) Le blog de Anne
Welcome Invité
anneetvous

<< Retour au Blog
Embarquement pour un dernier vol par
Benoit E.
le Nov 18, 2008 14:20
Ce mois-ci, nous parlons voyage ou peut être devrais-je écrire voyage(s). Encore un sujet Sur Mesure pour le Développement Durable ! Je suis assuré malgré mes efforts de plomber l’ambiance.

Je pourrais vous dire qu’il serait souhaitable de voyager, moins souvent, moins loin, plus longtemps.
avionsd.jpg
Je pourrais vous dire que les nouvelles technologies devraient remplacer les déplacements professionnels aussi nombreux qu’inutiles et que rien ne vaut un bon Géo pour plonger dans les eaux turquoises des caraïbes. Je pourrais même pousser le vice jusqu’à vous dire que le vrai voyage est intérieur et spirituel plutôt que de se brûler la peau en plein hiver ;-).

Oui mais voilà, pas de chance, je suis d’humeur à traiter la question suivante : Que faire des avions à leur mort? Je perçois déjà que vous regrettez votre dernier clic. Et pourtant cette question mérite enfin d’être posée ! Cette dernière ne s’était pas posée en raison de l’explosion « tardive » du transport aérien comparé au transport automobile et de la durée de vie importante des avions, de l’ordre de 30 à 40 ans, celle de l’automobile n’étant que de 7 ans.

Pour ces deux raisons les propriétaires de ces avions se trouvaient jusqu'ici peu confrontés à leur élimination, à la différence des automobiles qui partent, chaque année, en masse à la casse. Il n'existe d'ailleurs aucune réglementation spécifique pour faire disparaître les avions, contrairement aux voitures, dont les fabricants sont désormais soumis à un régime sévère.

Actuellement, les appareils obsolètes sont le plus souvent abandonnés dans des déserts (comme celui de Mojave aux Etats-Unis) ou sur des aéroports. Parfois, ils sont découpés dans des conditions très critiquables en termes de sécurité et de protection de l'environnement, n'autorisant qu'un recyclage et une valorisation très partielle des composants. Certains ferrailleurs démontent un avion en deux ou trois jours à la pelle, et ne peuvent donc que revendre 30 à 40% de l'engin.

Or d'ici 20 ans, plus de 6.000 avions civils de plus de 100 places seront retirés de la circulation. Pour répondre à ce besoin, Airbus travaille sur un projet de recyclage de ses avions. Pour ce faire, ils sont découpés au jet d'eau, une technique utilisée dans l'industrie pétrochimique, qui permet d’éviter que les résidus d’hydrocarbures ne s’enflamment. L’utilisation du chalumeau est donc proscrite…

Une première unité est opérationnelle en France mais le problème reste … le coût bien évidemment. Il est estimé entre 30.000 et 150.000 euros, coût qui n’est pas répercuté sur le prix du billet.
Les avionneurs seront-ils tentés de délocaliser cette activité dans des contrées où la main d’œuvre est moins chère ? Certains y pensent déjà très sérieusement. Ce serait d’autant plus facile que les avions  finissent leur carrière dans ces mêmes pays.

Comme dirait le chef de cabine : J’espère que vous avez passé un agréable voyage en ma compagnie….

Newsletter

Votre adresse E-mail :