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Le covoiturage Par
Benoit E.
le 08/10/2008 11:18
En recevant la photo ci-contre en pièce jointe d’un mail évoquant le covoiturage, je n’ai pas pu m’empêcher de sourire et de me dire qu’il était de temps d’évoquer ce sujet.
Si vous regardez de prêt cette image (désolé pour la taille…) vous pourrez admirer l’extrême optimisation d’une ressource rare. Vous l’avez bien compris le choix de cette photo est un clin d’œil qui nous rappelle que nous vivons dans un pays riche et que nous avons des problèmes de riches. Nous ne devons pas l’oublier !
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Dans les pays occidentaux, le covoiturage a toujours représenté une part négligeable des déplacements, bien inférieure au « Stop » utilisé par les jeunes à la découverte du monde ou bien par les usagés des transports en commun fatigués d’attendre un bus qui n’arrive pas. Depuis quelques années le covoiturage fait parler de lui. Simple effet de mode ou démarche DD ?

Je suis convaincu que l’aspect économique prime dans le choix de ce mode de transport. Le prix élevé des carburants et la baisse du pouvoir d'achat sont certainement les moteurs du développement du covoiturage.  Partager les frais d'essence et d'utilisation du véhicule avec un voisin ou un collègue plutôt que de continuer à effectuer seul le trajet domicile-travail permet dans certains cas une économie substantielle.

On constate que le nombre de sites Internet proposant d’organiser ces voyages a explosé ces dernières années. Ces initiatives concernent des acteurs publics et des acteurs privés mais les chiffres disponibles ne montrent pas une augmentation significative et durable des déplacements mais plutôt une corrélation avec le prix de l’essence à la pompe.

Le covoiturage implique des contraintes organisationnelles importantes et semble difficile à mettre en place sur des trajets domicile-travail quotidiens. Ce mode de transport est privilégié pour des déplacements longue distance ponctuels. Toute réduction immédiate des émissions des gaz à effets de serre est bonne à prendre mais je reste dubitatif sur le développement du covoiturage à moyen terme.

J’ai choisi cette photo parce que les protagonistes expriment une certaine joie de vivre malgré une situation que nous n’accepterions pas ou très difficilement.

J'ai testé l'hybridation Par
Benoit E.
le 07/09/2008 15:28
Mes parents habitent à la campagne dans une ancienne ferme familiale réaménagée. Elle est un mélange intéressant entre « ancienneté » et modernité. Ce lieu est un peu mon laboratoire pour toutes les expériences plus difficiles à mettre en place en milieu urbain.

Nous avons déjà quelques réalisations à notre actif, des plus simples avec la création d’un composte par exemple, jusqu’à l’installation d’un système de pompe à chaleur et un chauffage solaire sanitaire.
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Parmi nos projets en cours de réflexion, l’installation de panneaux photovoltaïques et une éolienne à axe vertical. L’objectif est de réduire notre empreinte écologique tout en assurant, au minimum, l’équilibre financier de l’opération.

Le milieu rural consomme beaucoup moins d’énergie et d’eau que le milieu urbain De plus, avec la mise en place des solutions citées ci-dessus, le milieu rural a tout pour devenir un modèle en termes de consommations d’énergie et de production d’énergie renouvelable. Le point noir reste les déplacements nombreux et sur des distances moyennes. Les modes de déplacement individuels restent et resteront très certainement incontournables.

Mes parents avaient évoqué, il y a quelques mois de cela, leur envie d’acheter un nouveau véhicule. Dans le courant du mois de juin je reçois un appel téléphonique qui m’annonce le passage à l’acte. Quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que le choix s’est porté sur un véhicule hybride. J’avais bien évoqué ce sujet avec mon père mais c’est ma mère qui a eu un véritable coup de cœur en l’essayant.

Je ne vous cache pas que j’étais pressé de descendre pendant les vacances afin de pouvoir essayer ce véhicule dans toutes les configurations. Et bien je n’ai pas été déçu du voyage. Toyota avec sa Prius a frappé un grand coup en réalisant un véhicule complexe avec deux modes de propulsion facile à utiliser et très fiable dans le respect de son image. Les autres constructeurs sont loin derrière et les effets d’annonce ne suffiront pas à rattraper l’avance prise par Toyota avec ses 10 ans d’expérience sur les véhicules hybrides.

Ce type de véhicule nécessite une conduite très souple et pourrait frustrer les personnes qui aiment les conduites sportives. Le mode électrique est vraiment génial et on ne peut que souhaiter une capacité accrue des batteries pour éviter le moteur thermique. Ce problème fait d’ailleurs l’objet de nombreuses recherches fondamentales et appliquées et je n’ai pas le moindre doute que ce véhicule est le premier d’une nouvelle génération qui aboutira inéluctablement à la généralisation du mode électrique. La Toyota Prius est déjà « l’ancêtre des véhicules modernes ».

Le transport fluvial Par
Benoit E.
le 15/02/2008 22:42
Depuis peu, certains modes de transport, hier en perte de vitesse, retrouvent les faveurs des européens. Les vélos en libre service se multiplient dans toutes les villes et rencontrent un succès évident. Nous réapprenons que les modes de transport dits « lent » consomment moins d’énergie.

Savez-vous que le rendement (entre le poids déplacé et l’énergie consommée) du transport fluvial est excellent ?
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Cette caractéristique a permis le développement de ce mode de transport basé sur la traction animale ou humaine des péniches le long des fleuves et des canaux, bien avant l’invention de moteurs adaptés aux bateaux.

De nos jours, le transport fluvial permet d’acheminer des tonnages très importants jusqu’au centre des villes. Fiable, régulier, économique, peu polluant, le fluvial s'avère l'alternative traditionnelle, du transport routier. En moyenne, la consommation sur un fleuve est 4 à 5 fois moindre que par la route. La relance du transport fluvial promet donc une vraie diminution des émissions de gaz à effet de serre.

La France dispose d’un réseau de 8 500 km de voies d’eau, devant l’Allemagne et les Pays-Bas. Cependant, le réseau français est sous-exploité car il est inadapté aux « gros tonnages » européens et constitué de tronçons en impasses, non reliés entre eux. De ce fait, le transport fluvial ne représente aujourd'hui que 3 % de l'ensemble du trafic terrestre national.

L’Europe s’est engagée dans la modernisation à grande échelle de ses voies navigables et notamment dans la construction du Canal Seine-Nord qui implique un investissement de 4 milliards d'euros. Large de 54 mètres, le canal accueillera des barges à gros gabarit : 4400 tonnes et 200 mètres de long. Soit la cargaison de 220 poids lourds par voyage. Un report significatif du transport routier saturant l'autoroute A1 devrait en découler.

Parmi les opérateurs, des sociétés comme la CMA / CGM, parmi les transporteurs maritimes les plus importants, investissent dans les barges fluviales. D’après la CMA-CGM, Un volume de 53 000 EVP (Equivalent Vingt Pieds) a été transporté en 2005, soit l’équivalent d’une file ininterrompue de camions de Marseille à Dijon en moins sur les routes.

Parmi les clients, nous pouvons citer la chaîne de distribution Monoprix qui a fait le choix du transport fluvial pour les produits en provenance de pays tiers à l'Union Européenne. D’après Monoprix, le bilan 2005 s'établit à un volume de 30 000 m3 transporté (80% du volume maritime total) soit 1300 containers EVP et une économie de 50 tonnes équivalent CO2.

Outre l’impact positif sur les émissions de CO2, le transport fluvial tout comme le transport ferroviaire permettra de réduire l’impact négatif des camions sur notre société (pollution, accidents etc.). Ce sujet fera l’objet d’un article à lui tout seul…

La voiture de mes rêves Par
Benoit E.
le 17/01/2008 10:30
Comme je l’ai évoqué dans un article précédent sur l’habitat, une des conclusions les plus importantes du Grenelle de l’environnement est l’objectif d’efficacité énergétique dans le domaine de l’habitat et des transports.

Les gains potentiels en termes d’efficacité énergétique dans le domaine des transports sont gigantesques en développant les transports en commun, de préférence ferrés.
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Pour le transport des marchandises, il s’agit de mettre les remorques des camions sur des wagons (ou des bateaux) et de créer des autoroutes à travers l’Europe. Le report du fret de la route vers le rail est en cours et semble inéluctable. Non seulement ce transfert réduira les émissions de CO2 mais réduira aussi la pollution atmosphérique et le coût lié aux nombreux accidents de la route.

Pour le transport des personnes, les gains potentiellement sont énormes lorsque l’on sait que 95% de l’énergie engloutie lors d’un déplacement est utilisée pour mouvoir le véhicule. Elle est donc proportionnelle au poids de la voiture. Cependant, le changement des habitudes dans ce domaine va se heurter à un problème technique et à un problème affectif.

Le problème technique est lié à la dispersion de l’habitat qui rend l’utilisation d’un véhicule individuel incontournable. Ces déplacements sont nombreux, courts ; ils consomment beaucoup d’énergie. La solution à court terme est une réduction massive du poids des voitures et l’utilisation de l’énergie électrique plus performante sans oublier une réduction du nombre des déplacements. La solution à long terme réside dans la réorganisation de nos villes qui doivent se concentrer autour d’un centre ville proposant les services nécessaires au quotidien et des transports en commun performants.

Le problème affectif est lui lié au sentiment de liberté, au statut social « véhiculé » par la voiture. L’incroyable succès commercial des véhicules 4x4 témoigne parfaitement de ce fait. Ces derniers sont lourds, offrent une aérodynamique médiocre et ne correspondent à aucune utilisation précise. Les véhicules 4x4 n’ont donc aucune justification en termes économiques et sont un désastre d’un point de vue écologique, ils sont uniquement le fruit d’une représentation collective du statut social de son propriétaire.

Cette relation affective avec les voitures les plus énergivores et les plus polluants ne peut pas être remise en cause par des étiquettes de différentes couleurs comme c’est le cas pour l’électroménager par exemple. Le seul moyen pour inciter l’achat de véhicules moins polluants reste la fiscalité. La mise en place récente d’un système de bonus-malus sur les cartes grises est une première étape intéressante. L’étape suivante pourrait être une fiscalité annuelle, le retour de la vignette ?

En savoir plus : L'ADEME propose sur son site : www2.ademe.fr/calculette-eco-deplacements/ une calculette éco-déplacement destinée à calculer les impacts environnementaux et financiers des déplacements quotidiens de chacun.

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