budget loisirs.
| J’étais parti pour réagir « à chaud » sur la volonté de l’Union Européenne d’autoriser l’importation du poulet javellisé en provenance des Etats-Unis. Bien que je sois totalement contre cette méthode, je me suis rappelé que ce type de traitement est courant sur les ananas sans que nous en soyons offusqués. Surtout, je me suis demandé ce qui pourrait pousser un Européen à acheter un poulet javellisé et qui a traversé l’atlantique alors que nos modes de production et de contrôle à toutes les étapes de la chaîne sont nettement supérieurs. | ![]() |
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Le tableau ci-contre donne la répartition de la consommation des ménages. A noter que le budget alimentation arrive en troisième position derrière le budget transport et qu’il ne représente plus que 14% du budget global d’une famille !
Sans trop s’engager, on peut imaginer que ce budget ne peut être réduit davantage. Peut-il revenir à un niveau plus important ? C’est la tendance qui se dégage.
Les familles françaises vont devoir faire un choix stratégique : se ruer dans le hard discount pour limiter au maximum la progression du budget alimentation ou accepter de réduire d’autres budgets au profit du budget alimentation.
En ce qui nous concerne, le choix est déjà fait. Nous avons réduit d’une manière conséquente notre budget transport et notre budget loisirs.
27/03/2008
Monsanto - World Company Par Benoit E.
le 27/03/2008 13:23
Sur Wikipedia on peut lire que Monsanto a été fondée en 1901.Originellement entreprise de produits chimiques, son nom est associé à celui de l'agent orange massivement utilisé par l'armée des États-Unis lors de la guerre du Viêtnam. Leader sur le marché de la production du glyphosate, herbicide total qu'elle commercialise sous le nom de Roundup, Monsanto est également un des principaux producteurs de plantes génétiquement modifiées.
Comme toute World Company, la stratégie de Monsanto est de faire accepter les OGM par la société, puis - ou concomitamment - inonder les marchés. Pour atteindre cet objectif elle a déployé une stratégie de contournement. Il ne s’agit pas de prouver que leurs produits ne présentent aucun danger, mais de les promouvoir comme autant de remèdes aux problèmes de malnutrition et de santé publique du tiers-monde et, surtout, comme une solution de rechange à un péril, certes bien réel, celui des pesticides.
Paradoxalement, je suis moins choqué par la démarche de cette société chimique reconvertie dans les biotechnologies que par l’absence totale de vérification sur les impacts sur la santé humaine et sur l’environnement de ces OGM. Monsanto, ainsi que de nombreux gouvernements, sont accusés par plusieurs associations anti-OGM et journalistes d'avoir dissimulé et falsifié les résultats d'études épidémiologiques tant sur la toxicité de la dioxine que sur les dangers agricoles, physiologiques et économiques induits par les OGM. Pour éviter tout problème Monsanto et La Food and Drug Administration utilisent la brillante et redoutable expression : Equivalence en substance. En résumé, ne vous inquiétez pas c’est la même chose !
Le reportage « Le Monde selon Monsanto » diffusé sur Arte met bien en lumière la connivence entre le monde politique et les équipes de Monsanto. Mais malgré la qualité indéniable du reportage, on sent bien que la journaliste ne veut pas rentrer dans les problèmes de fonds et notamment les effets négatifs des OGM. Peur de la puissance d’une société comme Monsanto ? C’est fort probable quand on sait que le reportage 90 Minutes portant sur les effets des OGM n’a jamais été diffusée par Canal+. Fort heureusement Internet reste un contre pouvoir puissant et je vous invite à visionner cet excellent reportage sur le lien suivant : http://www.dailymotion.com/video/x4mxlo_ogm-90-minutes-canal-part1_news En conclusion, cette World Company est habituée à dicter sa loi aux gouvernements et seul un éveil civique est susceptible de contrecarrer leurs projets. En Europe, c’est sur cet obstacle de l’impact des organismes génétiquement modifiés que l’opinion bloque car aucune étude scientifique n’a pu conclure ni à leur innocuité ni à l’absence de risques pour la biodiversité liés à leur dissémination accidentelle, ni même se prononcer sur leurs prétendus bienfaits.
| Monsanto est une World Company au sens des Guignols. Une fois de plus la vérité dépasse la fiction. La vision de Monsanto est assez proche de celle du commandant Sylvestre car ils veulent le bien de l’Humanité en affirmant les valeurs : Nourriture - Santé - Espoir | ![]() |
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Le reportage « Le Monde selon Monsanto » diffusé sur Arte met bien en lumière la connivence entre le monde politique et les équipes de Monsanto. Mais malgré la qualité indéniable du reportage, on sent bien que la journaliste ne veut pas rentrer dans les problèmes de fonds et notamment les effets négatifs des OGM. Peur de la puissance d’une société comme Monsanto ? C’est fort probable quand on sait que le reportage 90 Minutes portant sur les effets des OGM n’a jamais été diffusée par Canal+. Fort heureusement Internet reste un contre pouvoir puissant et je vous invite à visionner cet excellent reportage sur le lien suivant : http://www.dailymotion.com/video/x4mxlo_ogm-90-minutes-canal-part1_news En conclusion, cette World Company est habituée à dicter sa loi aux gouvernements et seul un éveil civique est susceptible de contrecarrer leurs projets. En Europe, c’est sur cet obstacle de l’impact des organismes génétiquement modifiés que l’opinion bloque car aucune étude scientifique n’a pu conclure ni à leur innocuité ni à l’absence de risques pour la biodiversité liés à leur dissémination accidentelle, ni même se prononcer sur leurs prétendus bienfaits.
20/11/2007
Taxe carbone ou taxe énergie? Par Benoit E.
le 20/11/2007 16:51
Dans le cas de l’électroménager, l’étiquetage des réfrigérateurs à permis d’augmenter de manière très significative les équipements de classe A vendus. Pourquoi alors une taxe ? Peut-on espérer une démarche similaire avec des produits plus « affectifs » comme les voitures ? Personnellement je doute fort que les résultats soient à la hauteur de l’enjeu.
Si nous partons du postulat qu’une taxe « écologique » est nécessaire, il nous faut définir l’objectif exact de la taxe et son mécanisme. Deux grandes options sont envisagées : taxe CO2 ou taxe sur l‘énergie.
La taxe sur le CO2 s’intéresse à la seule production du dioxyde de carbone ou équivalents (méthane etc.) responsable du réchauffement climatique. Elle est à mon avis douloureuse mais acceptable en montrant clairement l’ennemi à abattre.
La taxe sur l’énergie s’intéresse à toutes les énergies consommées et bien évidemment au premier chef les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) qui produisent le CO2 lors de leur combustion.
Je suis favorable à cette deuxième option pour deux raisons principales.
Tout d’abord elle met en évidence notre boulimie pour l’énergie et que nous devons la réduire en faisant évoluer les technologies (isolation de l’habitat etc.) mais surtout en modifiant nos comportements (déplacement en transport en commun électrique versus déplacement en voiture individuelle essence etc.).
D’autre part, il ne faut pas réduire les problèmes environnementaux au seul réchauffement climatique et donc au seul CO2. En effet, les biocarburants ne seraient pas taxés ou peu taxés puisqu’ils sont censés avoir un bilan carbone neutre. Or, l’agriculture intensive a un impact important sur la dégradation des aquifères ainsi que sur l’érosion des sols sans oublier la réduction des terres disponibles pour les cultures alimentaires et la destruction des forêts primaires.
Un véhicule 4x4 fonctionnant au biocarburant donne peut être bonne conscience à son propriétaire mais il n’est en aucun cas une solution acceptable d’un point vue environnemental.
| Le débat sur une taxe « écologique » est crucial puisque si une telle taxe est adoptée nos choix quotidiens auront de facto un impact sur notre porte-monnaie. Nous pourrions nous dire encore une nouvelle taxe ! Comme je l’ai évoqué dans un précédent article, notre prise de conscience sur notre mode de consommation est plus liée à la montée inexorable du prix des combustibles fossiles qu’à notre goût pour l’environnement. |
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Si nous partons du postulat qu’une taxe « écologique » est nécessaire, il nous faut définir l’objectif exact de la taxe et son mécanisme. Deux grandes options sont envisagées : taxe CO2 ou taxe sur l‘énergie.
La taxe sur le CO2 s’intéresse à la seule production du dioxyde de carbone ou équivalents (méthane etc.) responsable du réchauffement climatique. Elle est à mon avis douloureuse mais acceptable en montrant clairement l’ennemi à abattre.
La taxe sur l’énergie s’intéresse à toutes les énergies consommées et bien évidemment au premier chef les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) qui produisent le CO2 lors de leur combustion.
Je suis favorable à cette deuxième option pour deux raisons principales.
Tout d’abord elle met en évidence notre boulimie pour l’énergie et que nous devons la réduire en faisant évoluer les technologies (isolation de l’habitat etc.) mais surtout en modifiant nos comportements (déplacement en transport en commun électrique versus déplacement en voiture individuelle essence etc.).
D’autre part, il ne faut pas réduire les problèmes environnementaux au seul réchauffement climatique et donc au seul CO2. En effet, les biocarburants ne seraient pas taxés ou peu taxés puisqu’ils sont censés avoir un bilan carbone neutre. Or, l’agriculture intensive a un impact important sur la dégradation des aquifères ainsi que sur l’érosion des sols sans oublier la réduction des terres disponibles pour les cultures alimentaires et la destruction des forêts primaires.
Un véhicule 4x4 fonctionnant au biocarburant donne peut être bonne conscience à son propriétaire mais il n’est en aucun cas une solution acceptable d’un point vue environnemental.
Le pragmatisme américain Par Benoit E.
le 20/11/2007 16:43
De nombreux européens ont pu penser que la non ratification du protocole de Kyoto par les Etats-Unis et sa sainte horreur pour les discussions multilatérales ont eu un impact négatif dans la prise de conscience du problème dans cette partie importante du monde. Si on y ajoute que les américains sont les plus gros émetteurs de CO2 par habitant et que le temps presse, nous avions de quoi trouver le temps long. Or, l’Etat fédéral ne représente qu’une partie des choix politiques dans ce pays avec deux autres acteurs majeurs que sont les Etats et le monde des affaires. Il est impressionnant, par exemple, de voir l’engagement pris par l’Etat californien sur la mise en place des toits solaires dans cette région.
Nous pouvons constater qu’un véritable engouement pour les énergies renouvelables est en train de voir le jour aux Etats-Unis. Est-ce par une prise de conscience soudaine des problématiques environnementales ? Plus probablement l’augmentation massive des énergies fossiles et la possibilité d’une augmentation encore plus importante dans le futur ont réveillé le pragmatisme des américains. Ces derniers se tournent naturellement et massivement vers des énergies alternatives et plus particulièrement le solaire. La demande intérieure augmentant rapidement, les investisseurs ont vite compris que le potentiel de ce marché est gigantesque. Un véritable Eldorado, digne de la ruée vers l’or et du développement d’Internet.
Certains pays européens sont en pointe dans le développement de ces marchés émergents : le Danemark, l’Allemagne, l’Espagne, … La France hésite à se lancer dans l’action et prend du retard. Tout comme pour le lancement du GSM et d’Internet, la France est spectatrice de la montée en puissance de ces changements profonds du marché mondial. Bref, nous ne sommes pas des « Early adopters » comme nous disons pour les nouvelles technologies de l’information.
Pendant que nous discutons de la meilleure manière d’atteindre l’objectif de réduction des émissions de CO2, les américains testent le marché, apprennent, investissent, développent les technologies qui seront très certainement celles de la planète demain. Tout comme l’industrie du cinéma et des nouvelles technologies de l’information, l’industrie des énergies « vertes » tend à devenir une industrie exportatrice puissante pour les américains qui se savent condamnés à l’innovation pour tenir leur première place mondiale face à des pays émergents ambitieux.
| Depuis plusieurs années l’Europe est en pointe sur la problématique du réchauffement climatique avec un rôle de locomotive dans sa prise en compte dans la politique mondiale. A ce titre elle fait exemple, par rapport à une administration américaine pour le moins obtuse sur ce sujet. | ![]() |
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Nous pouvons constater qu’un véritable engouement pour les énergies renouvelables est en train de voir le jour aux Etats-Unis. Est-ce par une prise de conscience soudaine des problématiques environnementales ? Plus probablement l’augmentation massive des énergies fossiles et la possibilité d’une augmentation encore plus importante dans le futur ont réveillé le pragmatisme des américains. Ces derniers se tournent naturellement et massivement vers des énergies alternatives et plus particulièrement le solaire. La demande intérieure augmentant rapidement, les investisseurs ont vite compris que le potentiel de ce marché est gigantesque. Un véritable Eldorado, digne de la ruée vers l’or et du développement d’Internet.
Certains pays européens sont en pointe dans le développement de ces marchés émergents : le Danemark, l’Allemagne, l’Espagne, … La France hésite à se lancer dans l’action et prend du retard. Tout comme pour le lancement du GSM et d’Internet, la France est spectatrice de la montée en puissance de ces changements profonds du marché mondial. Bref, nous ne sommes pas des « Early adopters » comme nous disons pour les nouvelles technologies de l’information.
Pendant que nous discutons de la meilleure manière d’atteindre l’objectif de réduction des émissions de CO2, les américains testent le marché, apprennent, investissent, développent les technologies qui seront très certainement celles de la planète demain. Tout comme l’industrie du cinéma et des nouvelles technologies de l’information, l’industrie des énergies « vertes » tend à devenir une industrie exportatrice puissante pour les américains qui se savent condamnés à l’innovation pour tenir leur première place mondiale face à des pays émergents ambitieux.








