) Le blog de Anne
Welcome Invité
anneetvous

applications-office.png

Green attitude pour la grande bleue Par
Anne T.
le 18/05/2010 16:58
Cet été, la mer a les moyens de se refaire une santé !
Savez-vous qu'une nouvelle loi européenne interdit de rejeter les eaux usées en mer ?
Cela nécessite un pompage par une entreprise spécialisée ou  bien de les retraiter par un système biologique.
Une entreprise s'est penchée sur le problème et propose une gamme entièrement bio destinée aux bateaux.

bateausd.jpg

Cette gamme innovante révolutionne les attitudes des plaisanciers et permet d'être conforme à la  nouvelle réglementation.
Les produits sont 100% Bio et travaillés sur une base naturelle végétale et enzymatique.

Pour les néophytes, une petite explication sur le système de l'eau à bord :

  • La cuve eau grise récupère l'eau de vaisselle, douche …
  • La cuve eau noire concerne les sanitaires.
Que faire de ces eaux ? Stop à : « je jette le tout par-dessus bord ! »

Ces produits contiennent des enzymes qui liquéfient les blocs solides et les hydrocarbures.
Je vous passe les détails...
Les eaux liquéfiées, traitées et purifiées peuvent alors être rejetées en mer. Tests à l'appui.

La gamme bateaux est complète et étudiée de façon à satisfaire l'entretien d'un bateau de la quille au mat avec des produits pour l'entretien des ponts en Teck, glissières en Inox, voiles, plexiglas, coque, détartrant intérieur, nettoyant de sièges tissus et cuir, produit vaisselle bio, dessalage des inox, dégraissant moteur...

On embarque quand ?

Cet été, les contrôles en mer seront fréquents.
Alors, profitez de la grande bleue tout en adoptant la green attitude :-)

anne@anne-et-vous.com

En savoir plus : FC Industrie - fc.industriefrance@orange.fr - 04.94.48.35.38

Les papillons de nos jardins Par
Benoit E.
le 09/05/2009 09:37
Avec le printemps, la nature reprend vie sous nos latitudes. Comme pour de nombreuses personnes, elle est synonyme pour moi d’allergies bénignes au niveau ORL.
Le printemps, c’est aussi la période où les jardiniers sortent les tondeuses de leur hibernation pour obtenir une pelouse digne d’un parcours de golf.
papillonsd.jpg
Je me souviens de la visite du jardin d’un de mes amis dans sa maison de campagne. Un espace plein d’herbes sauvages et d’orties côtoyait des alignements de fleurs magnifiques.
Devant mon interrogation, il m’a expliqué que les papillons nombreux dans la région disparaissaient et que cet espace permettait de protéger leur habitat. Dérisoire ?

En me rendant sur Wikipedia, j’ai appris que l’on utilise les papillons pour évaluer la santé des écosystèmes. En France, les papillons des prairies ont régressé de 50 % entre 1990 et 2005, principalement en raison de la dégradation progressive des écosystèmes, de l'agriculture intensive ou encore du réchauffement climatique.

La préservation de la biodiversité est une priorité en Europe en protégeant les zones de nature vierges de toute activité humaine. Mais qu’en est-il de nos jardins ? Ne pourraient-il pas être un havre de paix pour la biodiversité ?

Une initiative intéressante vient de voir le jour : Les Jardins de Noë. Je vous invite à visiter leur site Internet : www.jardinsdenoe.org. Vous pourrez apprendre à jardiner responsable. Vous pourrez même inscrire votre jardin en adhérant à la charte Jardins de Noë.
Bien sûr l’objectif n’est pas de préserver uniquement les papillons mais aussi hérissons, coccinelles, mésanges, lézards etc.

J’en tire deux conclusions : l’observation de notre environnement permet de constater son évolution sur une échelle de temps très réduite et que la multiplicité des petites initiatives vaut bien les grandes décisions politiques.

Mon ami JR était-il en avance sur son temps ? Certainement, après tout il se définit comme un amoureux de la nature. « Normal je suis un chasseur » me dit-il avec l’assurance que je le lui connais bien. Je pense moi que cela fait un bon moment qu’il n’a pas chassé sauf peut être dans sa société où le tir aux pigeons est très à la mode. Mais chut, cela ne nous regarde pas !

Les plantes compagnes Par
Jeannick E.
le 03/05/2009 14:23
Au jardin comme au verger, il n'est pas indispensable d'avoir recours aux pesticides pour lutter contre les parasites. Certaines plantes sont de très bons auxiliaires de culture.
Il existe des plantes à caractère répulsif pour certains insectes ; Elles vont protéger d'autres plantes. On parle alors de plantes compagnes.
menthesd.jpg
C'est ainsi que la menthe éloigne la fourmi et donc le puceron noir toujours dans son « sillage ».
Dans le verger la ciboulette est un bon auxiliaire du pommier.

Par contre, il est des plantes qui ne font pas « bon ménage », la carotte et la menthe par exemple ou encore la tomate et le fenouil.

Voilà la période où l'on plante et sème, c'est peut-être l'occasion, pour en savoir plus de visiter :
http://pagesperso-orange.fr/association.fruits.oublies/

Bien avant la pénurie de pétrole Par
Jeannick E.
le 27/03/2009 13:11
L’envolée du prix du brut, il y a quelques mois, nous a sensibilisé au fait qu’il s’agissait d’une ressource dont l’épuisement est inéluctable. Chaque jour ou presque on nous entretient sur le réchauffement climatique de mieux en mieux pris en compte par le monde économique.
Bien avant de connaître la pénurie de pétrole un grave problème menace la planète : il s’agit de la raréfaction de l’eau, ressource cruciale bien plus que le pétrole car l’eau c’est la vie !
cascadesd.jpg
Il semble que l’eau ne fasse pas partie des préoccupations politiques essentielles. Cette ressource naturelle que l’on a tendance à considérer comme inépuisable doit être gérée et les fonds consacrés à l’eau doivent être sérieusement réévalués car actuellement ils sont minuscules comparés à ceux investis dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.

De nombreuses données  invitent à une meilleure gestion de l’eau.
Dans les pays en développement 80% des maladies sont liées à l’eau, causant 1,7 million de morts par an.
Une augmentation de  population de un million de personnes nécessite 800 millions de mètres cubes d’eau en plus.
Dans le monde la consommation de viande s’accroît – ce qui n’est pas un plus du point de vue santé - et produire un kilo de viande demande deux fois plus d’eau qu’un kilo de céréales.
Par ailleurs le réchauffement climatique a des conséquences sur l’hydrologie ; on constate des sécheresses plus longues engendrant  limitation de la production agricole et pertes économiques comme en Australie par exemple.

Si l’agriculture est le principal consommateur d’eau (70%) l’industrie en consomme 20% ;  il reste 10% pour l’eau potable. Peu d’entreprises du secteur industriel semblent se préoccuper de la raréfaction de l’eau et pourtant elles courent des risques dans le cas de rupture d’alimentation : fabrication compromise ou fonctionnement interrompu s’agissant de centrales nucléaires.
Certaines industries cherchant à réduire leurs coûts ont fait des économies en énergie, en eau. Elles ne manquent pas de mettre en avant leur comportement «  développent durable » alors que leur motivation première était tout autre.

Une meilleure gestion de l’eau s’impose sinon le développement économique, la santé, l’environnement, la stabilité géopolitique de certaines régions du monde seront de plus en plus menacées.
Selon Peter Gleick, Directeur du Pacific Institute, chaque goutte d’eau doit être mieux utilisée, plus intelligemment avec des tarifications adaptées pour éviter les gaspillages.

« L’accès à l’eau est un droit humain qui doit être garanti à tous ».

Qu'est-ce que l'agriculture biologique? Par
Benoit E.
le 22/03/2009 09:53
Pendant mes dernières vacances je suis retourné dans notre maison familiale qui se trouve dans le Sud-Charente. Cet endroit se trouve dans la campagne profonde, au milieu des champs et des bois. Comme tout le monde j’ai assisté à l’augmentation impressionnante des surfaces cultivées par un seul agriculteur, rendue possible par une course effrénée à la mécanisation, la spécialisation et à l’utilisation massive de produits chimiques.logoabsd.jpg
Mais quelle ne fut pas ma surprise de voir des prairies en fond de vallée et donc régulièrement inondées, labourées pour la culture du maÏs. A cette occasion, les dernières haies du « quartier » ont été sauvagement supprimées. Je m’interroge encore sur la finalité d’une opération négative pour l’environnement et dont le bénéfice pour l’agriculteur sera à coup sûr discutable.

A côté de l’agriculture « traditionnelle », quelques agriculteurs Bio sont bien évidemment présents dans la région mais ils sont encore minoritaires et perçus comme des Martiens dans le monde agricole. Mais qu’est-ce que l’agriculture biologique ? L’agriculture biologique rassemble les pratiques agricoles respectueuses des équilibres écologiques et de l’autonomie des agriculteurs. Son objectif est la préservation des sols, des ressources naturelles, de l’environnement et au maintien des agriculteurs. Entre autres missions, l’agriculteur bio développe les haies sur son exploitation afin d’attirer sur son champ les prédateurs naturels dont il a besoin… Comme trop souvent, certains s’acharnent à faire, ce que d’autres s’acharnent à détruire.

Fin 2007, environ 12.000 exploitations agricoles étaient engagées dans la production biologique avec 557 133 ha, soit 2% de la surface agricole utilisée (SAU) nationale. A noter que le nombre d’agriculteurs bio augmente lentement, beaucoup plus lentement que la demande de produits biologiques qui suit une croissance annuelle d’environ 10%. Ce qui conduit paradoxalement la France, deuxième exportateur dans le domaine des produits agricoles et maraîchers derrière les Etats-Unis à importer la moitié des produits biologiques qu’elle consomme!

Le ministère de l’agriculture et de la pêche a édicté un cahier des charges commun et transparent en matière d’agriculture biologique. Tous les produits respectant ce cahier des charges ont le droit de porter le fameux logo AB. L’Agence BIO a elle été créée en 2001 pour développer et promouvoir l’agriculture biologique. Cette agence rassemble les représentants des Pouvoirs Publics, ministère de l’agriculture et ministère de l’écologie, ainsi que les professionnels du secteur. Le prochain événement organisé par l’Agence BIO est le Printemps BIO qui se déroulera la première quinzaine de juin dans toute la France.

Peut-on assimiler l’agriculteur durable à l’agriculture bio ? En fait, l’agriculture biologique est souvent considérée comme un ferment de l’agriculture durable. Reste au consommateur à éviter d’acheter un aliment même bio produit à l’autre bout de la planète. D’ailleurs, le cahier des charges du Label AB ne porte pas sur ce critère tout comme il ne porte pas sur la qualité des produits, mais sur le respect de l'environnement. Cependant lorsque je mange un poulet bio produit par notre voisin, je n’ai guère de doute sur sa qualité !

Fort heureusement pour lui et pour les agriculteurs bio, de plus en plus de personnes sont prêtes à payer un peu plus cher un excellent produit élevé dans des conditions acceptables pour notre planète et presque « humaine » pour les animaux en question.

En savoir plus : www.printempsbio.comwww.agencebio.org

De la dangerosité des médicaments Par
Jeannick E.
le 01/03/2009 14:59
J’ai appris il y a quelques temps que les poissons des rivières connaissaient une transformation sexuelle. Une étude scientifique britannique avait trouvé une forte corrélation entre féminisation des poissons sauvages et présence d’oestrogènes dans l’eau des rivières. Depuis une nouvelle étude implique également les anti-androgènes.
Que de notions savantes et compliquées. Pour le moins il nous faudrait les lumières de Philippe, chroniqueur de ce blog pour y voir un peu plus clair.
medicamentsd.jpg

Faisons simple et voyons le fond du problème.

On a observé que quantité de principes actifs contenus dans des médicaments se retrouvaient dans la nature et en particulier dans l’eau. Même si certains dosages sont faibles, on ne sait rien des mélanges et sans aucun doute beaucoup de conséquences restent à découvrir.

Parmi les responsables on trouve les industries chimiques et pharmaceutiques, les hôpitaux dont les rejets, les déchets ne sont pas traités avec des procédés adéquats.
Mais en réalité nous sommes tous responsables. Nous connaissons la dangerosité des médicaments liée au non respect de la posologie mais nous en ignorons une autre quand le médicament finit à la poubelle ou dans l’évier.

Au même titre qu’on nous demande de collecter les objets aux composants toxiques, comme les piles, si nous voulons préserver notre environnement, il nous faut  systématiquement participer à la collecte des médicaments non utilisés en les rapportant chez le pharmacien.

Les conséquences de la deforestation Par
Benoit E.
le 31/01/2009 16:22

Quand nous évoquons le problème de la déforestation nous pensons immédiatement aux forêts qui se trouvent en Amazonie, en Afrique équatoriale ainsi qu’en Asie (Malaisie et Indonésie). Nous ne devons toutefois pas oublier que la déforestation a été intense en Europe pendant des siècles puis plus récemment en Amérique du Nord. Par exemple, la France à l’époque de Jules César était  boisée à plus de 90% pour passer à moins de 15% à la fin du XIXe siècle !foretsd.jpg

Aujourd’hui, le couvert forestier français représente environ 25% du fait de mesure réglementaires drastiques et d’un reboisement massif ainsi que l’abandon de terres agricoles.
De même, avant l'arrivée des Européens aux États-Unis, près de la moitié de la surface des États-Unis était couverte par une forêt primaire. Il n’en reste pratiquement plus rien !
Nous aurions pu aussi citer le cas de la Grèce et du Liban dont les forêts ont été massivement exploitées dès l’Antiquité.

La déforestation est une problématique majeure car elle implique plusieurs phénomènes graves pour l’environnement au sens le plus large.

Tout d’abord, la forêt est le milieu terrestre qui abrite et nourrit le plus d'êtres vivants. La déforestation cause la destruction d'habitats de milliers d'espèces animales et végétales, souvent condamnées à disparaître. La déforestation a donc un impact énorme sur la perte de biodiversité.

Ensuite, les forêts ont une action importante sur le cycle de l'eau, notamment avec l'évapotranspiration. Ce phénomène influence la pluviométrie. Il créée par exemple, une hygrométrie locale importante en zone tropicale. Il permet aussi de recréer des nuages qui vont arroser les terres continentales qui ne le seraient pas autrement.

Dans la mesure où les forêts tropicales séquestrent le dioxyde de carbone, elles sont considérées comme un élément essentiel de la solution au problème du changement climatique. De plus, la destruction par le feu libère des quantités massives de CO2 dans l’atmosphère et représente environ 20% des émissions mondiales de ce gaz. La déforestation a donc un impact important dans le changement climatique local et mondial.

Enfin, les forêts retiennent la majorité de l'eau de pluie qu'elles interceptent ou l'infiltrent en rechargeant la nappe phréatique. De plus, l'eau filtrée par les forêts est épurée. Il faut par exemple environ 30 mètres de forêt pour que la quasi-totalité des nitrates agricoles soit retenue. La déforestation augmente encore les problèmes de manque d'eau potable et favorise les catastrophes naturelles (glissements de terrains, avalanches et coulées de boues) de plus en plus coûteuses et dévastatrices, comme ce fut le cas en Chine. Cette dernière s’est lancée depuis, dans un vaste programme de reboisement.

D’après Greenpeace, 13 millions d’hectares de forêts disparaissent chaque année dans le monde, soit environ 25 hectares chaque minute !!
L’exploitation illégale et abusive des forêts par l’industrie forestière et l’expansion du secteur agricole constituent aujourd’hui les principales raisons de la déforestation. Tout cela pour nous fournir essentiellement des meubles de jardin et des biocarburants !

La bonne nouvelle c’est que le phénomène de la déforestation est réversible. Pour cela, il est nécessaire de protéger les forêts primaires restantes et de se lancer dans un reboisement ambitieux… au niveau planétaire ! Rien de moins.

Embarquement pour un dernier vol Par
Benoit E.
le 18/11/2008 14:20
Ce mois-ci, nous parlons voyage ou peut être devrais-je écrire voyage(s). Encore un sujet Sur Mesure pour le Développement Durable ! Je suis assuré malgré mes efforts de plomber l’ambiance.

Je pourrais vous dire qu’il serait souhaitable de voyager, moins souvent, moins loin, plus longtemps.
avionsd.jpg
Je pourrais vous dire que les nouvelles technologies devraient remplacer les déplacements professionnels aussi nombreux qu’inutiles et que rien ne vaut un bon Géo pour plonger dans les eaux turquoises des caraïbes. Je pourrais même pousser le vice jusqu’à vous dire que le vrai voyage est intérieur et spirituel plutôt que de se brûler la peau en plein hiver ;-).

Oui mais voilà, pas de chance, je suis d’humeur à traiter la question suivante : Que faire des avions à leur mort? Je perçois déjà que vous regrettez votre dernier clic. Et pourtant cette question mérite enfin d’être posée ! Cette dernière ne s’était pas posée en raison de l’explosion « tardive » du transport aérien comparé au transport automobile et de la durée de vie importante des avions, de l’ordre de 30 à 40 ans, celle de l’automobile n’étant que de 7 ans.

Pour ces deux raisons les propriétaires de ces avions se trouvaient jusqu'ici peu confrontés à leur élimination, à la différence des automobiles qui partent, chaque année, en masse à la casse. Il n'existe d'ailleurs aucune réglementation spécifique pour faire disparaître les avions, contrairement aux voitures, dont les fabricants sont désormais soumis à un régime sévère.

Actuellement, les appareils obsolètes sont le plus souvent abandonnés dans des déserts (comme celui de Mojave aux Etats-Unis) ou sur des aéroports. Parfois, ils sont découpés dans des conditions très critiquables en termes de sécurité et de protection de l'environnement, n'autorisant qu'un recyclage et une valorisation très partielle des composants. Certains ferrailleurs démontent un avion en deux ou trois jours à la pelle, et ne peuvent donc que revendre 30 à 40% de l'engin.

Or d'ici 20 ans, plus de 6.000 avions civils de plus de 100 places seront retirés de la circulation. Pour répondre à ce besoin, Airbus travaille sur un projet de recyclage de ses avions. Pour ce faire, ils sont découpés au jet d'eau, une technique utilisée dans l'industrie pétrochimique, qui permet d’éviter que les résidus d’hydrocarbures ne s’enflamment. L’utilisation du chalumeau est donc proscrite…

Une première unité est opérationnelle en France mais le problème reste … le coût bien évidemment. Il est estimé entre 30.000 et 150.000 euros, coût qui n’est pas répercuté sur le prix du billet.
Les avionneurs seront-ils tentés de délocaliser cette activité dans des contrées où la main d’œuvre est moins chère ? Certains y pensent déjà très sérieusement. Ce serait d’autant plus facile que les avions  finissent leur carrière dans ces mêmes pays.

Comme dirait le chef de cabine : J’espère que vous avez passé un agréable voyage en ma compagnie….

Accident nucléaire niveau 7 Par
Benoit E.
le 18/09/2008 17:02
Le week-end dernier, j’ai assisté à une réunion fort intéressante sur l’énergie solaire, ses avantages, ses inconvénients. Mes deux interlocuteurs : des experts techniques et financiers dans le montage d’offres innovantes dans le domaine de l’énergie solaire thermique ou photovoltaïque. Leur objectif, transformer le potentiel gigantesque des réactions thermonucléaires du soleil en services compétitifs face aux énergies carbones et nucléaires.explosionsd.jpg
La journée tirait sur sa fin lorsque je suis tombé accidentellement sur une émission consacrée à  Tchernobyl. Malgré une hésitation, je n’ai pas résisté à l’envie d’en savoir plus sur cette tragédie, persuadé que j’allais me coucher à une heure tardive et le cœur lourd. Je ne pensais pas que ce serait à ce point.

Que pouvais-je apprendre de plus sur cet accident nucléaire de niveau 7 ? Que c’est le seul accident de cette gravité dans le monde ? Que le nuage radioactif avait bien voulu stopper à nos frontières tel un gentil soldat ? Que l’information transmise par l’URSS était filtrée ?

Je savais que les populations aux alentours ont été déplacées tardivement et donc exposées à des niveaux de radiation très importants. Que les conséquences sanitaires sont terribles sans que nous puissions être précis puisqu’aucune étude épidémiologique n’a jamais été réalisée. Je savais que les militaires et les civils qui ont construit le sarcophage pour contenir la radioactivité ont payé un très lourd tribu.

J’ai appris que Gorbatchev à la tête de l’Union Soviétique à cette époque et interviewé, n’était au courant de rien. Que les scientifiques dépêchés sur place ont eux-mêmes eu toutes les peines à comprendre l’ampleur de la situation pendant qu’ils se faisaient irradiés. Effrayant !

J’ai appris que la situation était explosive puisque l’explosion que nous avons connu aurait pu entrainer une deuxième explosion qui elle, aurait très probablement rayé l’Europe de la carte. Tout simplement ! Effrayant !

J’ai appris que la situation est si grave que 500.000 nettoyeurs ont été exposés à des niveaux de radiations extrêmes afin de stabiliser la situation, que le coût de l’opération a été de 18 milliards de roubles (soit à peu près la même somme en euros). L’accident de Tchernobyl a donc mis à genoux au niveau économique et sanitaire l’ex-URSS. A tel point que certains pensent que ce n’est pas le capitalisme qui a tué le socialisme soviétique mais bien l’accident de Tchernobyl. Effrayant !

Vous trouvez que les éoliennes sont bruyantes et défigurent le paysage. Moi non !

Eau propre ou eau sale? Par
Benoit E.
le 24/05/2008 12:02
Le reportage sur les PCB qui vient d’être diffusé par France 2 dans son émission « Envoyé Spécial » m’incite à la rédaction d’un article sur l’eau. Une remarque lapidaire durant le reportage peut, à elle toute seule, résumer la situation : « Comment l’Homme peut-il considérer les mers, les fleuves, les lacs et les rivières à la fois comme son garde-manger et sa poubelle ? » eausd.jpg

Alors que 70% de la surface de la Terre est recouverte d’eau, plus de 97% de cette eau est salée. L’eau douce représente donc à peine 3% et environ 70% de cette eau est gelée dans les calottes glaciaires et les glaciers. Il en résulte que moins de 1% de la ressource est utilisable par les humains.

Dans les pays occidentaux, la répartition de l’eau prise par les hommes dans les fleuves, les lacs, les aquifères et les zones humides est la suivante : l’agriculture absorbe les ¾, alors que 18% de cette eau est utilisée par l’industrie, et 8% par les municipalités.
Si l’agriculture consomme beaucoup d’eau c’est en partie du fait de notre régime alimentaire riche (très riche… trop riche ?) en protéines animales. A titre de comparaison, un kilo de céréales nécessite la consommation de 500 à 4000 litres d’eau, alors que la production d’un kilo de viande industrielle en nécessite environ 10000 litres.

Si la consommation excessive d’eau à des conséquences graves sur notre environnement, la pollution à des conséquences dramatiques sur l’environnement ET sur notre santé. Comment l’Homme peut-il oublier qu’il se trouve au sommet de la chaine alimentaire et que tous les polluants rejetés dans l’eau, la terre et l’air vont se retrouver un jour ou l’autre dans son assiette ou dans son verre ?
Si l’affaire du PCB est symptomatique de la gravité de la situation et de la capacité de nos dirigeants à fermer les yeux, il ne faut pas oublier les autres polluants comme les antibiotiques, les produits industriels, les métaux lourds, les pesticides, les hormones etc. La liste est effroyablement longue.

Dans ces conditions, Anne a toujours été intransigeante sur la consommation d’eau de source et donc en bouteilles pour toute la famille. Si au niveau du goût, je trouve qu’il n’y a pas de comparaison possible, ma fibre développement durable ne pouvait pas se satisfaire de cette option tant l’impact sur l’environnement est délirant entre le transport et la matière plastique nécessaire. De plus, l’été dernier, alors que nous faisions nos courses dans une grande surface, j’ai eu le loisir de me rendre compte que des palettes entières d’eau en bouteilles étaient en train de prendre un long bain de soleil qui ne serait pas sans conséquences sur sa qualité.

Nous avons récemment transigé pour un système de filtrage sur le robinet qui semble être un bon compromis entre qualité de l’eau, développement durable et budget. Bien évidemment, cette solution est transitoire, en attendant que l’Homme se décide à ne plus polluer et que la Nature veuille bien se nettoyer...

Billets suivants

Newsletter

Votre adresse E-mail :