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La voiture de mes rêves Par Benoit E.
le 17/01/2008 10:30
Pour le transport des marchandises, il s’agit de mettre les remorques des camions sur des wagons (ou des bateaux) et de créer des autoroutes à travers l’Europe. Le report du fret de la route vers le rail est en cours et semble inéluctable. Non seulement ce transfert réduira les émissions de CO2 mais réduira aussi la pollution atmosphérique et le coût lié aux nombreux accidents de la route.
Pour le transport des personnes, les gains potentiellement sont énormes lorsque l’on sait que 95% de l’énergie engloutie lors d’un déplacement est utilisée pour mouvoir le véhicule. Elle est donc proportionnelle au poids de la voiture. Cependant, le changement des habitudes dans ce domaine va se heurter à un problème technique et à un problème affectif.
Le problème technique est lié à la dispersion de l’habitat qui rend l’utilisation d’un véhicule individuel incontournable. Ces déplacements sont nombreux, courts ; ils consomment beaucoup d’énergie. La solution à court terme est une réduction massive du poids des voitures et l’utilisation de l’énergie électrique plus performante sans oublier une réduction du nombre des déplacements. La solution à long terme réside dans la réorganisation de nos villes qui doivent se concentrer autour d’un centre ville proposant les services nécessaires au quotidien et des transports en commun performants.
Le problème affectif est lui lié au sentiment de liberté, au statut social « véhiculé » par la voiture. L’incroyable succès commercial des véhicules 4x4 témoigne parfaitement de ce fait. Ces derniers sont lourds, offrent une aérodynamique médiocre et ne correspondent à aucune utilisation précise. Les véhicules 4x4 n’ont donc aucune justification en termes économiques et sont un désastre d’un point de vue écologique, ils sont uniquement le fruit d’une représentation collective du statut social de son propriétaire.
Cette relation affective avec les voitures les plus énergivores et les plus polluants ne peut pas être remise en cause par des étiquettes de différentes couleurs comme c’est le cas pour l’électroménager par exemple. Le seul moyen pour inciter l’achat de véhicules moins polluants reste la fiscalité. La mise en place récente d’un système de bonus-malus sur les cartes grises est une première étape intéressante. L’étape suivante pourrait être une fiscalité annuelle, le retour de la vignette ?
En savoir plus : L'ADEME propose sur son site : www2.ademe.fr/calculette-eco-deplacements/ une calculette éco-déplacement destinée à calculer les impacts environnementaux et financiers des déplacements quotidiens de chacun.
| Comme je l’ai évoqué dans un article précédent sur l’habitat, une des conclusions les plus importantes du Grenelle de l’environnement est l’objectif d’efficacité énergétique dans le domaine de l’habitat et des transports. Les gains potentiels en termes d’efficacité énergétique dans le domaine des transports sont gigantesques en développant les transports en commun, de préférence ferrés. | ![]() |
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Pour le transport des personnes, les gains potentiellement sont énormes lorsque l’on sait que 95% de l’énergie engloutie lors d’un déplacement est utilisée pour mouvoir le véhicule. Elle est donc proportionnelle au poids de la voiture. Cependant, le changement des habitudes dans ce domaine va se heurter à un problème technique et à un problème affectif.
Le problème technique est lié à la dispersion de l’habitat qui rend l’utilisation d’un véhicule individuel incontournable. Ces déplacements sont nombreux, courts ; ils consomment beaucoup d’énergie. La solution à court terme est une réduction massive du poids des voitures et l’utilisation de l’énergie électrique plus performante sans oublier une réduction du nombre des déplacements. La solution à long terme réside dans la réorganisation de nos villes qui doivent se concentrer autour d’un centre ville proposant les services nécessaires au quotidien et des transports en commun performants.
Le problème affectif est lui lié au sentiment de liberté, au statut social « véhiculé » par la voiture. L’incroyable succès commercial des véhicules 4x4 témoigne parfaitement de ce fait. Ces derniers sont lourds, offrent une aérodynamique médiocre et ne correspondent à aucune utilisation précise. Les véhicules 4x4 n’ont donc aucune justification en termes économiques et sont un désastre d’un point de vue écologique, ils sont uniquement le fruit d’une représentation collective du statut social de son propriétaire.
Cette relation affective avec les voitures les plus énergivores et les plus polluants ne peut pas être remise en cause par des étiquettes de différentes couleurs comme c’est le cas pour l’électroménager par exemple. Le seul moyen pour inciter l’achat de véhicules moins polluants reste la fiscalité. La mise en place récente d’un système de bonus-malus sur les cartes grises est une première étape intéressante. L’étape suivante pourrait être une fiscalité annuelle, le retour de la vignette ?
En savoir plus : L'ADEME propose sur son site : www2.ademe.fr/calculette-eco-deplacements/ une calculette éco-déplacement destinée à calculer les impacts environnementaux et financiers des déplacements quotidiens de chacun.
