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Ecosia : moteur de recherche "vert" Par
Jeannick E.
le 06/02/2010 17:08
Le sommet de Copenhague s’est révélé bien décevant sur les objectifs à atteindre dans la lutte contre le réchauffement climatique.
De nombreuses régions et grandes villes de par le monde ont décidé d’anticiper d’hypothétiques décisions des Chefs d’Etat. Il ne serait pas surprenant que ces derniers réagissent seulement sous la pression de l’opinion.
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Chacun, individu comme collectivité, peut à son modeste niveau avoir une démarche écologique et pas nécessairement contraignante. En voici un exemple.

Je vous propose de découvrir un moteur de recherche dont la philosophie est fondamentalement différente des autres moteurs ; il s’agit d’Ecosia.

Ecosia consacre la majeure partie de ses recettes publicitaires à la sauvegarde de la forêt tropicale, utilise une électricité écologique. En plus Ecosia n’exploite pas les données utilisateur à des fins commerciales.

Pour découvrir ce moteur de recherche et l’essayer : www.ecosia.org

Chargeur universel Par
Benoit E.
le 03/11/2009 16:18
Un de mes premiers articles concernait la problématique de l’obsolescence marketing des téléphones portables qui est de l’ordre de 18 mois. Mon téléphone de l’époque avait lui environ 4 ans et passait pour une véritable antiquité. Depuis je me suis décidé à acheter un téléphone qui permet l’accès à internet, prend des photos. La seule chose qu’il ne fait pas c’est le café…
Cette démarche DD avec les téléphones portables a été mise à mal avec 2 téléphones neufs en panne ou cassé en moins de 1 mois.
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J’en profite pour dire qu’il est scandaleux que les opérateurs refusent systématiquement de réparer les téléphones portables car ces derniers sont régulièrement plongés dans l’eau et sont donc victimes d’oxydation au bout de quelques mois d’une utilisation inadéquate. Utiliser son téléphone en conduisant c’est mal, utiliser son téléphone sous la douche, c’est du pain béni pour les fabricants et les opérateurs.

L’objet de cet article n’est pas de régler mes comptes avec mon opérateur (bien qu’il y aurait beaucoup de choses à dire) mais plutôt pour réagir à l’annonce de l’UIT – Union Internationale des Télécommunications qui dit avoir approuvé un chargeur universel de téléphone mobile. Si rien n'oblige les fabricants à choisir le chargeur universel, il est rare qu’une norme approuvée par l'UIT ne devienne pas le standard.

La norme UCS pour Universal Charging Solution définit le chargeur universel de téléphone mobile. Il doit permettre de réduire la consommation d’énergie et il se connecte au téléphone par une prise mini-USB, comme on en trouve, par exemple, sur les appareils photos numériques.

Une bonne nouvelle pour nos tiroirs où s’accumulaient tous les chargeurs collectés au fil du temps et dont nous n’avions plus l’utilité. Cette nouvelle norme peut sembler symbolique au niveau développement durable et pourtant les chiffres sont loin d’être ridicules. En effet, l’UIT prévoit :

  • une réduction de 50% de la consommation des équipements en mode veille
  • la suppression de 51.000 tonnes de chargeurs devenus inutiles
Cela représente une diminution de 13,6 millions de tonnes de la quantité annuelle d'émissions de gaz à effet de serre, selon l'UIT.

Avant la généralisation de ce chargeur, ayons le réflexe de privilégier les téléphones utilisant ce chargeur universel et pensons à rapporter nos anciens chargeurs afin qu’ils soient recyclés.

Des projets futuristes et pharaoniques Par
Benoit E.
le 05/10/2009 16:55
Vous avez peut être entendu parlé du projet Desertec. Il consiste à installer des panneaux photovoltaïques par milliers par centaines de milliers dans le désert africain.
Il ne faut pas oublier de mentionner que cette centrale solaire gigantesque dans le désert africain… c’est pour alimenter l’Europe !
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Le projet Desertec est essentiellement porté par une vingtaine d’entreprises allemandes comme Deutsche Bank, RWE ou encore Siemens. Excusez du peu ! La première mise en service est prévue pour 2020 et la totalité du projet pourrait intervenir en 2050, et ce pour la modique somme de 400 milliards d’euros. Quand même… Cette somme ne pourrait-elle pas être investie dans la réduction de nos besoins en énergie ?

Il semble que les écologistes se réjouissent car ce projet permettrait de réduire de manière significative les émissions de CO2 et d’éviter la construction de nouvelles centrales nucléaires, sujet hautement sensible Outre-Rhin.

Pour utiliser l’énergie émise par le soleil, de nombreux autres projets sont à l’étude : panneaux photovoltaïques géants flottants sur les mers, centrales dans l’espace pour éviter l’intermittence.

Le Japon envisage très sérieusement de se lancer dans la production d’électricité solaire depuis l’espace. Pour cela, vous placez un satellite en position géostationnaire c'est-à-dire à 36.000 km de nous, vous l’équipez de capteurs solaires un peu comme sur un satellite de communication puis, vous transmettez l’énergie avec un faisceau électromagnétique qui pointe un point minuscule sur la terre. Un projet digne d’un James Bond !

Ces projets sont la preuve de l’euphorie qui gagne le monde de la production d’énergie. Je ne suis pas favorable à ces projets qui sont techniquement complexes et potentiellement dangereux. Pointer une antenne au sol, depuis un satellite placé sur une orbite à 36.000 km n’est pas aisé et je sais de quoi je parle puisque c’est un domaine dans lequel j’ai longtemps travaillé. Et imaginez que ce faisceau de quelques dixièmes de degrés pourrait arriver sur notre tête…

De manière générale produire de l’énergie loin du site de consommation pose problème. Dans le cas du projet Desertec le transport de l’énergie coûterait environ 20 millions d’euros par Gigawatt sur une distance de 100 km. Alors quand vous voulez transporter des Terawatts sur plusieurs milliers de kilomètres, vous comprenez mieux pourquoi le coût du projet est exorbitant.

Les pays européens ne sont pas si mal placés en matière d’ensoleillement ; une bonne répartition des unités de production est un gage de stabilité de l’approvisionnement. Il est bien évident que perdre un satellite ou subir une attaque terroriste en plein désert est un scénario envisageable et lourd de conséquences.

A moins que nous trouvions un James Bond capable de nous sauver quelle que soit la situation, je pense que les solutions les plus simples sont toujours (ou presque) les plus efficaces et les plus pérennes.

Eco EnR TV Par
Benoit E.
le 06/03/2009 14:45
En visitant le salon SIREME* en fin d’année dernière, je suis tombé sur le stand Eco Enr TV.com. De quoi s’agit-il ?
Un nouveau média gratuit qui propose périodiquement une émission sur le web :
•    Eco comme économies d’énergie
•    EnR comme énergies renouvelables
•    TV comme TV
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Je n’ai pas résisté et j’ai laissé mon adresse mail tout en étant conscient des possibles conséquences au niveau du spam.

Après plusieurs émissions dont la périodicité reste à définir, j’apprécie leur concept, les sujets traités et surtout la possibilité de visualiser les reportages quand on le souhaite.

Jérôme Bonaldi est parfaitement à l’aise dans son rôle de présentateur et ma boite aux lettres n’est pas sollicitée plus que de raison.

Alors si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à vous rendre et à vous inscrire sur www.ecoenrtv.com

* Le salon Sireme est un salon dont les thématiques principales sont l’efficacité énergétique des bâtiments et les énergies renouvelables

L'avenir incertain des biocarburants Par
Benoit E.
le 15/10/2008 20:01
Les biocarburants sont devenus à la mode à la faveur de l’explosion des prix des produits pétroliers mais ils ont nettement moins la côte depuis la flambée du prix des matières premières.
Fausse bonne idée ou vraie voie de développement ?
Nous allons faire le tour du sujet sans rentrer dans les détails techniques et en rappelant que les biocarburants n’ont rien de révolutionnaire.
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Deux grandes familles de biocarburants existent :

  • La filière « alcool » permettant de produire du bioéthanol. Le sucre contenu dans les végétaux est transformé en alcool éthylique, le même que celui que l’on trouve dans toutes les boissons alcoolisées !
  • La  filière « alcool » est déjà très développée au Brésil, où le bioéthanol de canne à sucre couvre 22 % des besoins nationaux en carburant. En Europe, le bioéthanol est produit à partir de céréales (blé, maïs...) ou de betteraves.
La filière « huile » permettant de produire du biodiesel. Pour cela, on mélange de l'huile avec de l'alcool pour diminuer sa viscosité. Pour fabriquer du biodiesel, toutes les huiles peuvent être utilisées. En France les producteurs choisissent souvent de l'huile de colza, tandis qu'aux États-Unis, les fabricants préfèrent le soja.

L’incorporation directe de bioéthanol dans l’essence est facile à réaliser puisque tout moteur de voiture peut fonctionner avec 10% d’incorporation, sans être modifié. L’E85, quant à lui, est composé à 85% de bioéthanol et à 15% d’essence SP 95 mais il nécessite un moteur adapté appelé « flex-fuel ». L’incorporation directe du biodiesel dans le gazole est, elle aussi, facile à réaliser puisque tout moteur de voiture peut fonctionner avec 30% d’incorporation, sans être modifié.

De ce fait, cette solution est utilisable immédiatement et les partisans des biocarburants ne manquent pas de rappeler que les biocarburants ne nécessitent pas de nouveau réseau de distribution d’essence ou de nouveau moyen d’approvisionnement.

Les détracteurs des biocarburants relèvent eux que la particule « bio » n’est en fait que de la communication destinée à donner bonne conscience aux consommateurs et que l’on pourrait, dans ces conditions, considérer le pétrole comme naturel voire même bio puisqu’il est issu de la composition de micro-organismes.

Je fais partie de ceux qui pensent que la matière première agricole est précieuse et ne peut être détournée de sa fonction première : nourrir l’humanité. D’autre part, je suis contre le raisonnement qui tend à penser que l’utilisation massive des biocarburants pour le transport peut remplacer le pétrole sans remettre en cause nos habitudes. Il ne faut toutefois pas rejeter de manière brutale et définitive cette solution. En effet, les biocarburants doivent trouver leur place dans le bouquet énergétique mondial.

Par exemple, les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à utiliser ces biocarburants. Cette solution présente de nombreux avantages puisque la production est réalisée à partir de la matière première produite localement. Elle évite donc le transport du carburant sur de longues distances. De plus, les drèches obtenues sont riches en protéines et sont incorporées dans l’alimentation du bétail. Cette solution évite l’importation des tourteaux de soja dont les filières animales françaises sont dépendantes. Enfin, les tracteurs nécessitent une forte puissance et le moteur à explosion actuel reste pour l’instant incontournable.

Il faut souligner que de nombreux chercheurs travaillent sur les biocarburants de deuxième génération. Cela consiste à utiliser des déchets de bois, de paille et de végétaux ou des algues comme matière première. Un potentiel gigantesque mais les défis techniques à relever sont importants. Les chercheurs français sont dans le peloton de tête sur ce sujet.

Avec cette deuxième génération, le bioéthanol pourra alors répondre à de nombreux besoins dans de bonnes conditions environnementales mais je reste contre son utilisation dans les transports individuels.

Le Dieu Soleil Par
Benoit E.
le 06/03/2008 09:31
Dans de très nombreuses civilisations le soleil a été vénéré comme un Dieu.

Sur Terre, l'énergie solaire est à l'origine de la vie. Le règne végétal, dont dépend le règne animal, l'utilise la transformant en énergie chimique via la photosynthèse.
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L’énergie solaire est également à l'origine du cycle de l'eau et du vent. A l'exception de l'énergie nucléaire, de la géothermie et de l'énergie marémotrice, l'énergie solaire est donc à l'origine de toutes les autres énergies sur Terre. Le solaire apporte une source inépuisable d'énergie qui peut être transformée en une autre forme d'énergie utile pour l'activité humaine, notamment en chaleur, en électricité ou en biomasse.

L’énergie solaire a toute sa place sur le toit de nos maisons mais je souhaite aujourd’hui concentrer mon article sur les centrales de production d’électricité. Les deux méthodes principales de production sont le photovoltaïque et l'énergie électrique thermique.

Une cellule photovoltaïque est une minuscule machine à produire de l’électricité à partir de la lumière. Le phénomène qui permet cette conversion a été découvert par Antoine Becquerel en 1839, mais il a fallu un siècle pour en voir des applications.

De nos jours on utilise principalement le silicium afin d’assembler en série, des milliers de cellules photovoltaïques qui deviennent des panneaux photovoltaïque. La plus grande centrale photovoltaïque au monde est en construction dans le sud du Portugal. Elle comprendra environ 262.000 panneaux photovoltaïques installés.

L’énergie le photovoltaïque a accompli un bond spectaculaire depuis 2002 avec une croissance moyenne de 50% par an, ce qui signifie que la production photovoltaïque double tous les deux ans

Le principe de l'énergie électrique thermique est de concentrer les rayons du soleil, à l'aide de miroirs vers un fluide conducteur de chaleur. Lorsque celui-ci s'échauffe, il produit de la chaleur qui actionne des turbines générant de l'électricité.

Dans les centrales à tour, on utilise de nombreux miroirs qui concentrent le rayonnement solaire sur une chaudière placée en haut d'une tour.
Dans les centrales à capteurs cylindro-paraboliques on utilise des miroirs paraboliques pour chauffer un liquide parcourant un tube.
Cette deuxième solution est plus simple à installer mais offre un rendement inférieur du fait du transport du liquide sur des distances importantes.

Certains États, l'Espagne en tête, misent sur les centrales solaires thermiques plutôt que sur le photovoltaïque. Je suis, moi aussi, favorable à ce mode de production pour deux raisons principales : le coup de production s'avère plus élevé en raison du prix du silicium. D’autre part, le silicium matière première des ordinateurs est une ressource finie. Je pense que la technologie photovoltaïque doit être utilisée en priorité pour les petites unités de production comme sur les toits de nos maisons.

Dans tous les cas, il semble que le Dieu Soleil va briller des ses milles feux … Pas si sûr ! Une nouvelle menace plane, elle s’appelle l’obscurcissement planétaire.et devinez quoi ? L’Homme en est le responsable !

Le réseau électrique et le réseau Internet Par
Benoit E.
le 03/12/2007 18:36
Je suis un pur produit des NTIC – Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Bien que je ne croie pas que le mot « Nouvelles » soit encore valable, je suis convaincu que les « Nouvelles Energies » peuvent s’inspirer largement de ce que nous avons appris dans ce domaine.
En particulier, je suis convaincu que nous pouvons copier le réseau énergétique de demain sur le réseau Internet et son succès planétaire.
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En 1962, pendant la guère froide, l'US Air Force demande à un petit groupe de chercheurs de créer un réseau de communication militaire capable de résister à une attaque nucléaire. Le concept de ce réseau reposait sur un système décentralisé, permettant au réseau de fonctionner malgré la destruction d'une ou plusieurs machines.

En 1969, le réseau expérimental ARPANET fut créé afin de relier plusieurs universités avec la volonté de partager des ressources de calcul importantes et rares. Le réseau ARPANET est considéré comme le réseau précurseur du réseau internet.

Les réseaux informatiques des années 70 basés sur une architecture centralisée, ont disparu au profit d’un système décentralisé. Le réseau Internet a accéléré le mouvement et interconnecte maintenant des millions de machines de faibles capacités (des micro-ordinateurs) qui permettent de communiquer entre elles avec les caractéristiques suivantes :
• Plusieurs nœuds du réseau peuvent être non opérationnels sans perturber son fonctionnement ;
• La communication entre machines se fait sans machine centralisée intermédiaire ;
• Les protocoles utilisés sont basiques.

Deux exemples concrets me viennent à l’esprit pour vous montrer la puissance du système décentralisé :

Le modèle Google est très intéressant à plus d’un titre. Quelle puissance informatique phénoménale pour enregistrer les références des milliards de pages web auxquelles nous souhaitons accéder ! Un ou plusieurs supers calculateurs ? Non des millions de PC répartis sur différents sites permettent d’offrir un service d’une qualité incroyable.

Le génome humain a été décodé à la fin du XXème siècle alors que la puissance de calcul nécessaire n’était pas disponible. Cela a été rendu possible par la mise en réseau de milliers de PC appartenant à des particuliers qui ont traité quand ils pouvaient et de manière transparente une information élémentaire qui leur était transmise.

Aujourd’hui, le réseau énergétique mondial et en particulier le réseau français est centralisé autour de grosses unités de production comme le réseau informatique d’hier. Demain, nos maisons, nos bureaux, nos administrations, nos entreprises et nos écoles seront équipés de panneaux solaires, d’éoliennes, ou tout autre système qui produira de l’électricité localement. Cette électricité sera injectée sur le réseau électrique. La capacité de stockage de cette énergie ? Le réseau tout simplement.

Je suis convaincu que le réseau énergétique de demain suivra le modèle Internet et sera plus efficace, plus souple et plus sûr !

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