) Le blog de Anne
Welcome Invité
anneetvous

<< Retour au Blog
Un climat tempéré Par
Benoit E.
le 13/05/2008 13:30
En français nous utilisons le terme « réchauffement climatique » pour désigner l’augmentation des températures liée aux gaz à effet de serre. Les anglo-saxons utilisent une variante et parlent de « Global Warming ». Cette différence semble mineure et pourtant le terme « Global » est particulièrement important. Non pas parce qu’il sous-tend que le réchauffement concerne la planète entière mais bien que le réchauffement global cache des impacts locaux très variables. streamsd.jpg
Les courants marins jouent un rôle crucial dans le climat terrestre puisque ces courants déplacent d'énormes masses d'eau, échangeant leur température avec l'atmosphère. Ces courants ont un impact direct sur les saisons, sur la faune et la flore et par voie de conséquence sur la vie elle-même.

Un des courants les plus connus est le Gulf Stream. La branche nord-atlantique de ce courant transporte la chaleur des tropiques vers l'Europe qui de ce fait profite d’un climat tempéré. Arrivées dans les mers Arctiques, les eaux chaudes et salées se refroidissent et plongent au fond de l’océan pour revenir vers la Floride en longeant le Groenland et les côtes nord-américaines.
Le Gulf Stream fonctionne comme un tapis roulant entretenu par la différence de température et de salinité. Or de nombreux scientifiques ont remarqué que ce courant s’était à plusieurs fois dans le passé arrêté et était reparti brutalement un peu comme lorsque l’on appuie sur un interrupteur.

Nous évoquons presque la montée des niveaux des mers comme conséquence majeure de la fonte des glaces mais il ne faut pas oublier la baisse du niveau de salinité des eaux froides. En effet, la fonte des glaces de l’Arctique et du Groenland risque de diluer les océans et d’interrompre le Gulf Stream. Déjà le petit âge glaciaire qui est apparu au moyen âge pourrait être une conséquence de la libération brutale d’une très importante masse d’eau douce au niveau du Canada.

Si un jour l’interruption de ce courant marin venait à disparaître les conséquences pour la faune, la flore et les Européens seraient loin d’être anodines. En effet, l’Europe se situe à la même latitude que le Québec et pourrait donc subir une ère glaciaire avec une calotte glaciaire qui pourrait descendre jusqu’à Londres en hiver tandis que Paris n’atteindrait que -30°C.

Dans ces conditions, les Européens doivent-ils se préparer à un réchauffement climatique ? Ils semblent que nous ne soyons pas en mesure de répondre de manière formelle à cette question.
Le dicton dit : il vaut mieux prévenir que guérir ; or nous ne savons même pas à quelle situation nous aurons à faire face. Dans ces conditions autant mettre notre énergie dans la limitation drastique du réchauffement climatique plutôt que d’espérer d’hypothétiques et aléatoires solutions pour y répondre.

Newsletter

Votre adresse E-mail :