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L'agriculture industrielle Par Benoit E.
le 15/03/2008 12:10
L’ambiance au moment des moissons ou des vendanges étaient particulièrement sympas avec les longues tablées qui devaient rappeler les batteries pour ceux qui les ont connues.
Depuis la nuit des temps, l’agriculture de subsistance consistait « simplement » à produire le juste nécessaire. Aujourd’hui avec la démographie galopante, l'augmentation du niveau de vie et la mondialisation, l'agriculture est devenue une industrie qui s’appuie sur la mécanisation, la fertilisation artificielle des sols, l’irrigation, les traitements chimiques, la sélection des semences et les manipulations génétiques.
Je regarde l’évolution du rôle et du travail des agriculteurs depuis seulement 30 ans et force est de constater que la taille des exploitations explose, que les exploitants sont très endettés, que leurs revenus stagnent voire régressent et qu’une part non négligeable de ces derniers provient de subventions.
S’il ne fait aucun doute que l’agriculture moderne a permis d’augmenter la production agricole, l’agriculture industrielle intensive est responsable de nombreuses dégradations de l’environnement. L’érosion des sols liés au défrichement, à la monoculture, au surpâturage est une conséquence de l’agriculture intensive. L’agriculture est le premier secteur de consommation d'eau et en même temps le principal pollueur de cette même eau. L’agriculture est aussi un contributeur important en gaz à effet de serre.
Les animaux sont eux aussi élevés suivant un système productiviste poussé à l’extrême. Les vaches laitières produisent toujours plus, les poules et les cochons doivent grossir plus vite que jamais. Ces animaux vivent de moins en moins longtemps et dans des conditions très souvent inacceptables.
La montée en puissance de l’agriculture intensive a débuté pour des raisons légitimes à la fin de la deuxième guerre mondiale. Bien que ce modèle semble de moins en moins adapté, personne ne semble en mesure d’y mettre fin. Alors quel avenir pour l’agriculture ?
Dans ce domaine aussi les habitudes vont devoir changer et vont changer. Mais contrairement à d’autres secteurs comme les transports et le logement je pense que les possibilités d’évolution seront restreintes par une population mondiale en constante progression, dans des régions incapables d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. L’importation de tonnes de céréales ne revient-il pas à importer de l’eau dont ne disposent pas de nombreuses régions ?
De ce fait, l’agriculture intensive a certainement encore de beaux jours devant elle. Dommage car l’agriculture ancestrale a toujours été un modèle de cycle de vie : rien ne se créé, rien ne perd, tout se transforme.
| Mon oncle Pierrot et ma tante Mimi sont des agriculteurs, à la retraite depuis quelques années maintenant. Etant jeune j’adorais passer mes journées dans leur exploitation au milieu des tracteurs, des animaux … et de mes nombreux cousins. J’appréciais tout particulièrement les discussions avec mon Oncle. Il revenait en disant que je l’avais beaucoup questionné mais je me souviens bien qu’il suffisait parfois d’une seule question pour lancer une discussion de plusieurs heures. | ![]() |
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Je regarde l’évolution du rôle et du travail des agriculteurs depuis seulement 30 ans et force est de constater que la taille des exploitations explose, que les exploitants sont très endettés, que leurs revenus stagnent voire régressent et qu’une part non négligeable de ces derniers provient de subventions.
S’il ne fait aucun doute que l’agriculture moderne a permis d’augmenter la production agricole, l’agriculture industrielle intensive est responsable de nombreuses dégradations de l’environnement. L’érosion des sols liés au défrichement, à la monoculture, au surpâturage est une conséquence de l’agriculture intensive. L’agriculture est le premier secteur de consommation d'eau et en même temps le principal pollueur de cette même eau. L’agriculture est aussi un contributeur important en gaz à effet de serre.
Les animaux sont eux aussi élevés suivant un système productiviste poussé à l’extrême. Les vaches laitières produisent toujours plus, les poules et les cochons doivent grossir plus vite que jamais. Ces animaux vivent de moins en moins longtemps et dans des conditions très souvent inacceptables.
La montée en puissance de l’agriculture intensive a débuté pour des raisons légitimes à la fin de la deuxième guerre mondiale. Bien que ce modèle semble de moins en moins adapté, personne ne semble en mesure d’y mettre fin. Alors quel avenir pour l’agriculture ?
Dans ce domaine aussi les habitudes vont devoir changer et vont changer. Mais contrairement à d’autres secteurs comme les transports et le logement je pense que les possibilités d’évolution seront restreintes par une population mondiale en constante progression, dans des régions incapables d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. L’importation de tonnes de céréales ne revient-il pas à importer de l’eau dont ne disposent pas de nombreuses régions ?
De ce fait, l’agriculture intensive a certainement encore de beaux jours devant elle. Dommage car l’agriculture ancestrale a toujours été un modèle de cycle de vie : rien ne se créé, rien ne perd, tout se transforme.
