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Conférence de Bali Par Benoit E.
le 20/12/2007 14:47
Pour autant, nous sentons que les peuples reprennent du pouvoir sur les politiques. Le grenelle de l’environnement n’en est-il pas le meilleur exemple ? Avant la signature du Pacte Ecologique, Nicolas Sarkozy n’a jamais caché ses doutes sur les problématiques environnementales et de faire systématiquement le choix du « pragmatisme » économique. Ce sujet prenant une dimension grandissante dans la population française, il a très intelligemment décidé de prendre cette problématique a bras le corps et à son compte en organisant le Grenelle de l’Environnement. Sans la pression populaire optimisée par Nicolas Hulot et sa fondation, il est fort peu probable que cet événement aurait pu avoir lieu.
Aux Etats-Unis, cette prise de pouvoir populaire n’a malheureusement pas encore eu lieu et je doute de plus en plus qu’elle ne soit jamais possible. Les élections présidentielles de l’année prochaine pourront-elles changer la donne ? Je n’en suis pas sûr tant son statut de première puissance économique mondiale interdit à ses dirigeants la moindre concession. Al gore n’a-t-il pas refusé de signer le protocole de Kyoto ? Visiblement l’augmentation continue du prix du pétrole est la seule contrainte réelle et maintenant permanente. Le secteur automobile vient d’annoncer l’arrêt des chaines de montages des véhicules 4x4 du fait de leur mévente. C’est un signe que ne trompe pas.
Pour revenir à la conférence de Bali, la bonne nouvelle c’est que définir une feuille de route commune c’est bien. De plus, je suis convaincu que le refus d’un engagement chiffré par les Etats-Unis ne s’aurait être de nature à ralentir la mise en place d’actions concrètes pour la réduction des émissions de CO2 dans ce pays. Cependant, les émissions de CO2 provenant de la combustion des énergies fossiles n’est pas la seule composante dans le réchauffement climatique. Il faut y inclure de nombreuses autres émissions : la déforestation, le transport aérien et sa vapeur d’eau, l'élevage des ruminants et ses émissions de méthane etc.
La problématique du réchauffement climatique est donc définitivement globale. La mauvaise nouvelle, est le message envoyé par les Etats-Unis considérant que les intérêts personnels continuent à primer sur l’intérêt commun.
| Au regard des signaux forts envoyés par le GIEC sur l’urgence de la situation, la conférence de Bali est pour moi un échec. L’élément le plus révélateur de ces négociations est l’impossibilité viscérale des Etats-Unis de s’engager sur un objectif de réduction de ses émissions de CO2. La problématique n’étant pas sur le chiffre lui-même mais sur le fait que les Etats-Unis puissent avoir des comptes à rendre aux autres nations. | ![]() |
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Aux Etats-Unis, cette prise de pouvoir populaire n’a malheureusement pas encore eu lieu et je doute de plus en plus qu’elle ne soit jamais possible. Les élections présidentielles de l’année prochaine pourront-elles changer la donne ? Je n’en suis pas sûr tant son statut de première puissance économique mondiale interdit à ses dirigeants la moindre concession. Al gore n’a-t-il pas refusé de signer le protocole de Kyoto ? Visiblement l’augmentation continue du prix du pétrole est la seule contrainte réelle et maintenant permanente. Le secteur automobile vient d’annoncer l’arrêt des chaines de montages des véhicules 4x4 du fait de leur mévente. C’est un signe que ne trompe pas.
Pour revenir à la conférence de Bali, la bonne nouvelle c’est que définir une feuille de route commune c’est bien. De plus, je suis convaincu que le refus d’un engagement chiffré par les Etats-Unis ne s’aurait être de nature à ralentir la mise en place d’actions concrètes pour la réduction des émissions de CO2 dans ce pays. Cependant, les émissions de CO2 provenant de la combustion des énergies fossiles n’est pas la seule composante dans le réchauffement climatique. Il faut y inclure de nombreuses autres émissions : la déforestation, le transport aérien et sa vapeur d’eau, l'élevage des ruminants et ses émissions de méthane etc.
La problématique du réchauffement climatique est donc définitivement globale. La mauvaise nouvelle, est le message envoyé par les Etats-Unis considérant que les intérêts personnels continuent à primer sur l’intérêt commun.
