11/05/2010
Hommage à mon oncle Par Anne T.
le 11/05/2010 21:23
De retour en région Parisienne, il oriente sa recherche artistique vers l’architecture et sa relation à l’espace. Il croit en la nécessité de l’intégration de l’art plastique à l’architecture dans un environnement urbain ou naturel et obtient deux fois le Premier Grand Prix d’Art Monumental.
À partir de 1976, il réalise de nombreuses oeuvres monumentales dans les villes nouvelles, notamment dans des bâtiments publics et établissements scolaires.
Précurseur dans l’utilisation des nouvelles techniques, Philippe Thill a fait de la résine son matériau de prédilection, avec cette fluidité qui lui a permis jeux de lumière et mouvement. Pour cet hommage, ses dernières oeuvres, intimes et moins connues, sont présentées : panneaux muraux en résine et en terres cuites, lampes en résine ou en bois, et bronzes. Ces oeuvres, Philippe Thill les nommait « intimes », car elles traduisaient ce qu’il y avait de plus profond en lui et de plus insaisissable. La sobriété des formes privilégiées réussissait à écrire par delà ses instabilités, voire ses violences, une lumineuse tendresse. Vanessa & Renée-Laetitia Thill En savoir plus : JTM Gallery - www.jtmgallery.com 40 rue de Richelieu 75001 Paris – T : + 33 (0)1 47 03 09 60
Ouvert du mardi au samedi de 14h a 19h et sur RDV
| Le sculpteur Philippe Thill s’est éteint au début de l’année 2010 dans sa maison de Cassis. Un hommage lui est rendu par une exposition réunissant une quarantaine de ses oeuvres majeures. Formé à l’École des Beaux-Arts de Marseille, puis de Paris, Philippe Thill remporte le Premier Grand Prix de Rome en1963 et réside ensuite quatre ans à la Villa Médicis. | ![]() |
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Précurseur dans l’utilisation des nouvelles techniques, Philippe Thill a fait de la résine son matériau de prédilection, avec cette fluidité qui lui a permis jeux de lumière et mouvement. Pour cet hommage, ses dernières oeuvres, intimes et moins connues, sont présentées : panneaux muraux en résine et en terres cuites, lampes en résine ou en bois, et bronzes. Ces oeuvres, Philippe Thill les nommait « intimes », car elles traduisaient ce qu’il y avait de plus profond en lui et de plus insaisissable. La sobriété des formes privilégiées réussissait à écrire par delà ses instabilités, voire ses violences, une lumineuse tendresse. Vanessa & Renée-Laetitia Thill En savoir plus : JTM Gallery - www.jtmgallery.com 40 rue de Richelieu 75001 Paris – T : + 33 (0)1 47 03 09 60
Ouvert du mardi au samedi de 14h a 19h et sur RDV
12/10/2009
Anne, Soprano lyrique Par Anne T.
le 12/10/2009 18:40
Lumière en coulisses sur une Soprano étonnante...
Depuis combien de temps chantes-tu ?
Depuis toujours : j’ai commencé enfant dans une Maîtrise que dirigeait mon père, puis j’ai continué régulièrement jusqu’en Khâgne dans des chœurs, notamment celui des Universités de Montpellier où on m’a confié mes premiers solos et du coup donné l’impulsion pour ce métier. Quand t'es tu dirigée vers le classique ? Toute petite déjà ?
J’ai baigné dans la musique « classique » : ma mère adorait l’opéra : Le Trouvère et La Force du Destin résonnaient dans notre maison ; mon père lui se passionne pour J.S. BACH depuis toujours, il a monté avec sa chorale des cantates, la Passion selon St Jean etc… Comment s'aperçoit-on enfant que l'on a une « voix » ?
Moi, je ne m’en suis aperçu qu’à 18 -19 ans, j’avoue avoir chanté des années sans me poser cette question, j’ai commencé à l’aborder en prenant mes premiers cours de chant. Y a t-il des exercices à faire quotidiennement et quels sont-ils ?
Des exercices de souffle, des assouplissements corporels, des vocalises…c’est un entraînement de sportif de haut niveau, tout le corps participe à l’action de chanter. Lorsque l'on est chanteur a-t-on la gorge plus sensible et comment fait-on pour la préserver des angines, coups de froid etc. ?
C’est surtout plus embêtant pour nous d’attraper froid car la qualité des prestations en pâtit…Bien sûr, il faut être vigilant mais essayer de ne pas « psychoter » trop !
On se fragilise souvent en se surprotégeant…trouver le juste équilibre…
Chacun de nous a ses petits trucs…personnellement, c’est une recette familiale : la tisane de THYM ! Que signifie « Soprano » ?
Soprano est le nom que l’on donne aux voix féminines aiguës.
Il y a toutes sortes de soprano : les coloratures, les lyriques-légers, les lyriques, les dramatiques… pour chacune de ces catégories correspondent des rôles Que ressens tu lorsque tu chantes ? Y a-t-il un moment ou tu « pars » comme lorsqu'on pratique un sport et que l'on ne sent plus son corps ?
Du PLAISIR ! que je ressens et que j’essaie de communiquer.
Il y a quelquefois des moments de grâce où on a l’impression d’être traversée par la musique, de n’être qu’un vecteur entre deux mondes dont le nôtre…. Peut on comparer ça à de la méditation ?
A quelque chose de religieux sans doute, cela vient du latin « religare » qui signifie : RELIER Qu'aimes tu chanter particulièrement ?
Mes goûts musicaux sont très éclectiques. Quels sont tes projets ?
Didon et Enée de PURCELL et une création « interstellaire » : PARABOLES ou comment capter le son des étoiles… Quelles sont tes plus belles représentations, celles qui t'ont le plus marquée ?
J’ai chaque fois été très engagée dans mes rôles, il y a toujours de l’émotion, des choses qui se passent et qui font basculer dans l’exceptionnel.
Mais CARMEN dans les favelas de Caracas, au Venezuela, je n’oublierai jamais ! A-t-on besoin d'avoir le sens du théâtre pour endosser les rôles, faut-il prendre des cours pour être au plus juste de l'interprétation ?
Oui, l’opéra est du théâtre chanté, il faut avoir la notion de l’espace, de son corps, être très en éveil à ce qui se passe, aux autres…l’expérience sur scène est la meilleure des écoles mais les cours de théâtre me semblent nécessaires également, j’en ai pris pendant 4 ans. Comment t’imprégnes-tu du rôle, quelles sont tes petites méthodes ?
Je me jette à corps perdu dans le rôle, j’observe beaucoup dans la vraie vie tout ce qui pourrait nourrir mon personnage, puis je laisse reposer pendant quelques temps et quand je le retrouve, beaucoup de choses ont mûri Comment s'articule la vie d'une chanteuse lyrique au quotidien ?
Il y a des périodes de préparation où on travaille beaucoup seule (apprentissage d’un rôle, entraînement sportif, auditions), ou avec son prof, en cours de chant ou en répétitions avec son chef de chant…)
Et il y a les périodes de spectacles où absolument tout tourne autour de la performance à accomplir le soir.
| Grande, belle et enthousiaste, voici en un tourbillon une jeune femme époustouflante d'allure. Ses longs cheveux bouclés seront modelés au fil des rôles qu'elle interprète avec une apparente facilité. Les plus grands la sollicitent et son répertoire s'étend de Carmen à Maria (West Side Story) Comment peut-on avec une voix si douce déplacer autant d'octaves ? | ![]() |
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Depuis toujours : j’ai commencé enfant dans une Maîtrise que dirigeait mon père, puis j’ai continué régulièrement jusqu’en Khâgne dans des chœurs, notamment celui des Universités de Montpellier où on m’a confié mes premiers solos et du coup donné l’impulsion pour ce métier. Quand t'es tu dirigée vers le classique ? Toute petite déjà ?
J’ai baigné dans la musique « classique » : ma mère adorait l’opéra : Le Trouvère et La Force du Destin résonnaient dans notre maison ; mon père lui se passionne pour J.S. BACH depuis toujours, il a monté avec sa chorale des cantates, la Passion selon St Jean etc… Comment s'aperçoit-on enfant que l'on a une « voix » ?
Moi, je ne m’en suis aperçu qu’à 18 -19 ans, j’avoue avoir chanté des années sans me poser cette question, j’ai commencé à l’aborder en prenant mes premiers cours de chant. Y a t-il des exercices à faire quotidiennement et quels sont-ils ?
Des exercices de souffle, des assouplissements corporels, des vocalises…c’est un entraînement de sportif de haut niveau, tout le corps participe à l’action de chanter. Lorsque l'on est chanteur a-t-on la gorge plus sensible et comment fait-on pour la préserver des angines, coups de froid etc. ?
C’est surtout plus embêtant pour nous d’attraper froid car la qualité des prestations en pâtit…Bien sûr, il faut être vigilant mais essayer de ne pas « psychoter » trop !
On se fragilise souvent en se surprotégeant…trouver le juste équilibre…
Chacun de nous a ses petits trucs…personnellement, c’est une recette familiale : la tisane de THYM ! Que signifie « Soprano » ?
Soprano est le nom que l’on donne aux voix féminines aiguës.
Il y a toutes sortes de soprano : les coloratures, les lyriques-légers, les lyriques, les dramatiques… pour chacune de ces catégories correspondent des rôles Que ressens tu lorsque tu chantes ? Y a-t-il un moment ou tu « pars » comme lorsqu'on pratique un sport et que l'on ne sent plus son corps ?
Du PLAISIR ! que je ressens et que j’essaie de communiquer.
Il y a quelquefois des moments de grâce où on a l’impression d’être traversée par la musique, de n’être qu’un vecteur entre deux mondes dont le nôtre…. Peut on comparer ça à de la méditation ?
A quelque chose de religieux sans doute, cela vient du latin « religare » qui signifie : RELIER Qu'aimes tu chanter particulièrement ?
Mes goûts musicaux sont très éclectiques. Quels sont tes projets ?
Didon et Enée de PURCELL et une création « interstellaire » : PARABOLES ou comment capter le son des étoiles… Quelles sont tes plus belles représentations, celles qui t'ont le plus marquée ?
J’ai chaque fois été très engagée dans mes rôles, il y a toujours de l’émotion, des choses qui se passent et qui font basculer dans l’exceptionnel.
Mais CARMEN dans les favelas de Caracas, au Venezuela, je n’oublierai jamais ! A-t-on besoin d'avoir le sens du théâtre pour endosser les rôles, faut-il prendre des cours pour être au plus juste de l'interprétation ?
Oui, l’opéra est du théâtre chanté, il faut avoir la notion de l’espace, de son corps, être très en éveil à ce qui se passe, aux autres…l’expérience sur scène est la meilleure des écoles mais les cours de théâtre me semblent nécessaires également, j’en ai pris pendant 4 ans. Comment t’imprégnes-tu du rôle, quelles sont tes petites méthodes ?
Je me jette à corps perdu dans le rôle, j’observe beaucoup dans la vraie vie tout ce qui pourrait nourrir mon personnage, puis je laisse reposer pendant quelques temps et quand je le retrouve, beaucoup de choses ont mûri Comment s'articule la vie d'une chanteuse lyrique au quotidien ?
Il y a des périodes de préparation où on travaille beaucoup seule (apprentissage d’un rôle, entraînement sportif, auditions), ou avec son prof, en cours de chant ou en répétitions avec son chef de chant…)
Et il y a les périodes de spectacles où absolument tout tourne autour de la performance à accomplir le soir.
18/09/2009
Les personnages d'Isabelle Par Anne T.
le 18/09/2009 17:56
Atmosphère lumineuse, mélange de différents blancs et bleus qui invite à la détente. Je m'y sens bien. Comme arrivée dans une maison de vacances, l'air semble presque iodé et vient chatouiller mes narines.
Bienvenue dans l'univers d'Isabelle Bouteillet… en région parisienne !
Je grimpe avec elle un dernier escalier aux marches de bois blanchies et me voici dans l'atelier de l'artiste. Des bocaux contenant des poudres de couleurs et les croquis en attente punaisés sur les poutres apparentes me donnent envie de connaître davantage son travail.
Il y a beaucoup de référence au papier dans votre travail, pourquoi cette matière vous inspire-t-elle particulièrement ?
Le papier m'inspire parce qu'il est léger et qu'il est en même temps le témoin et l'accompagnateur de notre vie...Journaux, cadeaux, invitations, événements, lettres, photos etc. C'est la mémoire... Les pensées de vos personnages sont des étoiles et leurs bras semblent s'envoler, vous semblez vouloir inscrire beaucoup de poésie dans vos dessins...
Je ne sais pas. Je le découvre avec ce que les gens me disent. Je crois que j'aime le rêve, la tendresse, la légèreté, et que naturellement mes personnages traduisent cette partie de ma personnalité. Mais une autre partie de mon travail est moins colorée, plus abstraite et je fais cohabiter tout cela parce que je suis comme ça. Quels sont les différents thèmes abordés dans votre travail et avez vous une attirance particulière pour l'un d'eux ?
Il y a bien sûr ce travail de personnages… C'est la vie avec la fraternité, l'amitié, la proximité, la famille...Un arrêt sur image qui exprime qu' entre les êtres, c'est d'abord un sentiment. Le reste vient après.
Mais ce n'est pas ce que je préfère...Mon travail sur les silhouettes déchirées en noir et blanc m'intéresse particulièrement… C'est sans doute la profondeur, le squelette, ce qui constitue les êtres de façon plus profonde… C'est un travail qui me passionne.
Bien sûr les sculptures me plaisent aussi, mais c'est vraiment autre chose. Pourquoi cette volonté de ne pas dessiner clairement les visages de ces petits bonshommes qui sont malgré tout très expressifs ?
Parce qu'ils sont tout le monde... Vous travaillez beaucoup avec le Japon, quelles sont leurs préférences dans ce que vous présentez ?
Ils aiment à la fois que les sentiments soient perceptibles, mais que les couleurs soient délicates. C'est ce qui les touche le plus. Ils aiment le dépouillement...Ils aiment beaucoup le travail très graphique sur les arbres...
J'ai vendu aussi mes calendriers chez eux, mais ils les voulaient en noir et blanc. Vous avez travaillé sur le thème du Oui et du Non en partant du constat qu'il y a un entre-deux possible à cette question directive, pouvez-vous nous en parler ?
Oui, c'est un thème que j'aime beaucoup et qui m'est venu au moment de la guerre en Irak.
Que fallait-il faire? J'écoutais beaucoup les informations et je me disais: « je suis contre la guerre, mais je suis aussi contre l'oppression de ce peuple… » Alors je me disais : « c'est oui ou c'est non ! »
et cette réponse tranchée qu'il fallait avoir me glaçait le sang… Souvent, Il y a tellement d'espace entre le oui et le non que çà donne le vertige… C'est comme ça que j'ai commencé. Quels sont les prochains salons auxquels vous participerez ?
Je suis fidèle au salon Maison & Objets. J'ai plusieurs expositions qui vont avoir lieu cette fin d'année… A St Germain et à Lille.
Je revois chaque année des gens qui ont commencé par acheter les tirages et qui maintenant achètent les originaux. C'est très agréable. Pourrait-on envisager de retrouver vos personnages sur du linge de maison par exemple ?
Je ne sais pas exactement mais si la ligne me plaît, que ce soit du papier à lettre, des vêtements pour enfants… Pourquoi pas ? Ce thème n'est pas confidentiel. En savoir plus : www.cobalt.name
| Après avoir poussé une lourde porte bleue et traversé une cour pavée, me voici chez Isabelle. Son intérieur est son show room, beaucoup de ses œuvres se retrouvent sur ses murs, ou sur une table basse. Une brise de début d'été fait bouger ses créations, petits personnages dont les jambes souples sont en fil de fer. | ![]() |
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Le papier m'inspire parce qu'il est léger et qu'il est en même temps le témoin et l'accompagnateur de notre vie...Journaux, cadeaux, invitations, événements, lettres, photos etc. C'est la mémoire... Les pensées de vos personnages sont des étoiles et leurs bras semblent s'envoler, vous semblez vouloir inscrire beaucoup de poésie dans vos dessins...
Je ne sais pas. Je le découvre avec ce que les gens me disent. Je crois que j'aime le rêve, la tendresse, la légèreté, et que naturellement mes personnages traduisent cette partie de ma personnalité. Mais une autre partie de mon travail est moins colorée, plus abstraite et je fais cohabiter tout cela parce que je suis comme ça. Quels sont les différents thèmes abordés dans votre travail et avez vous une attirance particulière pour l'un d'eux ?
Il y a bien sûr ce travail de personnages… C'est la vie avec la fraternité, l'amitié, la proximité, la famille...Un arrêt sur image qui exprime qu' entre les êtres, c'est d'abord un sentiment. Le reste vient après.
Mais ce n'est pas ce que je préfère...Mon travail sur les silhouettes déchirées en noir et blanc m'intéresse particulièrement… C'est sans doute la profondeur, le squelette, ce qui constitue les êtres de façon plus profonde… C'est un travail qui me passionne.
Bien sûr les sculptures me plaisent aussi, mais c'est vraiment autre chose. Pourquoi cette volonté de ne pas dessiner clairement les visages de ces petits bonshommes qui sont malgré tout très expressifs ?
Parce qu'ils sont tout le monde... Vous travaillez beaucoup avec le Japon, quelles sont leurs préférences dans ce que vous présentez ?
Ils aiment à la fois que les sentiments soient perceptibles, mais que les couleurs soient délicates. C'est ce qui les touche le plus. Ils aiment le dépouillement...Ils aiment beaucoup le travail très graphique sur les arbres...
J'ai vendu aussi mes calendriers chez eux, mais ils les voulaient en noir et blanc. Vous avez travaillé sur le thème du Oui et du Non en partant du constat qu'il y a un entre-deux possible à cette question directive, pouvez-vous nous en parler ?
Oui, c'est un thème que j'aime beaucoup et qui m'est venu au moment de la guerre en Irak.
Que fallait-il faire? J'écoutais beaucoup les informations et je me disais: « je suis contre la guerre, mais je suis aussi contre l'oppression de ce peuple… » Alors je me disais : « c'est oui ou c'est non ! »
et cette réponse tranchée qu'il fallait avoir me glaçait le sang… Souvent, Il y a tellement d'espace entre le oui et le non que çà donne le vertige… C'est comme ça que j'ai commencé. Quels sont les prochains salons auxquels vous participerez ?
Je suis fidèle au salon Maison & Objets. J'ai plusieurs expositions qui vont avoir lieu cette fin d'année… A St Germain et à Lille.
Je revois chaque année des gens qui ont commencé par acheter les tirages et qui maintenant achètent les originaux. C'est très agréable. Pourrait-on envisager de retrouver vos personnages sur du linge de maison par exemple ?
Je ne sais pas exactement mais si la ligne me plaît, que ce soit du papier à lettre, des vêtements pour enfants… Pourquoi pas ? Ce thème n'est pas confidentiel. En savoir plus : www.cobalt.name
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15/06/2009
Les boites de Valentine Par Anne T.
le 15/06/2009 17:44
Elle découpe ses personnages sur photos anciennes de préférence, (ce qui l'inspire le plus) et imagine un scénario. Puis découpe les contours avec une infime précision.
On retrouve alors, découpée d'une photo, une jambe ainsi que des taches rouges comme des flaques.
Pourquoi y a -t il évocation d'hémoglobine ? Parce qu'elle trouve ça beau, simplement.
Quand on questionne un artiste sur la provenance de son inspiration, on peut s'attendre à une réponse déconcertante.
Je demande à Valentine la signification d'une boite, elle me répond : « rien de spécial ».
Face à cette réponse qui ne satisfait pas mon mental à la recherche d'explication, je m'éloigne, obligée, du questionnement et de sa représentation pour ressentir enfin ce lâcher prise qui me fait prendre « conscience ».
Cette vitrine évoque alors en moi des sentiments… Les phrases insérées dans le décor me transportent et tout un scénario défile en moi.
Je comprends enfin le talent de l'artiste :
Ne rien promettre, ne rien expliquer. Suggérer et laisser l'art agir en l'autre.
Laisser échapper de notre moi intérieur… ce qui fait écho en lui. Comment se déroule la préparation d'une vitrine, de quels matériaux t'inspires-tu ?
Le point central de mon travail est la photo ancienne anonyme. Je récupère des photos des années 1920 à 1950 environ et je découpe les personnages pour qu'ils deviennent les héros d'une nouvelle histoire. Je choisis un thème, je fabrique un décor et mes personnages viennent y prendre place. Cherches-tu des objets miniatures ou fabriques-tu tout toi même ?
J'ai une formation d'architecte d'intérieur et de scénographe et j'aime faire des maquettes. Je fabrique tous les objets. J'utilise du bois, du carton, du métal, je coupe, je ponce, je colle, je peins, ce travail de miniature a certainement un lien avec l'enfance. Où trouves-tu ces photos noir et blanc de personnes inconnues ?
Je chine aux puces, dans les vide-greniers, ce sont des photos abandonnées. J'ai acquis un jour, lors d'une vente aux enchères, un lot de dizaine de photos de mariages en Normandie des années 50, c'est un photographe qui cessait son activité. T'arrive-t-il de leur inventer des histoires ou de ressentir des émotions à leur sujet ?
Je trouve souvent des albums. Je vois les gens à des âges différents et je m'amuse en effet à imaginer un peu leur vie.
Ce qui est frappant c'est que finalement d'un album à l'autre toutes ces photos se ressemblent. Lorsque l'on travaille sur des photos de personnes disparues, automatiquement il doit se produire des émotions à leur sujet… T'es -t-il arrivé de ressentir des choses étonnantes ?
Ce qui m'intéresse le plus ce sont les photos des années 40, ou juste avant guerre. Voir des gens s'amuser, rire, sauter en l'air et y lire sous la photo: "Dieppe 1938", c'est bouleversant. C'est une excellente idée cadeau pour un anniversaire et de reporter ainsi l'univers d'une personne dans ces boites, t'es-t-il arrivé de travailler sur une demande originale ?
Depuis le début de ce travail, je réponds aussi à des commandes. Les gens me confient des photos, le plus souvent pour un cadeau, me racontent la vie d'une personne et je les mets en boîte en mélangeant leur univers au mien. Quels sont les thèmes sur lesquels tu as déjà travaillé ainsi que les futurs ?
J'ai travaillé sur le thème du souvenir, du cirque, du travail, du sport, du cinéma et je réfléchis encore au prochain. Un projet à venir ?
En plus des boîtes, je fabrique aussi des petits livres. Toujours avec des photos anciennes anonymes, des phrases tapées à la machine et parfois d'autres matériaux comme le tissu ou le fil. C'est un autre support pour raconter des histoires. J'aimerais davantage développer ce travail. Si tu avais la possibilité de travailler sur un projet gigantesque, qui ou quoi aimerais-tu mettre en boite ?
Je continuerais à travailler avec les mêmes personnages découpés dans ces albums et disposés dans ces boîtes, mais je peux imaginer un empilement de centaines de boites !
Pour contacter Valentine : ateliervalentine@yahoo.fr
| Valentine met en boite… des photos. Elles lui inspirent des scènes, qui viendront habiter ces petites vitrines. Cela fait 10 ans que cet « état » s'est installé en elle, presque à son insu. Quand je lui demande pourquoi elle a choisi cette façon d'exprimer son art, c'est comme si je lui demandait pourquoi elle respire ! Elle écarquille ses grands yeux clairs. J'ai l'impression d'avoir posé une question improbable. Il me semble que c'est pour elle vital et inexplicable. | ![]() |
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On retrouve alors, découpée d'une photo, une jambe ainsi que des taches rouges comme des flaques.
Pourquoi y a -t il évocation d'hémoglobine ? Parce qu'elle trouve ça beau, simplement.
Quand on questionne un artiste sur la provenance de son inspiration, on peut s'attendre à une réponse déconcertante.
Je demande à Valentine la signification d'une boite, elle me répond : « rien de spécial ».
Face à cette réponse qui ne satisfait pas mon mental à la recherche d'explication, je m'éloigne, obligée, du questionnement et de sa représentation pour ressentir enfin ce lâcher prise qui me fait prendre « conscience ».
Cette vitrine évoque alors en moi des sentiments… Les phrases insérées dans le décor me transportent et tout un scénario défile en moi.
Je comprends enfin le talent de l'artiste :
Ne rien promettre, ne rien expliquer. Suggérer et laisser l'art agir en l'autre.
Laisser échapper de notre moi intérieur… ce qui fait écho en lui. Comment se déroule la préparation d'une vitrine, de quels matériaux t'inspires-tu ?
Le point central de mon travail est la photo ancienne anonyme. Je récupère des photos des années 1920 à 1950 environ et je découpe les personnages pour qu'ils deviennent les héros d'une nouvelle histoire. Je choisis un thème, je fabrique un décor et mes personnages viennent y prendre place. Cherches-tu des objets miniatures ou fabriques-tu tout toi même ?
J'ai une formation d'architecte d'intérieur et de scénographe et j'aime faire des maquettes. Je fabrique tous les objets. J'utilise du bois, du carton, du métal, je coupe, je ponce, je colle, je peins, ce travail de miniature a certainement un lien avec l'enfance. Où trouves-tu ces photos noir et blanc de personnes inconnues ?
Je chine aux puces, dans les vide-greniers, ce sont des photos abandonnées. J'ai acquis un jour, lors d'une vente aux enchères, un lot de dizaine de photos de mariages en Normandie des années 50, c'est un photographe qui cessait son activité. T'arrive-t-il de leur inventer des histoires ou de ressentir des émotions à leur sujet ?
Je trouve souvent des albums. Je vois les gens à des âges différents et je m'amuse en effet à imaginer un peu leur vie.
Ce qui est frappant c'est que finalement d'un album à l'autre toutes ces photos se ressemblent. Lorsque l'on travaille sur des photos de personnes disparues, automatiquement il doit se produire des émotions à leur sujet… T'es -t-il arrivé de ressentir des choses étonnantes ?
Ce qui m'intéresse le plus ce sont les photos des années 40, ou juste avant guerre. Voir des gens s'amuser, rire, sauter en l'air et y lire sous la photo: "Dieppe 1938", c'est bouleversant. C'est une excellente idée cadeau pour un anniversaire et de reporter ainsi l'univers d'une personne dans ces boites, t'es-t-il arrivé de travailler sur une demande originale ?
Depuis le début de ce travail, je réponds aussi à des commandes. Les gens me confient des photos, le plus souvent pour un cadeau, me racontent la vie d'une personne et je les mets en boîte en mélangeant leur univers au mien. Quels sont les thèmes sur lesquels tu as déjà travaillé ainsi que les futurs ?
J'ai travaillé sur le thème du souvenir, du cirque, du travail, du sport, du cinéma et je réfléchis encore au prochain. Un projet à venir ?
En plus des boîtes, je fabrique aussi des petits livres. Toujours avec des photos anciennes anonymes, des phrases tapées à la machine et parfois d'autres matériaux comme le tissu ou le fil. C'est un autre support pour raconter des histoires. J'aimerais davantage développer ce travail. Si tu avais la possibilité de travailler sur un projet gigantesque, qui ou quoi aimerais-tu mettre en boite ?
Je continuerais à travailler avec les mêmes personnages découpés dans ces albums et disposés dans ces boîtes, mais je peux imaginer un empilement de centaines de boites !
Pour contacter Valentine : ateliervalentine@yahoo.fr
23/04/2009
Les concerts parfumés de Laurent Par Anne T.
le 23/04/2009 15:34
Aimable personnalité d'une éducation parfaite, je suis étonnée de le percevoir dans une mélodie intérieure, le regard un peu lointain. Mais il revient vers moi, en une demi-seconde (un demi-soupir dirais-je), à intervalles réguliers répond à mes questions.
Une note bien sentie parfois me déroute et un humour un peu piquant, me rappelle que c'est lui le chef d'orchestre.
Dès lors, la musique toute relative de notre entrevue se dissipe ; Il est temps de prendre congé.
Je ne retarde pas plus longtemps ce personnage intemporel et le laisse à ses créations musicales et parfumées. Je partage avec vous ses réponses à quelques questions improbables... Vous associez musique et parfum, en quoi cela consiste-t-il ?
Cela consiste à considérer que les éléments sonores ont des correspondances...
Concernant les parfums c'est le cas. Dans les briefs, les éléments d'aide à la création sont souvent liés aux images, aux formes, aux couleurs, aux matières, etc. Au son, c'est déjà un peu plus rare.
Lorsque nous travaillions sur un brief, il m'arrivait souvent de faire des correspondances musicales dans le processus de création. Une tonalité majeure, une note aiguë, grave, un parfum crescendo, une tête mélodieuse, un fond vibrant tel un roulement de tambour, les parfumeurs parfois me regardaient avec un air dubitatif et j'enchaînais alors sur une correspondance plus imagée. Pouvez-vous nous en dire plus sur les correspondances ?
L'art de la correspondance est de la poésie. un roulement de tambour peut être aussi un cheval au galop ou l'annonce du tonnerre ou encore un fond boisé ambré en colère ou engagé.
Développer des parfums enseigne énormément cette culture des correspondances. Lorsque j'ai commencé une recherche plus approfondie de l'association musique et parfum c'est en regardant mon piano et en le divisant naturellement en 3 (comme une pyramide olfactive) avec les aiguës, les médiums et les graves. De ce point de départ qui m'est apparu comme une évidence j'ai enchaîné sur les mariages matières premières / instruments de musiques, émotions et phrasés / tonalité. Je vous invite d'ailleurs à visiter le site www.musiscent.com Sur quel types d'événements intervenez-vous ?
Mettre en musique les parfums : Lorsque je travaille avec les marques, les projets peuvent être multiples. Lancements de parfums pour la direction de la formation, en externe pour les journalistes, des bornes sensorielles pour les magasins. Je mets donc en musique les parfums qui ont déjà été développés. Sentir et écouter, tel est le nouveau pôle sensoriel des marques. Comment se déroule un concert parfumé ?
C'est un concert en piano solo d'environ une heure (probablement un peu plus....) avec 5 morceaux "parfumés".
Nous avons développé les jus avec Guillaume Flavigny parfumeur chez Givaudan, sur la base des compositions de mon premier album "reasonances"
Les spectateurs reçoivent une mouillette imbibée du parfum qui a été développé. En tout, 5 parfums qui correspondent aux 5 familles essentielles de la parfumerie (boisé, floral, hesperidé, fruité, oriental). Afin de reposer le nez, il y a un morceau parfumé et un morceau sans parfum.
Une mini conférence est prévue avant de commencer le concert, pour expliquer la démarche, comment fonctionne un parfum afin que les gens puissent vivre au mieux cette nouvelle expérience. Le chemin de votre création commence-t-il par la musique ou le parfum?
Cela dépend du projet. Lorsque je travaille avec une marque de parfum, lorsque je mets le parfum en musique il commence par le parfum. Pour les compositions musicales le processus est multiple. L'inspiration peut venir des parfums, des scènes de vie, des joies, des douleurs etc. Quelle est l'œuvre musicale qui vous touche le plus (et pourquoi) et quelle fragrance cela évoque en vous?
Les œuvres musicales qui me touchent le plus sont multiples ainsi que les parfums. Il est difficile de répondre à cette question. Petit jeu imaginaire, quels accords olfactifs pour représenter les dièses, bémol… les soupirs?
Ils font partie d'un langage musical à part entière. Cela veut dire qu'ils donnent une couleur à la musique, une ambiance, une surprise que l'on retrouve dans les parfums. Si vous mettez un effet "baies roses" dans un accord floral, c'est dans un but de surprendre mais aussi d'aborder l'accord floral d'une autre manière : plus espiègle ou plus sexy. Le parallèle musical serait donc celui de la dissonance. Celle qui vous fera dire : "tiens ?", celle qui vous interpellera... Quelle composition olfactive proposeriez-vous pour accompagner "la musique des sphères" ?
Si Cicéron assimile un son en fonction de la vitesse des planètes alors je dirais que j'associe un son à la volatilité d'une matière première. Une composition olfactive pour la musique des sphères ? il me faudrait un peu de temps pour y réfléchir. Néanmoins, comme j'ai tendance à un être un peu dans la lune cela pourra, en effet, m'aider. Si vous deviez créer un parfum d'éternité quel serait-il et quel style musical l'accompagnerait?
Alors j'aimerais créer l'odeur de l'oxygène. Pour la musique, ce serait celle de la respiration ; ce que donne le silence.
Ce qui nous guette un jour est le silence… Le silence est musical, odorant puisque il nous laisse avec nous même. Si dans un moment de silence total nous nous recentrons sur nous-mêmes avec tous nos sens en éveil alors c'est à ce moment que nous nous sentons, que nous nous entendons respirer. Quels sont vos projets?
Un prochain album en duos (Piano/Contrebasse, Piano/Batterie) qui sortira cette année.
Des concerts parfumés dont un à Grasse, au musée international de la parfumerie (le 23 mai)
Le 8 juin au théâtre du Châtelet
Le 25 juillet au Parc Floral (festival de jazz)
Le 19 novembre au carré belles feuilles à Boulogne. En savoir plus: http://www.musiscent.com et http://laurent.assoulen.free.fr/
Albums disponibles chez Vuitton Champs-Elysées
| Comment devient-on pianiste auteur - compositeur - créateur de concerts parfumés ? Si comme moi vous désirez le savoir, allez sur le site de Laurent Assoulen… C'est très simplement ce qu'il me suggère lors de notre rencontre. Laurent se découvre et se livre sur son site, vous connaitrez son parcours à la lecture de ses écrits. | ![]() |
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Dès lors, la musique toute relative de notre entrevue se dissipe ; Il est temps de prendre congé.
Je ne retarde pas plus longtemps ce personnage intemporel et le laisse à ses créations musicales et parfumées. Je partage avec vous ses réponses à quelques questions improbables... Vous associez musique et parfum, en quoi cela consiste-t-il ?
Cela consiste à considérer que les éléments sonores ont des correspondances...
Concernant les parfums c'est le cas. Dans les briefs, les éléments d'aide à la création sont souvent liés aux images, aux formes, aux couleurs, aux matières, etc. Au son, c'est déjà un peu plus rare.
Lorsque nous travaillions sur un brief, il m'arrivait souvent de faire des correspondances musicales dans le processus de création. Une tonalité majeure, une note aiguë, grave, un parfum crescendo, une tête mélodieuse, un fond vibrant tel un roulement de tambour, les parfumeurs parfois me regardaient avec un air dubitatif et j'enchaînais alors sur une correspondance plus imagée. Pouvez-vous nous en dire plus sur les correspondances ?
L'art de la correspondance est de la poésie. un roulement de tambour peut être aussi un cheval au galop ou l'annonce du tonnerre ou encore un fond boisé ambré en colère ou engagé.
Développer des parfums enseigne énormément cette culture des correspondances. Lorsque j'ai commencé une recherche plus approfondie de l'association musique et parfum c'est en regardant mon piano et en le divisant naturellement en 3 (comme une pyramide olfactive) avec les aiguës, les médiums et les graves. De ce point de départ qui m'est apparu comme une évidence j'ai enchaîné sur les mariages matières premières / instruments de musiques, émotions et phrasés / tonalité. Je vous invite d'ailleurs à visiter le site www.musiscent.com Sur quel types d'événements intervenez-vous ?
Mettre en musique les parfums : Lorsque je travaille avec les marques, les projets peuvent être multiples. Lancements de parfums pour la direction de la formation, en externe pour les journalistes, des bornes sensorielles pour les magasins. Je mets donc en musique les parfums qui ont déjà été développés. Sentir et écouter, tel est le nouveau pôle sensoriel des marques. Comment se déroule un concert parfumé ?
C'est un concert en piano solo d'environ une heure (probablement un peu plus....) avec 5 morceaux "parfumés".
Nous avons développé les jus avec Guillaume Flavigny parfumeur chez Givaudan, sur la base des compositions de mon premier album "reasonances"
Les spectateurs reçoivent une mouillette imbibée du parfum qui a été développé. En tout, 5 parfums qui correspondent aux 5 familles essentielles de la parfumerie (boisé, floral, hesperidé, fruité, oriental). Afin de reposer le nez, il y a un morceau parfumé et un morceau sans parfum.
Une mini conférence est prévue avant de commencer le concert, pour expliquer la démarche, comment fonctionne un parfum afin que les gens puissent vivre au mieux cette nouvelle expérience. Le chemin de votre création commence-t-il par la musique ou le parfum?
Cela dépend du projet. Lorsque je travaille avec une marque de parfum, lorsque je mets le parfum en musique il commence par le parfum. Pour les compositions musicales le processus est multiple. L'inspiration peut venir des parfums, des scènes de vie, des joies, des douleurs etc. Quelle est l'œuvre musicale qui vous touche le plus (et pourquoi) et quelle fragrance cela évoque en vous?
Les œuvres musicales qui me touchent le plus sont multiples ainsi que les parfums. Il est difficile de répondre à cette question. Petit jeu imaginaire, quels accords olfactifs pour représenter les dièses, bémol… les soupirs?
Ils font partie d'un langage musical à part entière. Cela veut dire qu'ils donnent une couleur à la musique, une ambiance, une surprise que l'on retrouve dans les parfums. Si vous mettez un effet "baies roses" dans un accord floral, c'est dans un but de surprendre mais aussi d'aborder l'accord floral d'une autre manière : plus espiègle ou plus sexy. Le parallèle musical serait donc celui de la dissonance. Celle qui vous fera dire : "tiens ?", celle qui vous interpellera... Quelle composition olfactive proposeriez-vous pour accompagner "la musique des sphères" ?
Si Cicéron assimile un son en fonction de la vitesse des planètes alors je dirais que j'associe un son à la volatilité d'une matière première. Une composition olfactive pour la musique des sphères ? il me faudrait un peu de temps pour y réfléchir. Néanmoins, comme j'ai tendance à un être un peu dans la lune cela pourra, en effet, m'aider. Si vous deviez créer un parfum d'éternité quel serait-il et quel style musical l'accompagnerait?
Alors j'aimerais créer l'odeur de l'oxygène. Pour la musique, ce serait celle de la respiration ; ce que donne le silence.
Ce qui nous guette un jour est le silence… Le silence est musical, odorant puisque il nous laisse avec nous même. Si dans un moment de silence total nous nous recentrons sur nous-mêmes avec tous nos sens en éveil alors c'est à ce moment que nous nous sentons, que nous nous entendons respirer. Quels sont vos projets?
Un prochain album en duos (Piano/Contrebasse, Piano/Batterie) qui sortira cette année.
Des concerts parfumés dont un à Grasse, au musée international de la parfumerie (le 23 mai)
Le 8 juin au théâtre du Châtelet
Le 25 juillet au Parc Floral (festival de jazz)
Le 19 novembre au carré belles feuilles à Boulogne. En savoir plus: http://www.musiscent.com et http://laurent.assoulen.free.fr/
Albums disponibles chez Vuitton Champs-Elysées
19/01/2009
L'univers olfactif d'Aurélie Par Anne T.
le 19/01/2009 13:09
L’odeur nous accompagne depuis la naissance et peut nous envoyer à une vitesse fulgurante dans l’espace temps. Un parfum longtemps oublié, réapparait subitement et nous projette dans nos plus profonds souvenirs.
C’est peut être un peu pour ça qu’Aurélie a choisi d’évoluer dans cet univers. Cinquième sens est un lieu ou l’on peut se perdre plusieurs jours, pour y suivre des formations olfactives uniquement pour le plaisir ou bien pour enrichir un cursus.
Rencontre avec Aurélie et son univers…. Comment as-tu su que tu possédais une sensibilité olfactive?
En fait, il s’agit plus d’une passion pour le sujet qu’une véritable sensibilité : il suffit de prendre conscience que nous sommes entourés d’odeurs et savoir jouir de cet immense bonheur que peut procurer ce sens. En effet, quelle merveille de découvrir la délicatesse d’un mimosa, la richesse d’une épice ou encore le mystère d’un bois ambré… C’est autant une source de plaisirs que parfois de surprises : il arrive de tomber sur une odeur inconnue et que l’on a du mal à décrire !...
Après ce premier pré-requis qui est la curiosité, le nez se travaille : plus on sent, mieux on sent… Peux-tu nous décrire ton parcours ?
Il m’a toujours paru évident que je travaillerais dans l’olfaction : toute petite, je passais mon temps à tout sentir, à suivre les gens dans la rue pour reconnaître leur parfum.
Par la suite, je me suis mis des freins car étant allergique et je pensais que ce serait difficile de devenir parfumeur… Et puis, je souhaitais avoir une formation généraliste : une école de commerce qui me permettrait d’avoir une vision plus marketing de ce secteur… Et l’olfaction m’a rattrapée : le contact avec les matières premières me manquait trop. J’ai eu la chance de rencontrer Monique Schlienger à qui j’ai proposé un échange de compétences : elle me formait à la création, je développais le chiffre de la société. Es-tu tentée de lire tout ce qui est publié sur les parfums ?
Oui, d’autant plus qu’il y a vraiment pléthore dans ce domaine !… Mais il y a peu de critiques de parfums à proprement parler. On les trouve essentiellement sur internet. Certains parfumeurs militent pour qu’il y en ait plus : cela permettrait de reconnaître la création de parfums comme un art à part entière ; et cela rééquilibrerait aussi le rapport de force entre parfumeur et le marketing des marques qui peut parfois brider la créativité pour aller chercher du consensuel… Quel est ton plus ancien souvenir olfactif ?
L’odeur du gâteau à l’orange, définitivement associée à mes vacances dans la maison de mes grands parents dans le sud ouest. Une recette de ma grand-mère transmise à sa fille, et sa petite fille ! Son secret : imbiber le gâteau cuit d’un jus d’oranges fraîchement pressées. Je me revois petite en train d’attendre que ma grand mère ait fini pour manger la pulpe d’orange restée sur le robot…Pour moi l’odeur de ce gâteau qui cuit avec l’odeur de jus d’orange est associée au vacances, au soleil qui commence à taper dès 9h du matin sur les rosiers en fleurs… … Et concernant une personne ?
Ma mère était hôtesse chez Air France, elle porte Jicky de Guerlain. Je la revois s’asperger littéralement de ce parfum pour se « donner un coup de fraîcheur», et se débarrasser du décalage horaire ! Ce parfum est à jamais associé au voyage, à l’uniforme bleu et rouge et à l’ambiance électrique d’un aéroport. Quels sont les meilleurs sites internet sur les parfums ?
De très nombreux blogs et sites ont fleuri ces dernières années, parmi ceux que je consulte régulièrement :
Now Smell This - Poivre Bleu – Sniffapallooza - Bois de Jasmin - Auparfum
1000 fragrances – Le critique de parfum – Elisabeth de Feydeau’s News – ozmoz – Grain de musc etc … Pour ceux qui souhaitent obtenir quelques connaissances techniques , quels livres nous conseilles-tu ?
Que Sais-je sur le parfum, dernière version écrite par Jean-Claude Ellena qui a la grande générosité de fournir en toute simplicité le nom de ses matières fétiches : quand on a du talent, il n’y a rien à cacher…J’aime cette approche peu commune dans le secteur.
L’homme qui entendait les parfums, de Chandler Burr sur les travaux de Lucas Turin : pour avoir une autre approche de la théorie de l’olfaction, plutôt provocante…
La Petite Géométrie des parfums de Brigitte Proust : pour aborder le parfum par la chimie, elle arrive à nous passionner avec des atomes ! Quels sont les petits termes pro qu'il faut connaitre ?
Chaque secteur a son petit jargon et le notre est parfois assez joli. On évite tous les mots un peu communs (nous sommes dans le luxe tout de même), ainsi, on parle de flacon et non pas de bouteille, de touches et non pas de mouillettes, de créateur ou compositeur de parfum (= Nez), de notes, accord ou parfum pour ne pas dire « jus ».
D’autres termes plus techniques : la rémanence, lorsqu’un parfum tient, a du sillage. Peux-tu nous décrire ton rôle chez Cinquième Sens ?
C’est un métier très généraliste : on travaille sur 4 activités qui se complètent : création, formation, conseil technique et animation, et nous sommes toutes amenées à être polyvalentes sur ces 4 activités, petite société oblige…
Je suis en charge du marketing et des développements commerciaux : de la recherche de potentiels de croissance à l’étude des tendances, en passant par le consulting auprès des marques. J'ai appris l'ouverture d'un Cinquième Sens à New-York...
Effectivement, nous venons d’y ouvrir un centre de formation. Notre partenaire assure pour le moment l’Initiation à la technique du Parfum, et les modules de découverte pour le grand public. Le reste du programme suivra bientôt ! J’ai eu l’occasion d’y aller en novembre, c’est passionnant de voir les différences culturelles à travers la perception des odeurs : nous n’avons pas toujours les mêmes références et les mêmes associations entre odeurs et souvenirs… Ta sensibilité olfactive t'emmène-t-elle vers d'autres domaines que la parfumerie telle que la cuisine par exemple ?
J’ADORE la cuisine ! En particulier la cuisine du monde. Je peux passer des heures à lire des recettes, les compiler, les comparer pour au final les customiser et en faire ma propre recette en jouant sur les épices et les herbes. Aimerais-tu travailler avec un chef pour l'élaboration d'une carte de saveurs ?
Dans le cadre professionnel, j’ai déjà eu l’occasion de travailler avec des traiteurs pour réaliser des associations goût / odeurs ou des sommeliers pour faire découvrir les arômes d’un vin séparément lors d’une dégustation. C’est une expérience unique et très ludique que l’on propose dans nos animations. Quelles sont les tendances actuelles et pourquoi autant de marques de niche ?
Le parfum n’est plus considéré comme un produit de luxe, les marques cherchent à tout prix une façon de revaloriser ce produit et lancent des collections plus « haut de gamme », souvent vendues plus exclusivement en boutique. D’un autre côté, le consommateur est confronté à de plus en plus de nouveautés (plus de 400 lancements par an !), il est difficile de trouver un parfum qui sort du lot ! Devant cette masse de proposition, certains consommateurs apprécient un conseil plus avisé, une relation plus intime et parfois aussi des parfums plus « parti pris » ! …
Cette année, on peut noter la tendance « Bling Bling » dans la parfumerie : par le concept (One Million, Diamonds, ou même Gucci by Gucci), ou par des codes couleurs (doré, argentés, brillants), reflet de notre société qui lutte contre la crise ! …
A noter aussi, l’humour qui devient un registre de communication nouveau et risqué pour le parfum (Ma Dame, Guerlain Homme ou depuis plus longtemps la marque Etat Libre d’Orange).
Enfin des matières à la mode en 2008 : les notes aromatiques et en particulier la menthe : (Roadster/Guerlain Homme) ; le gingembre (Dior Homme Sport/ Allure Edition Blanche/Five O’Clock au gingembre), et l’iris qui continue son chemin depuis maintenant 4 ans (Infusion d’Homme, Kenzo Power, John Galliano) Les grands noms de la parfumerie selon toi ?
Je ne préfère pas y répondre car ce sont mes clients !!! ;-) Dernier coup de foudre olfactif (pas spécialement une eau de toilette) ?
Une odeur que l’on m’a déjà demandée en brief et qui est très difficile à rendre : l’odeur du sable chaud : une odeur que j’ai pu ressentir encore récemment au Brésil et se révèle tout en contrastes car le sable entraîne avec lui différentes odeurs plus ou moins agréables : une note sensuelle et animale de fourrure, d’éléments en décomposition, de fruits pourris, un fond sec et poudré, minéral et une note salée et ozonique qui peut se teinter d’iode, d’eau des huîtres qui permet d’alléger le reste. C’est cette contradiction entre sensualité et fraîcheur qui nous prend au nez. Autres petits bonheurs olfactifs du quotidien ?
Respirer la nuque d’un bébé endormi ! Ok à première vue, cela ne paraît pas très attractif, mais faites l’expérience de cet accord parfait :
Muscs blancs (Shampoing pour bébé) + Notes Miellées (Cérumen) + Odeur de biscotte (Bébé qui a eu chaud) … un vrai bonheur au petit déjeuner !…
Autre petit bonheur : l’odeur animale et poudrée de la fourrure d’un chat (costus, poussière, iris, cheveux) si rassurante combinée au ronron… En savoir plus : www.cinquiemesens.com
| L’odorat est un sens muet…. Décrivez une odeur à quelqu’un qui ne l’a jamais sentie : l’odeur d’un matin frais à la campagne, ou bien celle unique du maquis corse ! Cette difficulté à exprimer notre ressenti invite à nous surpasser dans le plaisir d’en rechercher la définition. | ![]() |
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C’est peut être un peu pour ça qu’Aurélie a choisi d’évoluer dans cet univers. Cinquième sens est un lieu ou l’on peut se perdre plusieurs jours, pour y suivre des formations olfactives uniquement pour le plaisir ou bien pour enrichir un cursus.
Rencontre avec Aurélie et son univers…. Comment as-tu su que tu possédais une sensibilité olfactive?
En fait, il s’agit plus d’une passion pour le sujet qu’une véritable sensibilité : il suffit de prendre conscience que nous sommes entourés d’odeurs et savoir jouir de cet immense bonheur que peut procurer ce sens. En effet, quelle merveille de découvrir la délicatesse d’un mimosa, la richesse d’une épice ou encore le mystère d’un bois ambré… C’est autant une source de plaisirs que parfois de surprises : il arrive de tomber sur une odeur inconnue et que l’on a du mal à décrire !...
Après ce premier pré-requis qui est la curiosité, le nez se travaille : plus on sent, mieux on sent… Peux-tu nous décrire ton parcours ?
Il m’a toujours paru évident que je travaillerais dans l’olfaction : toute petite, je passais mon temps à tout sentir, à suivre les gens dans la rue pour reconnaître leur parfum.
Par la suite, je me suis mis des freins car étant allergique et je pensais que ce serait difficile de devenir parfumeur… Et puis, je souhaitais avoir une formation généraliste : une école de commerce qui me permettrait d’avoir une vision plus marketing de ce secteur… Et l’olfaction m’a rattrapée : le contact avec les matières premières me manquait trop. J’ai eu la chance de rencontrer Monique Schlienger à qui j’ai proposé un échange de compétences : elle me formait à la création, je développais le chiffre de la société. Es-tu tentée de lire tout ce qui est publié sur les parfums ?
Oui, d’autant plus qu’il y a vraiment pléthore dans ce domaine !… Mais il y a peu de critiques de parfums à proprement parler. On les trouve essentiellement sur internet. Certains parfumeurs militent pour qu’il y en ait plus : cela permettrait de reconnaître la création de parfums comme un art à part entière ; et cela rééquilibrerait aussi le rapport de force entre parfumeur et le marketing des marques qui peut parfois brider la créativité pour aller chercher du consensuel… Quel est ton plus ancien souvenir olfactif ?
L’odeur du gâteau à l’orange, définitivement associée à mes vacances dans la maison de mes grands parents dans le sud ouest. Une recette de ma grand-mère transmise à sa fille, et sa petite fille ! Son secret : imbiber le gâteau cuit d’un jus d’oranges fraîchement pressées. Je me revois petite en train d’attendre que ma grand mère ait fini pour manger la pulpe d’orange restée sur le robot…Pour moi l’odeur de ce gâteau qui cuit avec l’odeur de jus d’orange est associée au vacances, au soleil qui commence à taper dès 9h du matin sur les rosiers en fleurs… … Et concernant une personne ?
Ma mère était hôtesse chez Air France, elle porte Jicky de Guerlain. Je la revois s’asperger littéralement de ce parfum pour se « donner un coup de fraîcheur», et se débarrasser du décalage horaire ! Ce parfum est à jamais associé au voyage, à l’uniforme bleu et rouge et à l’ambiance électrique d’un aéroport. Quels sont les meilleurs sites internet sur les parfums ?
De très nombreux blogs et sites ont fleuri ces dernières années, parmi ceux que je consulte régulièrement :
Now Smell This - Poivre Bleu – Sniffapallooza - Bois de Jasmin - Auparfum
1000 fragrances – Le critique de parfum – Elisabeth de Feydeau’s News – ozmoz – Grain de musc etc … Pour ceux qui souhaitent obtenir quelques connaissances techniques , quels livres nous conseilles-tu ?
Que Sais-je sur le parfum, dernière version écrite par Jean-Claude Ellena qui a la grande générosité de fournir en toute simplicité le nom de ses matières fétiches : quand on a du talent, il n’y a rien à cacher…J’aime cette approche peu commune dans le secteur.
L’homme qui entendait les parfums, de Chandler Burr sur les travaux de Lucas Turin : pour avoir une autre approche de la théorie de l’olfaction, plutôt provocante…
La Petite Géométrie des parfums de Brigitte Proust : pour aborder le parfum par la chimie, elle arrive à nous passionner avec des atomes ! Quels sont les petits termes pro qu'il faut connaitre ?
Chaque secteur a son petit jargon et le notre est parfois assez joli. On évite tous les mots un peu communs (nous sommes dans le luxe tout de même), ainsi, on parle de flacon et non pas de bouteille, de touches et non pas de mouillettes, de créateur ou compositeur de parfum (= Nez), de notes, accord ou parfum pour ne pas dire « jus ».
D’autres termes plus techniques : la rémanence, lorsqu’un parfum tient, a du sillage. Peux-tu nous décrire ton rôle chez Cinquième Sens ?
C’est un métier très généraliste : on travaille sur 4 activités qui se complètent : création, formation, conseil technique et animation, et nous sommes toutes amenées à être polyvalentes sur ces 4 activités, petite société oblige…
Je suis en charge du marketing et des développements commerciaux : de la recherche de potentiels de croissance à l’étude des tendances, en passant par le consulting auprès des marques. J'ai appris l'ouverture d'un Cinquième Sens à New-York...
Effectivement, nous venons d’y ouvrir un centre de formation. Notre partenaire assure pour le moment l’Initiation à la technique du Parfum, et les modules de découverte pour le grand public. Le reste du programme suivra bientôt ! J’ai eu l’occasion d’y aller en novembre, c’est passionnant de voir les différences culturelles à travers la perception des odeurs : nous n’avons pas toujours les mêmes références et les mêmes associations entre odeurs et souvenirs… Ta sensibilité olfactive t'emmène-t-elle vers d'autres domaines que la parfumerie telle que la cuisine par exemple ?
J’ADORE la cuisine ! En particulier la cuisine du monde. Je peux passer des heures à lire des recettes, les compiler, les comparer pour au final les customiser et en faire ma propre recette en jouant sur les épices et les herbes. Aimerais-tu travailler avec un chef pour l'élaboration d'une carte de saveurs ?
Dans le cadre professionnel, j’ai déjà eu l’occasion de travailler avec des traiteurs pour réaliser des associations goût / odeurs ou des sommeliers pour faire découvrir les arômes d’un vin séparément lors d’une dégustation. C’est une expérience unique et très ludique que l’on propose dans nos animations. Quelles sont les tendances actuelles et pourquoi autant de marques de niche ?
Le parfum n’est plus considéré comme un produit de luxe, les marques cherchent à tout prix une façon de revaloriser ce produit et lancent des collections plus « haut de gamme », souvent vendues plus exclusivement en boutique. D’un autre côté, le consommateur est confronté à de plus en plus de nouveautés (plus de 400 lancements par an !), il est difficile de trouver un parfum qui sort du lot ! Devant cette masse de proposition, certains consommateurs apprécient un conseil plus avisé, une relation plus intime et parfois aussi des parfums plus « parti pris » ! …
Cette année, on peut noter la tendance « Bling Bling » dans la parfumerie : par le concept (One Million, Diamonds, ou même Gucci by Gucci), ou par des codes couleurs (doré, argentés, brillants), reflet de notre société qui lutte contre la crise ! …
A noter aussi, l’humour qui devient un registre de communication nouveau et risqué pour le parfum (Ma Dame, Guerlain Homme ou depuis plus longtemps la marque Etat Libre d’Orange).
Enfin des matières à la mode en 2008 : les notes aromatiques et en particulier la menthe : (Roadster/Guerlain Homme) ; le gingembre (Dior Homme Sport/ Allure Edition Blanche/Five O’Clock au gingembre), et l’iris qui continue son chemin depuis maintenant 4 ans (Infusion d’Homme, Kenzo Power, John Galliano) Les grands noms de la parfumerie selon toi ?
Je ne préfère pas y répondre car ce sont mes clients !!! ;-) Dernier coup de foudre olfactif (pas spécialement une eau de toilette) ?
Une odeur que l’on m’a déjà demandée en brief et qui est très difficile à rendre : l’odeur du sable chaud : une odeur que j’ai pu ressentir encore récemment au Brésil et se révèle tout en contrastes car le sable entraîne avec lui différentes odeurs plus ou moins agréables : une note sensuelle et animale de fourrure, d’éléments en décomposition, de fruits pourris, un fond sec et poudré, minéral et une note salée et ozonique qui peut se teinter d’iode, d’eau des huîtres qui permet d’alléger le reste. C’est cette contradiction entre sensualité et fraîcheur qui nous prend au nez. Autres petits bonheurs olfactifs du quotidien ?
Respirer la nuque d’un bébé endormi ! Ok à première vue, cela ne paraît pas très attractif, mais faites l’expérience de cet accord parfait :
Muscs blancs (Shampoing pour bébé) + Notes Miellées (Cérumen) + Odeur de biscotte (Bébé qui a eu chaud) … un vrai bonheur au petit déjeuner !…
Autre petit bonheur : l’odeur animale et poudrée de la fourrure d’un chat (costus, poussière, iris, cheveux) si rassurante combinée au ronron… En savoir plus : www.cinquiemesens.com
20/10/2008
Sylvie et les cheminées au Bioéthanol Par Anne T.
le 20/10/2008 16:17
Je me suis lentement laissée convaincre par le principe, à priori écologique.
Loin de remplacer nos bonnes vieilles cheminées auxquelles je voue une certaine tendresse, on l’aura compris, elles tentent avec succès une percée dans nos intérieurs urbains… Pour tout vous dire, c’est Sylvie qui a initié mon œil et qui m’a appris à les apprécier…. Sylvie est décoratrice. Vous parle de son métier avec une passion non retenue.
De ses nombreux voyages, elle rapporte une idée…
D’un lieu elle enregistre un détail qui, déjà prend place dans l’intérieur qu’on lui demande de restaurer. Son regard se pose sur tout ce qu’elle croise, son esprit est en état créatif en permanence.
Sa particularité : elle vous dessine les futures cheminées au bioéthanol et les adapte à votre intérieur. Le design en devient franchement très beau, et évidemment personnalisé. Comment est venue l’idée de dessiner et concevoir des cheminées ?
J’ai découvert ces cheminées lors d’un voyage en Espagne.
Elles apportaient à l’hôtel dans lequel je séjournais un coté convivial et élégant.
J’ai tout de suite pensé à en dessiner et ainsi créer un coté sur mesure à ma clientèle. Quels sont les particularités de ces cheminées?
Ce sont avant tout des objets de design contemporain et éléments décoratifs.
Elles ne sont pas considérées comme élément de chauffage à part entière mais elles permettent de gagner plusieurs degrés très rapidement dans une pièce.
Elles sont intéressantes parce qu’elles ne nécessitent pas de conduits donc pas d’évacuation. Elles ne produisent ni odeur, ni fumée. Quelle est la quantité de chaleur diffusée?
Un bruleur dégage 3500 watts ce qui équivaut à un gros radiateur.
En fait, une cheminée traditionnelle diffuse une chaleur rayonnante ce qui signifie que l’on a chaud devant, en grande partie, alors qu’avec le bioéthanol cela se fait par convection donc cela se diffuse dans toute la pièce. Quelles sont les différentes façons de les intégrer ?
On peut les intégrer dans des anciennes cheminées, ou bien les accrocher au mur comme un tableau ou posées à même le sol….les possibilités sont multiples.
J’ai beaucoup de demandes actuellement sur la transformation de cheminées existantes.
S’il n’y a pas d’intégration, la cheminée peut se déplacer comme un meuble et également être emmenée dans un autre endroit ou dans une maison secondaire par exemple, ainsi que lors d’un déménagement (on l’emporte avec soi.) Au fait, qu’est ce que le bioéthanol ?
On l’obtient à partir de céréales et de betteraves, par un procédé de fermentation industrielle : le sucre contenu dans les végétaux est transformé en alcool appelé éthanol, puis est concentré et déshydraté pour obtenir du bioéthanol. Est-ce Développement Durable ou la démarche est-elle plutôt controversée ?
Oui, le bioéthanol remplace avantageusement le pétrole désodorisé, utilisé jusqu’alors.
II est controversé pour son utilisation dans le secteur de l’automobile.
La consommation pour cette utilisation est très limitée, avant de parler comme certains de déforestations… Parle-nous de ton activité de décoratrice…
En fait, je me positionne un peu comme une coach déco : j’essaye de capter au mieux la personnalité de mes clients afin de leur proposer des choses qui leur ressemble.
Je propose une rénovation de A à Z, de trouver des entreprises, de négocier des devis pour eux et de suivre de près le chantier.
Ma clientèle se repose sur moi tant pour ce qui est du suivi de chantier, que du conseil décoratif… En savoir plus : www.beautiful-id.com
| J’ai été élevée en région parisienne : pavillon, cheminée dans la maison… un père nous apprenant à allumer le feu, nous expliquant comment serrer le papier journal de façon a faire démarrer lentement la flamme….Puis l’odeur du bois, la musique du crépitement…. Rien à voir avec ces cheminées qui font leur apparition aujourd’hui….. ! Je veux parler des cheminées au Bioéthanol… Sceptique d’abord : comment peux-ton comparer ces cheminées avec LA cheminée de mon enfance ? | ![]() |
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Loin de remplacer nos bonnes vieilles cheminées auxquelles je voue une certaine tendresse, on l’aura compris, elles tentent avec succès une percée dans nos intérieurs urbains… Pour tout vous dire, c’est Sylvie qui a initié mon œil et qui m’a appris à les apprécier…. Sylvie est décoratrice. Vous parle de son métier avec une passion non retenue.
De ses nombreux voyages, elle rapporte une idée…
D’un lieu elle enregistre un détail qui, déjà prend place dans l’intérieur qu’on lui demande de restaurer. Son regard se pose sur tout ce qu’elle croise, son esprit est en état créatif en permanence.
Sa particularité : elle vous dessine les futures cheminées au bioéthanol et les adapte à votre intérieur. Le design en devient franchement très beau, et évidemment personnalisé. Comment est venue l’idée de dessiner et concevoir des cheminées ?
J’ai découvert ces cheminées lors d’un voyage en Espagne.
Elles apportaient à l’hôtel dans lequel je séjournais un coté convivial et élégant.
J’ai tout de suite pensé à en dessiner et ainsi créer un coté sur mesure à ma clientèle. Quels sont les particularités de ces cheminées?
Ce sont avant tout des objets de design contemporain et éléments décoratifs.
Elles ne sont pas considérées comme élément de chauffage à part entière mais elles permettent de gagner plusieurs degrés très rapidement dans une pièce.
Elles sont intéressantes parce qu’elles ne nécessitent pas de conduits donc pas d’évacuation. Elles ne produisent ni odeur, ni fumée. Quelle est la quantité de chaleur diffusée?
Un bruleur dégage 3500 watts ce qui équivaut à un gros radiateur.
En fait, une cheminée traditionnelle diffuse une chaleur rayonnante ce qui signifie que l’on a chaud devant, en grande partie, alors qu’avec le bioéthanol cela se fait par convection donc cela se diffuse dans toute la pièce. Quelles sont les différentes façons de les intégrer ?
On peut les intégrer dans des anciennes cheminées, ou bien les accrocher au mur comme un tableau ou posées à même le sol….les possibilités sont multiples.
J’ai beaucoup de demandes actuellement sur la transformation de cheminées existantes.
S’il n’y a pas d’intégration, la cheminée peut se déplacer comme un meuble et également être emmenée dans un autre endroit ou dans une maison secondaire par exemple, ainsi que lors d’un déménagement (on l’emporte avec soi.) Au fait, qu’est ce que le bioéthanol ?
On l’obtient à partir de céréales et de betteraves, par un procédé de fermentation industrielle : le sucre contenu dans les végétaux est transformé en alcool appelé éthanol, puis est concentré et déshydraté pour obtenir du bioéthanol. Est-ce Développement Durable ou la démarche est-elle plutôt controversée ?
Oui, le bioéthanol remplace avantageusement le pétrole désodorisé, utilisé jusqu’alors.
II est controversé pour son utilisation dans le secteur de l’automobile.
La consommation pour cette utilisation est très limitée, avant de parler comme certains de déforestations… Parle-nous de ton activité de décoratrice…
En fait, je me positionne un peu comme une coach déco : j’essaye de capter au mieux la personnalité de mes clients afin de leur proposer des choses qui leur ressemble.
Je propose une rénovation de A à Z, de trouver des entreprises, de négocier des devis pour eux et de suivre de près le chantier.
Ma clientèle se repose sur moi tant pour ce qui est du suivi de chantier, que du conseil décoratif… En savoir plus : www.beautiful-id.com
20/11/2007
Un regard sur Philippe Warrin Par Anne T.
le 20/11/2007 16:45
J’ai toujours aimé la photo.
Très jeune, j’ai possédé un Pentax et j’organisais des séances make up avec mes amies que je photographiais pour mon book perso.
Alors, imaginez comme je me régale lorsqu’il me montre ses prises de vue !
Quand nous lui avons parlé de notre projet, il n’a pas hésité une seule seconde : « aucun problème ! ».
Sans préjugés, discret mais présent, il est là à chaque étape de notre histoire : Les photos, c’est lui. Les belles personnes que nous avons rencontrées, c’est encore lui.
Warrin, c’est la force tranquille.
Certains ne s’y sont pas trompés.
Photographe de la République….Belle ascension, non ?
Philippe, comment devient-ton photographe ? Hasard ou vocation ?
J’ai passé le concours photo Louis Lumière grâce à un ami qui m’y a incité. Je me destinais en fait à des études d’ethnologie…
Comment fait-on pour avoir l’œil et pour ne pas tomber dans des photos « déjà vues »?
Je pense que chaque photographe a son style bien à lui. Mais je suis aussi inspiré par les tendances et la mode. De plus quand je travaille pour la presse, je dois aussi pouvoir répondre à la demande des magazines et non pas imposer mon style.
La réalisation vidéo te tente-t-elle ?
On m’a déjà proposé à plusieurs reprises la réalisation de clips.
J’ai été assez tenté auparavant, moins aujourd’hui.
Qui rêverais-tu de photographier ?
Pour être franc, personne en particulier. Je pense n’être groupie de personne.
Je respecte autant un jeune de la star ac’ qu’une personnalité très connue. Lors d’une séance photo j’essaye de tirer le meilleur parti de la personne que j’ai en face de moi quelle que soit sa notoriété.
Qu’aimerais-tu faire dans le futur ?
J’aimerais réaliser des prises de vues incroyables avec des moyens techniques importants.
Pour cela, il faut plus de temps car c’est vrai que je travaille souvent dans l’urgence de l’actualité.
Ces réalisations nécessitent des moyens humains et financiers importants mais je ne désespère pas de boucler ce projet qui me tient à cœur.
Penses-tu à éditer un livre ?
Je crois qu’il est trop tôt pour moi de réaliser un livre. Je vois cela comme une biographie, j’ai le temps : je n’ai pas encore atteint le top de ce que je pourrais faire ! En savoir plus : www.phwarrin.book.fr
| Ce sont nos enfants qui nous ont présentés ! Leur petite Léa et notre petit Maxime ont fait rencontrer leurs parents. Ils ont gravis les années maternelles ensemble et nous avons partagés gouters d’enfants et pique niques familiaux. C’est entre deux sonneries d’école que nous nous retrouvions autour d’un café et c’est à ces occasions que Philippe me fit découvrir son travail. | ![]() |
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Très jeune, j’ai possédé un Pentax et j’organisais des séances make up avec mes amies que je photographiais pour mon book perso.
Alors, imaginez comme je me régale lorsqu’il me montre ses prises de vue !
Quand nous lui avons parlé de notre projet, il n’a pas hésité une seule seconde : « aucun problème ! ».
Sans préjugés, discret mais présent, il est là à chaque étape de notre histoire : Les photos, c’est lui. Les belles personnes que nous avons rencontrées, c’est encore lui.
Warrin, c’est la force tranquille.
Certains ne s’y sont pas trompés.
Photographe de la République….Belle ascension, non ?
Philippe, comment devient-ton photographe ? Hasard ou vocation ?
J’ai passé le concours photo Louis Lumière grâce à un ami qui m’y a incité. Je me destinais en fait à des études d’ethnologie…
Comment fait-on pour avoir l’œil et pour ne pas tomber dans des photos « déjà vues »?
Je pense que chaque photographe a son style bien à lui. Mais je suis aussi inspiré par les tendances et la mode. De plus quand je travaille pour la presse, je dois aussi pouvoir répondre à la demande des magazines et non pas imposer mon style.
La réalisation vidéo te tente-t-elle ?
On m’a déjà proposé à plusieurs reprises la réalisation de clips.
J’ai été assez tenté auparavant, moins aujourd’hui.
Qui rêverais-tu de photographier ?
Pour être franc, personne en particulier. Je pense n’être groupie de personne.
Je respecte autant un jeune de la star ac’ qu’une personnalité très connue. Lors d’une séance photo j’essaye de tirer le meilleur parti de la personne que j’ai en face de moi quelle que soit sa notoriété.
Qu’aimerais-tu faire dans le futur ?
J’aimerais réaliser des prises de vues incroyables avec des moyens techniques importants.
Pour cela, il faut plus de temps car c’est vrai que je travaille souvent dans l’urgence de l’actualité.
Ces réalisations nécessitent des moyens humains et financiers importants mais je ne désespère pas de boucler ce projet qui me tient à cœur.
Penses-tu à éditer un livre ?
Je crois qu’il est trop tôt pour moi de réaliser un livre. Je vois cela comme une biographie, j’ai le temps : je n’ai pas encore atteint le top de ce que je pourrais faire ! En savoir plus : www.phwarrin.book.fr









