04/01/2010
No Low Cost Par Jeannick E.
le 04/01/2010 13:02
L’occident a tendance à montrer du doigt l’Inde et la Chine comme plus gros responsables des émissions de gaz à effet de serre. Il faut savoir que la moitié de la production chinoise est destinée au monde occidental.
Ainsi nous délocalisons l’emploi mais nous délocalisons aussi la pollution. L’engagement de l’Europe dans la lutte contre le réchauffement climatique nous donne bonne conscience mais la réalité c’est que notre course effrénée aux « low cost » d’importation fait de nous de très gros producteurs de CO2. Une enquête récente indique que les Français sont parmi les plus sensibilisés à la question du réchauffement climatique. Etre sensibilisé est une chose, modifier en conséquence son mode de consommation en est une autre.
Je vous invite à lire : No Low Cost de Bruno Fray et Stéphane Reynaud - Editions du Moment jeannick@anne-et-vous.com
| Il nous arrive aisément d’être fier après avoir acheté un objet manufacturé ou une denrée alimentaire à un prix particulièrement intéressant et surtout s’il défie toute concurrence. Nous ne voyons pas nécessairement toutes les conséquences de ce choix. Beaucoup de produits, à bas prix sont importés d’Asie. Il est quelque peu ahurissant pour un pays, agricole s’il en est, comme la France, de découvrir, par exemple, que la moitié de sa consommation d’asperges est importée de Chine. | ![]() |
|---|
Ainsi nous délocalisons l’emploi mais nous délocalisons aussi la pollution. L’engagement de l’Europe dans la lutte contre le réchauffement climatique nous donne bonne conscience mais la réalité c’est que notre course effrénée aux « low cost » d’importation fait de nous de très gros producteurs de CO2. Une enquête récente indique que les Français sont parmi les plus sensibilisés à la question du réchauffement climatique. Etre sensibilisé est une chose, modifier en conséquence son mode de consommation en est une autre.
Je vous invite à lire : No Low Cost de Bruno Fray et Stéphane Reynaud - Editions du Moment jeannick@anne-et-vous.com
17/05/2009
Home Par Benoit E.
le 17/05/2009 22:32
Pour ces événements j’arrive à éviter parfois ce problème grâce aux agendas électroniques et autres gadgets. Je viens d’ailleurs de rentrer un rendez-vous qui nous concerne tous. Vous ne voyez pas de quoi je veux parler ? Et bien, le 5 juin nous avons rendez-vous avec la terre avec la sortie en simultané sur tous les médias possibles de Home, le dernier film de Yann Arthus-Bertrand.
Plutôt que de grands discours voici le synopsis et le lien sur la bande annonce : http://www.youtube.com/homeprojectfr
En 200 000 ans d'existence, l'homme a rompu un équilibre fait de près de 4 milliards d'année d'évolution de la Terre. Le prix à payer est lourd, mais il est trop tard pour être pessimiste : il reste à peine dix ans à l'humanité pour inverser la tendance, prendre conscience de son exploitation démesurée des richesses de la Terre, et changer son mode de consommation. Alors, si comme moi, votre mémoire vous joue des tours malgré votre jeune âge, utilisez tous les moyens techniques pour vous rappeler cette date importante car plus le nombre de spectateurs sera élevé plus le message transmis sera fort et limpide. J -18 !
| Je suis toujours un peu nerveux lorsque une date anniversaire arrive à grands pas. Je ne peux pas dire j’oublie mais j’ai souvent du retard à l’allumage ; il n’est pas rare que je souhaite un anniversaire avec un ou deux jours de retard mais je suis sûr qu’il m’est arrivé de dépasser largement ce délai… | ![]() |
|---|
En 200 000 ans d'existence, l'homme a rompu un équilibre fait de près de 4 milliards d'année d'évolution de la Terre. Le prix à payer est lourd, mais il est trop tard pour être pessimiste : il reste à peine dix ans à l'humanité pour inverser la tendance, prendre conscience de son exploitation démesurée des richesses de la Terre, et changer son mode de consommation. Alors, si comme moi, votre mémoire vous joue des tours malgré votre jeune âge, utilisez tous les moyens techniques pour vous rappeler cette date importante car plus le nombre de spectateurs sera élevé plus le message transmis sera fort et limpide. J -18 !
10/03/2009
Earth Hour Par Anne T.
le 10/03/2009 23:05
Si cette année, vous souhaitez participez à cette mobilisation et ainsi affirmer votre implication en faveur de la planète, rendez-vous le 28 mars 2009 de 20H30 à 21H30 et chez vous :
ETEIGNEZ LA LUMIERE......
En savoir plus: www.earthhour.fr
| Les gouvernements se réuniront en décembre 2009 à Copenhague afin de définir un accord sur la lutte contre le réchauffement climatique. L'année dernière, 50 millions est le nombre estimé de personnes à avoir éteint la lumière simultanément. | ![]() |
|---|
11/12/2008
Mon beau sapin Par Benoit E.
le 11/12/2008 08:51
Pour la couronne de l'Avent, c’est trop tard puisqu’il faut allumer une bougie chaque dimanche. Cette coutume nous vient d'Allemagne. Elle remonte au XVIème siècle pour préparer les croyants à la fête de Noël. Par contre pour les bredeles d’Alsace ce n’est pas trop tard. C’est le gourmand qui vous le dit. Les bredeles sont des gâteaux alsaciens nombreux et variés. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous conseille le livre de Thierry Kappler : Petits fours et bredeles.
Je pense aux montagnes de bredeles fabriqués en un temps record par Méta. Que de bons souvenirs… Rien que d’y penser, j’en ai une énorme envie !. L’Alsace est une région merveilleuse mais qui surprend souvent les « non-initiés ». Les alsaciens l’assument voire même le revendiquent. Cette ferveur durant tout le mois de décembre métamorphose toutes les villes et les villages qui s’illuminent et deviennent vivants comme jamais et ce malgré des températures souvent très basses.
Et le développement durable dans tout cela ? Je dirais qu’il s’en sort plutôt bien car cette période consacre le partage et l’ouverture vers les autres. Concernant l’environnement, les millions de sapins sacrifiés ne sont plus depuis bien longtemps issus de nos forêts et le bilan carbone peut ne pas être exécrable, pour peu qu’ils ne viennent pas de trop loin. Attention cela peut être le cas ! Pour les éclairages, des solutions techniques existent pour donner vie à nos rues et nos sapins. De plus, il n’est pas nécessaire d’allumer les illuminations trop tôt.
Tout est bien dans le meilleur des mondes ? Pas tout à fait. Je pense à toutes ces oies et canards à qui nous faisons subir des gavages quotidiens pour obtenir un foie gras souvent industriel et d’une qualité gustative fort discutable. Et que dire de cette débauche de cadeaux made in china dont l’intérêt, le prix et la qualité sont plus que discutables. Mais chut, je ne voudrais pas fâcher le Père Noël et surtout passer pour un mauvais père… noël.
Je n’ai pas l’occasion de me rendre en Alsace cette année mais j’ai la chance de recevoir mon ami Christophe qui jouera le rôle du père noël. Que va-t-il mettre dans sa hotte ? Des kilos de bredeles. Mes préférés ? Les Spritzbredeles ! Non seulement, le père noël va venir en TGV mais de plus nous irons sur le marché de Noël de ma ville pour y boire un verre de vin chaud. On dirait presque un conte de Noël…
| Dès que nous évoquons Noël, nos souvenirs d’enfance reviennent immédiatement à notre esprit. En ce qui me concerne, je déambule au milieu du marché de Noël de Strasbourg, le Christkindelmärik. Après, cette balade vivifiante (le vin chaud était encore interdit à cette époque !) je me retrouve chez mon ami Christophe. Méta, sa mère, comme toutes les alsaciennes, préparait les couronnes de l’Avent et les bredeles, je devrais dire les très fameux bredeles ! | ![]() |
|---|
03/11/2008
L'université de la Terre Par Benoit E.
le 03/11/2008 10:43
Nous avons été reçus par François Lemarchand, Président de Nature et Découvertes et organisateur de cette manifestation. L’objectif de cette université, nous explique-t-il, est de jeter des passerelles entre le monde de l’écologie et le monde de l’économie représenté par les entreprises. Je ne peux que souscrire à cet objectif car le développement durable se trouve bien à l’intersection des sphères économique, environnementale et sociétale.
Les sujets abordés ont été nombreux. Bien entendu, des sujets d‘actualité comme le Grenelle de l’environnement et surtout la crise financière ont été longuement discutés. Je ne vais pas aborder ce dernier sujet aujourd’hui car il me semble que cette crise mérite au moins un article. Il a aussi beaucoup été question de progrès.
Qu’est-ce que le progrès ? Comment le mesure-t-on ?
Je vais vous livrer une petite synthèse de ce que j’ai retenu des différentes interventions sur le sujet. Tous les intervenants s’accordent à dire que l’humanité a vécu des siècles d’évolution et de progrès. Après un dynamisme sans précédent pendant le 20ème siècle, François Lemarchand note que le progrès nous fait maintenant peur. Pour Bertrand Piccard, ce sentiment nouveau concerne les personnes qui ont une peur viscérale du changement. Pour cette raison, il ne faut pas convaincre mais motiver pour changer de paradigme. Bertrand Piccard insiste sur le fait que les premières victimes ne seront pas les pôles mais bien les entrepreneurs et les consommateurs qui feront face à la flambée du prix des matières premières et plus particulièrement du pétrole. Pour Pierre Rabhi nous sommes la civilisation de la combustion énergétique et nous entrons dans l’ère de la rareté ce qui implique entrer dans l’ère de l’autonomie (et non pas autarcie !) pour « échanger de la rareté ». Pierre Rahbi nous rappelle que des civilisations ont disparu par manque de ressources locales. De plus, dans notre système actuel, seules, les richesses facturées sont prises en compte dans le calcul du PIB et qu’il est temps de valoriser les qualités immatérielles de la Terre. Geneviève Ferone pense elle aussi que le PIB est un indicateur incomplet voire simpliste. De plus, elle souligne que le découplage entre l’Indice de Santé Social et le PIB est de plus en plus important. Or, le progrès ne doit-il pas améliorer notre condition de vie ? Mais avant de définir les indicateurs ad hoc encore faut-il définir vers où nous voulons aller !
Si par exemple, la biodiversité est un élément prépondérant dans la notation, Madagascar passe du statut du pays le plus pauvre au statut du pays le plus riche de la planète. Yves Paccalet va plus loin sur ce sujet en rappelant la petitesse et la fragilité de la Terre et que ce n’est pas un décor de théâtre. Il insiste aussi sur la nécessité de développer l’utopie du partage afin d’éviter l’organisation clanique qui impliquerait des guerres voire la disparition de l’humanité. Boris Cyrulnik nous rappelle que toutes les sociétés se sont fondées sur la violence et que pendant des siècles la guerre a été glorifiée. Avec le réchauffement climatique, l’immigration climatique est estimée à 200 millions de personnes. Cela signifie que nous devrons faire le choix entre le partage des ressources (pétrole, eau douce….) et la guerre. Permettez-moi de conclure sur une citation entendue lors de cette université et qui demande un brin de réflexion :
« Qu’allez-vous faire de ce que l’on a fait de vous ? » Sartre. En savoir plus : www.universitedelaterre.com
| Le week-end dernier je me suis rendu à l’Université de la Terre organisée cette année à l’Unesco. Sur le chemin qui me menait à cette prestigieuse institution, je me réjouissais des sujets abordés et de la qualité des intervenants listés sur mon précieux sésame. Mon état de béatitude s’est brutalement disloqué sur la queue immense devant les portes. Cette attente ne fut finalement pas si longue que cela du fait d’une bonne organisation et fut agrémentée d’un café ou d’un thé très apprécié. Ou comment transformer un point négatif, l’attente, en plaisir. A méditer… | ![]() |
|---|
Qu’est-ce que le progrès ? Comment le mesure-t-on ?
Je vais vous livrer une petite synthèse de ce que j’ai retenu des différentes interventions sur le sujet. Tous les intervenants s’accordent à dire que l’humanité a vécu des siècles d’évolution et de progrès. Après un dynamisme sans précédent pendant le 20ème siècle, François Lemarchand note que le progrès nous fait maintenant peur. Pour Bertrand Piccard, ce sentiment nouveau concerne les personnes qui ont une peur viscérale du changement. Pour cette raison, il ne faut pas convaincre mais motiver pour changer de paradigme. Bertrand Piccard insiste sur le fait que les premières victimes ne seront pas les pôles mais bien les entrepreneurs et les consommateurs qui feront face à la flambée du prix des matières premières et plus particulièrement du pétrole. Pour Pierre Rabhi nous sommes la civilisation de la combustion énergétique et nous entrons dans l’ère de la rareté ce qui implique entrer dans l’ère de l’autonomie (et non pas autarcie !) pour « échanger de la rareté ». Pierre Rahbi nous rappelle que des civilisations ont disparu par manque de ressources locales. De plus, dans notre système actuel, seules, les richesses facturées sont prises en compte dans le calcul du PIB et qu’il est temps de valoriser les qualités immatérielles de la Terre. Geneviève Ferone pense elle aussi que le PIB est un indicateur incomplet voire simpliste. De plus, elle souligne que le découplage entre l’Indice de Santé Social et le PIB est de plus en plus important. Or, le progrès ne doit-il pas améliorer notre condition de vie ? Mais avant de définir les indicateurs ad hoc encore faut-il définir vers où nous voulons aller !
Si par exemple, la biodiversité est un élément prépondérant dans la notation, Madagascar passe du statut du pays le plus pauvre au statut du pays le plus riche de la planète. Yves Paccalet va plus loin sur ce sujet en rappelant la petitesse et la fragilité de la Terre et que ce n’est pas un décor de théâtre. Il insiste aussi sur la nécessité de développer l’utopie du partage afin d’éviter l’organisation clanique qui impliquerait des guerres voire la disparition de l’humanité. Boris Cyrulnik nous rappelle que toutes les sociétés se sont fondées sur la violence et que pendant des siècles la guerre a été glorifiée. Avec le réchauffement climatique, l’immigration climatique est estimée à 200 millions de personnes. Cela signifie que nous devrons faire le choix entre le partage des ressources (pétrole, eau douce….) et la guerre. Permettez-moi de conclure sur une citation entendue lors de cette université et qui demande un brin de réflexion :
« Qu’allez-vous faire de ce que l’on a fait de vous ? » Sartre. En savoir plus : www.universitedelaterre.com
14/08/2008
Beijing 2008, c'est parti Par Benoit E.
le 14/08/2008 21:36
De nombreuses voix se sont élevées pour critiquer le choix du Comité International Olympique. Je ne suis pas de celles là. En effet, qui peut prétendre que le choix de l’URSS, encore toute puissante dans les années 80, était basé sur le respect des droits de l’homme et de l’environnement ? Ce qui me gêne nettement plus, c’est la discrétion du CIO sur le respect des engagements pris par la Chine dans son dossier de candidature.
Pour le reste, nous assistons à un choc des cultures plutôt classique entre des chinois particulièrement patriotes et fiers de leur réussite et des occidentaux choqués par un système centralisateur, autoritaire où les laissés pour compte sont nombreux, sacrifiés sur l’autel d’une politique plus cruelle que n’importe quel système libéral. Les tibétains souffrent mais ce sont loin d’être les seuls. Gare à ceux dont les intérêts ne coïncident pas totalement avec l’intérêt « commun ».
Face à cette situation, les responsables politiques du monde entier doivent choisir entre leurs intérêts économiques et leur conscience. Les chinois sont de fins politiciens et leur stratégie qui consiste à stigmatiser un pays comme la France permet de pointer du doigt l’arbre qui cache la forêt sur l’épineux problème du Tibet. Je suis convaincu que sur ce point la Chine va faire plier le monde.
Il est d’autres sujets qui sont plus difficiles à maîtriser totalement : la communication sur Internet et l’environnement. Le réseau Internet même contrôlé et surveillé reste un moyen de communication très puissant et difficilement « domesticable » contrairement à une chaîne de télévision ou de radio. Concernant l’environnement sur le site Olympique, il ne semble guère s’améliorer et ce, malgré les mesures énergiques prises par les autorités chinoises pour ne pas gâcher la fête.
La cérémonie des Jeux 2008 : une belle réussite mais le prix en valait-il la chandelle ? A cette question la Chine a répondu sans hésitations de manière positive. Dans cette région du monde aussi la route vers le développement durable est longue et semée d’embûches.
| Comme des millions de personnes, j’ai regardé la cérémonie d’ouverture des Jeux 2008 à Pékin. Les jeux se suivent mais ne se ressemblent pas. Après Athènes 2004 tout en sobriété, Pékin 2008 impressionne. Mais l’objectif premier de ces jeux n’est-il pas de montrer le faste retrouvé de cette puissance asiatique? Sans aucun doute l’objectif est atteint. | ![]() |
|---|
Pour le reste, nous assistons à un choc des cultures plutôt classique entre des chinois particulièrement patriotes et fiers de leur réussite et des occidentaux choqués par un système centralisateur, autoritaire où les laissés pour compte sont nombreux, sacrifiés sur l’autel d’une politique plus cruelle que n’importe quel système libéral. Les tibétains souffrent mais ce sont loin d’être les seuls. Gare à ceux dont les intérêts ne coïncident pas totalement avec l’intérêt « commun ».
Face à cette situation, les responsables politiques du monde entier doivent choisir entre leurs intérêts économiques et leur conscience. Les chinois sont de fins politiciens et leur stratégie qui consiste à stigmatiser un pays comme la France permet de pointer du doigt l’arbre qui cache la forêt sur l’épineux problème du Tibet. Je suis convaincu que sur ce point la Chine va faire plier le monde.
Il est d’autres sujets qui sont plus difficiles à maîtriser totalement : la communication sur Internet et l’environnement. Le réseau Internet même contrôlé et surveillé reste un moyen de communication très puissant et difficilement « domesticable » contrairement à une chaîne de télévision ou de radio. Concernant l’environnement sur le site Olympique, il ne semble guère s’améliorer et ce, malgré les mesures énergiques prises par les autorités chinoises pour ne pas gâcher la fête.
La cérémonie des Jeux 2008 : une belle réussite mais le prix en valait-il la chandelle ? A cette question la Chine a répondu sans hésitations de manière positive. Dans cette région du monde aussi la route vers le développement durable est longue et semée d’embûches.
20/12/2007
Conférence de Bali Par Benoit E.
le 20/12/2007 14:47
Pour autant, nous sentons que les peuples reprennent du pouvoir sur les politiques. Le grenelle de l’environnement n’en est-il pas le meilleur exemple ? Avant la signature du Pacte Ecologique, Nicolas Sarkozy n’a jamais caché ses doutes sur les problématiques environnementales et de faire systématiquement le choix du « pragmatisme » économique. Ce sujet prenant une dimension grandissante dans la population française, il a très intelligemment décidé de prendre cette problématique a bras le corps et à son compte en organisant le Grenelle de l’Environnement. Sans la pression populaire optimisée par Nicolas Hulot et sa fondation, il est fort peu probable que cet événement aurait pu avoir lieu.
Aux Etats-Unis, cette prise de pouvoir populaire n’a malheureusement pas encore eu lieu et je doute de plus en plus qu’elle ne soit jamais possible. Les élections présidentielles de l’année prochaine pourront-elles changer la donne ? Je n’en suis pas sûr tant son statut de première puissance économique mondiale interdit à ses dirigeants la moindre concession. Al gore n’a-t-il pas refusé de signer le protocole de Kyoto ? Visiblement l’augmentation continue du prix du pétrole est la seule contrainte réelle et maintenant permanente. Le secteur automobile vient d’annoncer l’arrêt des chaines de montages des véhicules 4x4 du fait de leur mévente. C’est un signe que ne trompe pas.
Pour revenir à la conférence de Bali, la bonne nouvelle c’est que définir une feuille de route commune c’est bien. De plus, je suis convaincu que le refus d’un engagement chiffré par les Etats-Unis ne s’aurait être de nature à ralentir la mise en place d’actions concrètes pour la réduction des émissions de CO2 dans ce pays. Cependant, les émissions de CO2 provenant de la combustion des énergies fossiles n’est pas la seule composante dans le réchauffement climatique. Il faut y inclure de nombreuses autres émissions : la déforestation, le transport aérien et sa vapeur d’eau, l'élevage des ruminants et ses émissions de méthane etc.
La problématique du réchauffement climatique est donc définitivement globale. La mauvaise nouvelle, est le message envoyé par les Etats-Unis considérant que les intérêts personnels continuent à primer sur l’intérêt commun.
| Au regard des signaux forts envoyés par le GIEC sur l’urgence de la situation, la conférence de Bali est pour moi un échec. L’élément le plus révélateur de ces négociations est l’impossibilité viscérale des Etats-Unis de s’engager sur un objectif de réduction de ses émissions de CO2. La problématique n’étant pas sur le chiffre lui-même mais sur le fait que les Etats-Unis puissent avoir des comptes à rendre aux autres nations. | ![]() |
|---|
Aux Etats-Unis, cette prise de pouvoir populaire n’a malheureusement pas encore eu lieu et je doute de plus en plus qu’elle ne soit jamais possible. Les élections présidentielles de l’année prochaine pourront-elles changer la donne ? Je n’en suis pas sûr tant son statut de première puissance économique mondiale interdit à ses dirigeants la moindre concession. Al gore n’a-t-il pas refusé de signer le protocole de Kyoto ? Visiblement l’augmentation continue du prix du pétrole est la seule contrainte réelle et maintenant permanente. Le secteur automobile vient d’annoncer l’arrêt des chaines de montages des véhicules 4x4 du fait de leur mévente. C’est un signe que ne trompe pas.
Pour revenir à la conférence de Bali, la bonne nouvelle c’est que définir une feuille de route commune c’est bien. De plus, je suis convaincu que le refus d’un engagement chiffré par les Etats-Unis ne s’aurait être de nature à ralentir la mise en place d’actions concrètes pour la réduction des émissions de CO2 dans ce pays. Cependant, les émissions de CO2 provenant de la combustion des énergies fossiles n’est pas la seule composante dans le réchauffement climatique. Il faut y inclure de nombreuses autres émissions : la déforestation, le transport aérien et sa vapeur d’eau, l'élevage des ruminants et ses émissions de méthane etc.
La problématique du réchauffement climatique est donc définitivement globale. La mauvaise nouvelle, est le message envoyé par les Etats-Unis considérant que les intérêts personnels continuent à primer sur l’intérêt commun.
10/12/2007
Le Plan B Par Benoit E.
le 10/12/2007 13:47
La sortie de Plan B fut, il faut bien l’avouer, moins bien orchestrée
d’un point de vue marketing et j’ai du faire appel à la débrouillardise
de Anne afin de pouvoir mettre la main sur ce livre dans un délai
raisonnable. Si la médiatisation de la sortie d’un nouvel Harry Potter atteint des sommets, j’ai été agréablement surpris de voir que la sortie de ce nouveau livre sur l’état de la planète est loin d’être passée inaperçu.
J’ai découvert Lester Brown il y a 4 ans maintenant en lisant un de ses livres « Eco-économie ».
Ce livre m’a conforté dans mes convictions que l’économie et l’écologie ne sont pas incompatibles mais que le modèle de développement actuel de l’Homme le mène à sa perte. Lester Brown n’est pas le seul à écrire des livres sur ce sujet mais j’apprécie beaucoup son discours basé sur des sources chiffrées et sa manière de montrer que les changements sont parfois simples, très simples.
Comme souvent lors d’un accident majeur, il est rare qu’une seule raison ou action en soit à l’origine.
Je retiens que l’addition des phénomènes suivants pourrait être à l’origine du déclin de l’humanité :
Le Plan B consiste donc à construire une nouvelle économie pour construire un autre futur. Les changements nécessaires sont techniquement faisables mais que nous devons impérativement changer en profondeur notre comportement au quotidien. Le plus simple en théorie mais certainement le plus dur en pratique !
Ma seule déception concerne le très faible nombre d’initiatives françaises citées en exemple malgré les nombreuses initiatives présentées… Que devons-nous en conclure ?
En savoir plus : Le Plan B, pour un pacte écologique mondial de Lester R. Brown -Préfacé par Nicolas Hulot. Editions Calmann-Levy - 400 pages - Prix public : 20 €
| Je viens de finir la lecture du dernier livre de Lester Brown : Le Plan B préfacé par notre Nicolas Hulot national. J’attendais la sortie de ce livre un peu comme un fan de Harry Potter qui fait le pied de grue devant les magasins en attendant les douze coups de minuit. | ![]() |
|---|
J’ai découvert Lester Brown il y a 4 ans maintenant en lisant un de ses livres « Eco-économie ».
Ce livre m’a conforté dans mes convictions que l’économie et l’écologie ne sont pas incompatibles mais que le modèle de développement actuel de l’Homme le mène à sa perte. Lester Brown n’est pas le seul à écrire des livres sur ce sujet mais j’apprécie beaucoup son discours basé sur des sources chiffrées et sa manière de montrer que les changements sont parfois simples, très simples.
Comme souvent lors d’un accident majeur, il est rare qu’une seule raison ou action en soit à l’origine.
Je retiens que l’addition des phénomènes suivants pourrait être à l’origine du déclin de l’humanité :
- Pauvreté et démographie incontrôlée
- L’émergence du manque d’eau
- La montée des températures
- La déforestation et la perte des sols
- La perte de biodiversité et l’effondrement des pêcheries
Le Plan B consiste donc à construire une nouvelle économie pour construire un autre futur. Les changements nécessaires sont techniquement faisables mais que nous devons impérativement changer en profondeur notre comportement au quotidien. Le plus simple en théorie mais certainement le plus dur en pratique !
Ma seule déception concerne le très faible nombre d’initiatives françaises citées en exemple malgré les nombreuses initiatives présentées… Que devons-nous en conclure ?
En savoir plus : Le Plan B, pour un pacte écologique mondial de Lester R. Brown -Préfacé par Nicolas Hulot. Editions Calmann-Levy - 400 pages - Prix public : 20 €







