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Taxe carbone ou taxe énergie? Par Benoit E.
le 20/11/2007 16:51
Dans le cas de l’électroménager, l’étiquetage des réfrigérateurs à permis d’augmenter de manière très significative les équipements de classe A vendus. Pourquoi alors une taxe ? Peut-on espérer une démarche similaire avec des produits plus « affectifs » comme les voitures ? Personnellement je doute fort que les résultats soient à la hauteur de l’enjeu.
Si nous partons du postulat qu’une taxe « écologique » est nécessaire, il nous faut définir l’objectif exact de la taxe et son mécanisme. Deux grandes options sont envisagées : taxe CO2 ou taxe sur l‘énergie.
La taxe sur le CO2 s’intéresse à la seule production du dioxyde de carbone ou équivalents (méthane etc.) responsable du réchauffement climatique. Elle est à mon avis douloureuse mais acceptable en montrant clairement l’ennemi à abattre.
La taxe sur l’énergie s’intéresse à toutes les énergies consommées et bien évidemment au premier chef les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) qui produisent le CO2 lors de leur combustion.
Je suis favorable à cette deuxième option pour deux raisons principales.
Tout d’abord elle met en évidence notre boulimie pour l’énergie et que nous devons la réduire en faisant évoluer les technologies (isolation de l’habitat etc.) mais surtout en modifiant nos comportements (déplacement en transport en commun électrique versus déplacement en voiture individuelle essence etc.).
D’autre part, il ne faut pas réduire les problèmes environnementaux au seul réchauffement climatique et donc au seul CO2. En effet, les biocarburants ne seraient pas taxés ou peu taxés puisqu’ils sont censés avoir un bilan carbone neutre. Or, l’agriculture intensive a un impact important sur la dégradation des aquifères ainsi que sur l’érosion des sols sans oublier la réduction des terres disponibles pour les cultures alimentaires et la destruction des forêts primaires.
Un véhicule 4x4 fonctionnant au biocarburant donne peut être bonne conscience à son propriétaire mais il n’est en aucun cas une solution acceptable d’un point vue environnemental.
| Le débat sur une taxe « écologique » est crucial puisque si une telle taxe est adoptée nos choix quotidiens auront de facto un impact sur notre porte-monnaie. Nous pourrions nous dire encore une nouvelle taxe ! Comme je l’ai évoqué dans un précédent article, notre prise de conscience sur notre mode de consommation est plus liée à la montée inexorable du prix des combustibles fossiles qu’à notre goût pour l’environnement. |
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Si nous partons du postulat qu’une taxe « écologique » est nécessaire, il nous faut définir l’objectif exact de la taxe et son mécanisme. Deux grandes options sont envisagées : taxe CO2 ou taxe sur l‘énergie.
La taxe sur le CO2 s’intéresse à la seule production du dioxyde de carbone ou équivalents (méthane etc.) responsable du réchauffement climatique. Elle est à mon avis douloureuse mais acceptable en montrant clairement l’ennemi à abattre.
La taxe sur l’énergie s’intéresse à toutes les énergies consommées et bien évidemment au premier chef les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) qui produisent le CO2 lors de leur combustion.
Je suis favorable à cette deuxième option pour deux raisons principales.
Tout d’abord elle met en évidence notre boulimie pour l’énergie et que nous devons la réduire en faisant évoluer les technologies (isolation de l’habitat etc.) mais surtout en modifiant nos comportements (déplacement en transport en commun électrique versus déplacement en voiture individuelle essence etc.).
D’autre part, il ne faut pas réduire les problèmes environnementaux au seul réchauffement climatique et donc au seul CO2. En effet, les biocarburants ne seraient pas taxés ou peu taxés puisqu’ils sont censés avoir un bilan carbone neutre. Or, l’agriculture intensive a un impact important sur la dégradation des aquifères ainsi que sur l’érosion des sols sans oublier la réduction des terres disponibles pour les cultures alimentaires et la destruction des forêts primaires.
Un véhicule 4x4 fonctionnant au biocarburant donne peut être bonne conscience à son propriétaire mais il n’est en aucun cas une solution acceptable d’un point vue environnemental.