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Le pragmatisme américain Par Benoit E.
le 20/11/2007 16:43
De nombreux européens ont pu penser que la non ratification du protocole de Kyoto par les Etats-Unis et sa sainte horreur pour les discussions multilatérales ont eu un impact négatif dans la prise de conscience du problème dans cette partie importante du monde. Si on y ajoute que les américains sont les plus gros émetteurs de CO2 par habitant et que le temps presse, nous avions de quoi trouver le temps long. Or, l’Etat fédéral ne représente qu’une partie des choix politiques dans ce pays avec deux autres acteurs majeurs que sont les Etats et le monde des affaires. Il est impressionnant, par exemple, de voir l’engagement pris par l’Etat californien sur la mise en place des toits solaires dans cette région.
Nous pouvons constater qu’un véritable engouement pour les énergies renouvelables est en train de voir le jour aux Etats-Unis. Est-ce par une prise de conscience soudaine des problématiques environnementales ? Plus probablement l’augmentation massive des énergies fossiles et la possibilité d’une augmentation encore plus importante dans le futur ont réveillé le pragmatisme des américains. Ces derniers se tournent naturellement et massivement vers des énergies alternatives et plus particulièrement le solaire. La demande intérieure augmentant rapidement, les investisseurs ont vite compris que le potentiel de ce marché est gigantesque. Un véritable Eldorado, digne de la ruée vers l’or et du développement d’Internet.
Certains pays européens sont en pointe dans le développement de ces marchés émergents : le Danemark, l’Allemagne, l’Espagne, … La France hésite à se lancer dans l’action et prend du retard. Tout comme pour le lancement du GSM et d’Internet, la France est spectatrice de la montée en puissance de ces changements profonds du marché mondial. Bref, nous ne sommes pas des « Early adopters » comme nous disons pour les nouvelles technologies de l’information.
Pendant que nous discutons de la meilleure manière d’atteindre l’objectif de réduction des émissions de CO2, les américains testent le marché, apprennent, investissent, développent les technologies qui seront très certainement celles de la planète demain. Tout comme l’industrie du cinéma et des nouvelles technologies de l’information, l’industrie des énergies « vertes » tend à devenir une industrie exportatrice puissante pour les américains qui se savent condamnés à l’innovation pour tenir leur première place mondiale face à des pays émergents ambitieux.
| Depuis plusieurs années l’Europe est en pointe sur la problématique du réchauffement climatique avec un rôle de locomotive dans sa prise en compte dans la politique mondiale. A ce titre elle fait exemple, par rapport à une administration américaine pour le moins obtuse sur ce sujet. | ![]() |
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Nous pouvons constater qu’un véritable engouement pour les énergies renouvelables est en train de voir le jour aux Etats-Unis. Est-ce par une prise de conscience soudaine des problématiques environnementales ? Plus probablement l’augmentation massive des énergies fossiles et la possibilité d’une augmentation encore plus importante dans le futur ont réveillé le pragmatisme des américains. Ces derniers se tournent naturellement et massivement vers des énergies alternatives et plus particulièrement le solaire. La demande intérieure augmentant rapidement, les investisseurs ont vite compris que le potentiel de ce marché est gigantesque. Un véritable Eldorado, digne de la ruée vers l’or et du développement d’Internet.
Certains pays européens sont en pointe dans le développement de ces marchés émergents : le Danemark, l’Allemagne, l’Espagne, … La France hésite à se lancer dans l’action et prend du retard. Tout comme pour le lancement du GSM et d’Internet, la France est spectatrice de la montée en puissance de ces changements profonds du marché mondial. Bref, nous ne sommes pas des « Early adopters » comme nous disons pour les nouvelles technologies de l’information.
Pendant que nous discutons de la meilleure manière d’atteindre l’objectif de réduction des émissions de CO2, les américains testent le marché, apprennent, investissent, développent les technologies qui seront très certainement celles de la planète demain. Tout comme l’industrie du cinéma et des nouvelles technologies de l’information, l’industrie des énergies « vertes » tend à devenir une industrie exportatrice puissante pour les américains qui se savent condamnés à l’innovation pour tenir leur première place mondiale face à des pays émergents ambitieux.
