) Le blog de Anne
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Anne de Papilles et Pupilles Par
Anne T.
le 20/05/2010 15:36
Papilles et Pupilles est le 1er blog culinaire en France. Derrière les fourneaux et le blog : Anne Lataillade.
Maman de deux enfants, elle choisit un métier compatible avec sa vie de famille, et entre les sorties d'école nous livre ses recettes, astuces et petits reportages dans l'univers gastronomique.
Petite interview dans la cuisine de Anne...
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Depuis combien de temps gérez-vous votre blog culinaire et pourquoi cet univers ?
Cela fait maintenant 5 ans. J'ai choisi cet univers parce que mes deux enfants avaient des allergies alimentaires. C'est ce qui m'a amené à m'intéresser au contenu de nos assiettes et aux produits qui la composent.

Véritable succès, votre blog est le 1er blog culinaire en France, comment s'articulent vos journées de travail ?
Je travaille beaucoup. En ce qui concerne les recettes, je les fais au quotidien, en fonction du contenu de mes placards. Je gère tout le reste au fur et à mesure de la journée, en me gardant des créneaux pour aller chercher les enfants à l'école. Il n'y a pas de journée type.

Quelles ont été à votre avis les clés de la réussite et celles de la longévité ?
Le travail, la sincérité, le même plaisir sans cesse renouvelé.

Comment faites-vous pour avoir toujours des idées de recettes, qu'elle est votre source d'inspiration ?
J'ai une cuisine très simple, je lis beaucoup de magazines, de blogs et de livres.

Vous avez eu l'excellente idée de créer un second blog axé sur les recettes sans gluten, quel a été le facteur de décision, un entourage allergique ou une demande de votre lectorat ?
Comme je le disais un peu plus haut mes 2 enfants ont souffert d'allergie alimentaire et ont du suivre des régimes évictifs (gluten et œuf)

Quelle est votre sentiment sur la cuisine bio ? Proposez vous une rubrique green cooking ?
Je ne propose pas vraiment ce genre de rubrique. J'utilise des ingrédients qu'on trouve en bio comme les purées d'oléagineux par exemple mais pour le reste, je préfère une agriculture raisonnée de proximité plutôt qu'une agriculture bio provenant de l'autre bout du monde.

Quels sont vos projets un livre ? Un lieu de formation ? Un événement P&P rassemblant vos fans ?
Pas de projets particuliers. Je travaille comme pigiste, blogueuse, pour plusieurs sites webs et ne dispose pas beaucoup de temps libre pour faire autre chose :)

Quels ingrédients vous inspirent l'univers de mon blog?
Simples et naturels, probablement une recette composée de produits de saison.

anne@anne-et-vous.com

En savoir plus: www.papillesetpupilles.com

Valérie et sa cuisine Bio Par
Anne T.
le 20/03/2009 15:14

Rencontrer Valérie Cupillard est un moment délicieux fait de douceur et de tranquillité.
J'ai tout d'abord trouvé ses petits livres de recettes (La Plage éditions) dans des magasins bio.
Puis on m'a offert son livre « Cuisiner avec les huiles essentielles ».
Depuis elle nous propose une grande variété de sujets traités: les graines germées, les pâtés végétaux et les sauces végétariennes, des recettes sans lait et sans gluten, un très joli livre sur les fêtes bio...
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Elle vient d'écrire des petits livrets sur les jus de légumes et les fruits....
Qui me remémorent un instant l'heure du déjeuner, quand ma mère nous préparait ce jus de carotte/citron mousseux si délicieusement tonique!
Voici ces réponses à mes questions, et quelques souvenirs d'enfance colorés.

Vous avez passé une partie de votre enfance dans l'océan indien, quels sont vos souvenirs liés à cette période de votre vie?
J’ai toujours aimé cuisiner. Je suis gourmande et je peux me remémorer facilement les souvenirs d’enfance liés à la cuisine familiale ! Mon plus lointain souvenir gustatif est celui des mangues très mûres et juteuses.
Mes parents ont vécu à Madagascar et j’ai passé une partie de mon enfance dans l’Océan Indien. De retour en France, ma mère a continué à nous préparer certains plats exotiques et à Noël, pour nous faire plaisir, elle achetait toujours quelques poignées de litchis : c’était vraiment un cadeau !
Je conserve aussi le souvenir d’une école en plein air, de liberté et d’un entourage chaleureux qui encourageait tous les espaces dédiés à la créativité : passer du temps à peindre, à dessiner, à construire des choses…
Un autre souvenir est lié aux couleurs : les fleurs rouges des grands flamboyants et les allées de jacarandas dans les tons de parme.

Comment cela se traduit-il dans votre créativité?
Des souvenirs de cette enfance au soleil, je conserve le goût pour la chaleur qui exacerbe les parfums et un certain plaisir pour les choses naturellement simples.
Je pense avoir appris aussi le plaisir de faire les choses soi-même. C’est sûrement parce que j’ai commencé petite par toutes sortes d’activités manuelles que j’ai pu développer plus tard la même passion à expérimenter dans la cuisine.
Depuis que je cuisine bio, j’essaie de suivre ce que la nature m’inspire, je cherche à préserver dans mes recettes des saveurs simples pour transmettre la fraîcheur des fruits et légumes frais et faire ressentir la vitalité des bons produits. J’aime les couleurs vives et les associations qui donnent un ton joyeux.
Ma collaboration sur l’utilisation des huiles essentielles en cuisine pour le restaurant Seven Colors Energy Cuisine de l’hôtel Heritage m’a permis de garder le lien avec l’île Maurice qui a toujours eu une place à part dans mes souvenirs. Pouvoir retrouver les parfums de vanille, d’épices, de thé… dans la cuisine du Chef Philippe Rozel est un grand bonheur. C’est bien parce que j’aime le parfum des frangipaniers ou du jasmin que j’ai été tentée d’utiliser certaines huiles essentielles en cuisine pour évoquer l’exotisme en réalisant un fondant au chocolat à l’ylang-ylang ou une chantilly au géranium !

Est-ce que tous les produits que vous consommez sont bio?
Oui, absolument.

Quels sont les aliments qui selon vous devraient être absolument consommés bio et pourquoi?
Pour moi, après avoir découvert les saveurs des légumes et fruits de notre jardin, le premier achat en bio, a été le pain. Et tout de suite après les céréales, le lait de soja, la purée d’amandes. Mais c’était il y a bientôt 20 ans ! Et à ce moment là, il n’y avait pas le même choix qu’aujourd’hui. J’ai démarré mes recettes avec le lait de soja alors qu’à présent les rayons proposent quantité de laits végétaux.
On peut commencer en priorité par les aliments que l'on consomme le plus souvent. Les ingrédients de base pour commencer en bio seront différents selon les habitudes culinaires et le degré d’implication de chacun, il faut choisir selon ses envies. On choisira peut-être d’acheter en priorité les fruits et légumes en bio à travers un « panier  » parce qu’on a envie de se sentir solidaire d’un paysan bio. Certaines personnes vont commencer à acheter les œufs en bio parce qu’elles seront sensibles aux conditions d’élevage, pour d’autres ce sera les produits laitiers, parce que les consommer en bio évite aussi de récupérer les traitements médicamenteux que les animaux reçoivent. Quelqu’un qui aime cuisiner trouvera un nouveau plaisir à découvrir des légumes anciens ou sera sensible aux qualités gustatives des ingrédients.
Dans tous les cas, choisir des aliments bio permettra de consommer des produits plus « propres » pour la Terre et plus « sains » pour nous. Choisir un aliment qui a l’impact le plus positif sur l'environnement et les hommes et dont on peut dire qu'il va faire plus de bien qu'un autre à notre organisme est un choix tout simplement bio « logique »…

Vous avez suivi une formation de naturopathie, et votre rencontre avec le docteur Seignalet a changé votre façon de voir la nutrition, pouvez vous nous parler de cette rencontre?
Ma rencontre avec le Dr Seignalet m’a conforté dans mon idée d’associer dans un même livre ma cuisine sans produits laitiers avec des recettes sans gluten. Il m’a soutenu sur ce chemin à une époque où le thème du « sans gluten » était tout à fait nouveau et où il n’était pas forcément facile de faire passer l’idée d’un ouvrage sur ce sujet. Le Dr Jean Seignalet a été extrêmement ouvert quand je lui ai parlé de ce manuscrit car mon projet n’était pas de faire une application directe de son régime hypotoxique (beaucoup de cru, suppression des produits laitiers et des céréales « mutées ») mais il a estimé que ma façon de transmettre mes recettes sans gluten et sans produits laitiers pouvait déjà être une étape pour les lecteurs et il a écrit la préface de mon livre « Sans gluten, naturellement ». C’est en partie grâce à lui que je me suis aussi intéressée aux principes d’alimentation vivante et que j’ai poussé un peu plus ma cuisine dans la recherche de modes de cuisson « doux » dans les livres suivants.

Quels principes naturopathiques essayez vous de suivre quand vous élaborez une recette?
J’essaie de faire des propositions culinaires qui peuvent apporter du « mieux-être » et qui vont permettre au lecteur d’apporter une variété dans ses habitudes alimentaires. Il est inutile que je conçoive des recettes avec du lait de vache ou des gâteaux avec du beurre, il en existe déjà des quantités. J’ai donc choisi de suivre certaines lignes.
Dans la cuisine que je propose, les matières grasses animales (beurre, crème fraîche) sont remplacées par des huiles bio de 1ère pression à froid, des « beurres » végétaux (purées d’oléagineux), des crèmes végétales liquides (avoine, soja, riz, amandes..) ou épaisse (soja lacto-fermentée)…
La cuisson douce est privilégiée pour préserver la vitalité des légumes. Les ingrédients des recettes sont en accord avec la logique des saisons, j’essaie de relier certains principes appris en énergétique chinoise pour aller dans ce sens. A travers des recettes faciles, mon idée est de valoriser les céréales et légumineuses, les fruits secs et les oléagineux. Et parce que le blé est déjà bien suffisamment présent dans l’alimentation, je propose des alternatives pour éviter les effets néfastes du gluten.
Ma cuisine permet simplement l’application de consignes d’alimentation « santé » : moins de sucre, moins de gras, moins de protéines animales, plus de légumes et fruits, le choix de bonnes huiles végétales…

Quand vous créez une recette, quel est pour vous l'objectif prioritaire, le goût ou le bénéfice santé?
En utilisant des ingrédients qui font du bien et qui vont dans le sens d’une belle santé, je recherche les meilleures  associations gustatives. Il s’agit d’un équilibre à atteindre, je ne peux viser un bénéfice santé que si la recette est savoureuse.
Il m’arrive cependant de faire des compromis et d’utiliser certains ingrédients parce qu’ils sont vraiment utiles pour arriver à un résultat séduisant même si dans leur composition je les trouve un peu trop transformés.

Quels sont vos produits chouchou voire indispensables?
La purée d'amandes et la purée de noix de cajou. La farine de riz, le sarrasin, les flocons de quinoa, le lait de riz, le lait de riz-amandes, le jus d’umé, le gomasio, la crème d’avoine liquide, le sirop d’agave, les épices…

Comment réalise-t-on une Chantilly végétale...?
Une recette « maison » se fait avec de la crème de coco, le résultat est plutôt proche d’une crème fouettée et le parfum de noix de coco est très présent. Pour accompagner des fraises ce n’est pas l’idéal !  Il existe donc une crème végétale liquide prête à fouetter qui fait partie de ces ingrédients un peu élaborés, dont je parlais plus haut, mais qui permettent occasionnellement de réaliser des recettes tout à fait originales et séduisantes. Fouettée, cette crème prend vraiment une consistance de chantilly et je l’ai particulièrement appréciée comme support aux huiles essentielles. Cette chantilly parfumée avec 1 goutte d’huile essentielle de géranium est délicieuse avec les fruits rouges.
Une autre solution consiste à préparer ce que j’appelle une « fausse crème au beurre » : je mélange en parts égales de la purée d’amandes avec un yaourt végétal doux. Le mélange est fondant et s’il ne ressemble pas à une chantilly il en a la douceur.

Quelles sont vos huiles préférées, en avez-vous une à nous conseiller pour son goût et ses vertus?
J’aime bien l’huile de noisettes. Selon la saison et le mariage de saveurs avec les légumes ou les céréales, et pour varier les apports en acides gras insaturés, je conseillerais bien sûr d’alterner les huiles. L’huile de noix et l’huile de sésame apportent souvent une petite touche très savoureuse. Moins classique et si vous en trouvez… il y a aussi l’huile de cameline, un parfum unique.

Une céréale ou autre à nous faire découvrir particulièrement?
Le lait de millet que l’on ne trouve pas encore dans tous les magasins bio mais dont la saveur est assez originale.
Les « biscru » qui sont des crackers réalisés à partir de graines oléagineuses, de céréales et de légumes déshydratés. Ils sont très goûteux, je les utilise comme support pour l’apéritif avec un guacamole d’avocat ou une mousse de betterave et des fines pousses de graines germées.

Vous êtes consultante culinaire, qui peut faire appel à vous et dans quelle mesure? En quoi consiste votre aide pour les grands chefs? Quelles sont des lors vos interventions auprès de restaurants?
Restaurants, Salons de thé, Hôtellerie, Spas… Professionnels et aussi particuliers parfois pour des cours privés. Il s’agit soit de concevoir un concept pour élaborer une carte de restaurant, de guider sur les ingrédients et formules à privilégier, de préparer des propositions de boissons pour un spa ou de monter un dossier pour un projet de restauration rapide bio. Je suis sollicitée pour des projets très différents, mon intervention est souvent confidentielle et ne touche pas uniquement l’univers bio. Je peux répondre à la demande d’un Chef qui souhaite simplement un conseil sur l’utilisation des huiles essentielles bio en cuisine comme je peux aussi travailler à la recherche de recettes pour des marques qui développent des gammes bio.

Quels sont vos livres de chevets, avez vous des ouvrages à nous conseiller?
Le premier, ce sera celui écrit par un excellent professeur, Dominick Leaud Zachoval : "La Naturopathie au quotidien"
Quand on commence à s'intéresser à l'alimentation, on peut être aidé par le livre "Nutrition consciente" de Marion Kaplan.
Et puis bien sûr, je conseillerais aussi le "Guide pour lire, comprendre et pratiquer l'alimentation ou la 3ème médecine" par Anne et Dominique Seignalet, les filles du Dr Seignalet.

Un projet qui vous tient particulièrement à coeur?
C’est un projet qui est un gros challenge à relever pour démocratiser l’alimentation bio. J’y travaille depuis presque un an. Dès que la mise en  place sera officielle, j’en parlerai sur mon blog…. très prochainement.

En savoir pluswww.biogourmand.info

Manger 5 fruits et légumes par jour - Valérie Cupillard - Collection Clin d'oeil - Editions Jouvence
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Les gourmandises de Trish Par
Anne T.
le 13/12/2008 12:01
Beaucoup d’entre vous connaissent Trish Deseine….
Vous savez donc qu’elle édite de nombreux livres culinaires
C’est à elle que l’on doit la fameuse "petite robe noire", le livre sur le luxe ou encore les fabuleux gâteaux pleins de crèmes et gourmandises….
Ceux qui ont suivi son reportage sur M6 se souviennent de ces tentatives à faire aimer le petit pois trempé dans le chocolat, ce qui avait surpris mais non séduit son éditeur ce soir là !
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L’impasse discrète qui me mène chez elle  est bordée de ravissants pavillons. Le décor est planté, on ressent déjà la convivialité entre voisins… Pas besoin de lire son nom sur sa porte, on sait que l’on  arrive chez elle !
Une petite odeur de plat mijoté vient chatouiller les narines… C’est donc ça le secret ?
Toujours en train d’élaborer quelque chose ?
Le vendredi soir, début de week end, les enfants (elle en a 4 !) rentrent et sortent…. Le portail reste ouvert en guise de bienvenue, ce qui la caractérise sincèrement.
J’apprécie  particulièrement ce genre de rencontres où l’on  est accueilli d’emblée avec gentillesse. Trish me fait gouter un far breton sorti du four, répond volontiers à mes questions……entre deux touillages de cuillères !

Tu es irlandaise, comment  en es-tu venue à adopter la France ?
Par la langue d’abord: j'ai un Masters de Littérature Française. Puis par amour…d’un français.

As-tu découvert la cuisine en France ou as-tu été bercée dans une culture culinaire dès ton enfance ? Quelles sont les caractéristiques de la cuisine Irlandaise ?
Une cuisine plantée dans le terroir, robuste et simple. Enfant, j ai eu la chance de connaître le vrai goût des bonnes choses. En France, j’ai appris comment les cuisiner et les associer.

Quels sont les recettes qui te plaisent le plus à traiter ?
Les gâteaux, les plats slow cooked du dimanche.

Est- ce que tu es en permanence en train de réfléchir à tes créations ou t’arrive t-il de débrancher ?
Jamais je ne débranche !

Est-ce que tes enfants mettent la main à la pâte ?
De plus en plus, surtout quand les copains sont là. Autrement dit, tout le weekend.

As-tu un labo sur Paris et comment fais-tu tes tests ?
Je n'ai pas de labo, juste une maison avec 4 enfants qui vont et viennent sans cesse.

Ta famille est –elle blind testeuse ? Tes enfants font-ils parti du jury ?
En fait, pas très souvent. Il ne faut pas croire les reportages de M6 ! ;-)

Ton premier livre paru était-il sur les gâteaux ?
Non, dans mon premier livre j'aborde les  "plats entre amis", dont c'est le titre.

Quel est ton best-seller ?
"Je Veux du Chocolat", vendu à 500 000 exemplaires et traduit en 10 langues.

Actuellement, tu travailles pour une chaine irlandaise, quel est le rythme des shootings ?
Infernal ! Trois mois de tournage d’une semaine sur deux en France, puis (en ce moment) 20 jours quasi non stop de recettes. 

Comment se déroule une émission de cuisine ?
Une douzaine de personnes dans une équipe, 3 en cuisine.
Les recettes sont filmées par plusieurs caméras.
Je dois me souvenir où j’ai posé une cuillère, mettre de l’énergie dans ce que je fais, de la cohérence dans ce que je dis et ….sourire sans cesse. Ce n'est pas évident de tout concilier !

Quels sont tes projets ? Travailles-tu sur d’autres livres ?
En ce moment, je rédige une bible sur les gâteaux « I Love Cake » prévu pour le printemps aux Editions Marabout.
Je continue ma rubrique pour Elle à Table avec de nouveaux chefs interviewés, ainsi que de la TV en GB et Irlande.

Un projet un peu fou, non réalisé encore ?
Un resto à Paris.

Quelle est ta vision du bio, as-tu envie d’explorer cette voie ?
Le bio arrive petit à petit dans ma vie et celle des enfants. On remplace tout doucement d’anciennes habitudes par de nouvelles, en douceur. Le papier, le pain, les vêtements, le savon…Cela nous semble naturel, inévitable…

Les bonbons tisanes de Roland Chabanol Par
Anne T.
le 01/04/2008 09:47
J’adore les salons Bio, médecines douces et compagnie !
Il suffit de me parler de tartare d’algues ou de pain à la farine de quinoa pour que j’accoure !
On trouve toujours des choses sympathiques à goûter ou bien à humer, entre huiles essentielles et épices ayurvédiques.
Je commence à bien connaître tous ces petits produits et donc reconnaître les exposants.
Son visage me dit bien quelque chose mais le nom de sa société Bioforez, non.
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Je m’arrête sur ce stand car, ces petites pastilles présentées sur différentes coupelles m’interpellent...
Il s’agit de pastilles à sucer d’un concept tout à fait novateur, à base de gomme d’acacias, sans sucre ,aux plantes et tout ça certifié bio.
Etant un bonbon non cuit, les propriétés des plantes restent intactes.
Voilà qu’au cours de la discussion je découvre son identité….
Roland est l’inventeur du pain des fleurs, la délicieuse cracotte à la farine de Sarrazin et au sel de l’Himalaya….
Je fais confiance à ce sympathique personnage et je repars avec une pastille collée au palais et un sachet dans le sac !

Comment vous définissez-vous, inventeur, agriculteur, quel est en quelques mots votre parcours?
Trouveur inspiré par un ange chimiste. Ayant arrêté biomathsup le jour de mes 18 ans pour m'engager dans la marine, ma conviction de devenir Pic de la Mirandole s'est étouffée dans une soif matérialiste. Chemin faisant mes réalisations quasi instinctives se sont avérées avoir un intérêt commercial international. Il s'est agit d'abord d'un Laboratoire Cosmétique que j'ai crée en 1989 ex-nihilo et dont les produits simplistes continuent à s'exporter sur tous les continents sous différentes marques Hairgum, Fresh'Coiffure, Harry Color, Karit'eve. L'agriculture biologique, m'a fait découvrir que mes talents étaient ailleurs, je continuerai cette activité en annexe pour garantir un espace vital sain & suffisant et mener d'autres expériences.

Vous avez créé auparavant "le pain des fleurs" (biscotte soufflée au sarrazin) distribué dans tous les magasins bio, que retenez-vous de cette aventure et à quoi attribuez-vous le succès de ce produit?
Il faut savoir choisir ses partenaires, car l'avidité humaine est grande, je le savais pour les échecs mais pas pour les succès.
L'idée m'est partiellement apparue dix ans auparavant dans un salon à Las Vegas, faire un pain conservable, bon simple et utile, merci à mon guide pour le nom qu'il m'a soufflé....

Vous vous lancez dans un nouveau concept, la pastille à sucer....
Comment vous est venue cette idée?

Avant de lancer "le pain des fleurs" (voulant arrêter de fumer) j'étais à la recherche d'une confiserie biologique simple et en harmonie avec la diététique. Tout ce qui existait semblait poison: arômes perturbateurs, glucose, dextrose, lactose, conservateurs, cuisson, édulcorants toxiques; chewing-gum pire : gum base : malaxage chimique au toluène et autres produits innommables cachés sous cette appellation poubelle, bref quand on a une tête au format 63cm non lobotomisée à l'aspartame, on se sent convaincu de pouvoir et devoir faire mieux.
Une fois la vente du "pain des fleurs" réalisée, j'ai pu acheter et concevoir différentes machines pour enfin réaliser ce "Bonboncament" imaginé. Trop confiant j'ai réalisé mes premières biopastilles au sarrasin sans me rendre compte que la texture n'était pas du goût de tous. J'ai du changer la formulation quelques mois après pour passer à la gomme d'acacias (dommage car certains acheteurs sont restés focalisés sur les premières biopastilles et sont bloqués hors du concept).

De quoi sont composées vos tisanes à sucer?
La tisane à sucer est un mélange cru du totum des plantes dans de la gomme d'acacias biologique, effet amplificateur de la prise perlinguale (colle au palais, sans croquer) : les bienfaits des tisanes crues aux multiples vertus, sans sucre ni arôme ni cuisson. Ces tisanes à sucer sont distribuées en pharmacie et dans les magasins bio.
Nous préparons une deuxième gamme grand public sans utiliser le totum mais seulement l'essence de la plante, moins de vertus pour la santé mais texture douce type confiserie, afin de satisfaire clientèle plus large.

Comment choisissez-vous les plantes utilisées?
Les plantes qui ont à la fois de grandes vertus médicinales et un bon goût. Cela doit être d'abord un bonbon. Sinon nous mélangeons le moins bon avec le meilleur: ex : Guarana-vanille.
Je produis moins de 30% de la matière première, car nombreuses sont les plantes qui ne poussent pas à St Rambert/Loire! De plus mes acacias ne sont pas comestibles.

Y a-t-il des plantes que l'on connait peu?
Le kudzu (pueraria lobata) bien connu en cuisine macrobiotique mais dont les vertus sont multiples. Nos voisins Européens en consomment des tonnes pour la cuisine, et certaines administrations françaises ne souhaitent pas que celle-ci soit vendue en alimentation humaine. Dommage pour les fumeurs, diabétiques, alcooliques, drogués, veut-on empêcher qu'ils soient libérés de leurs addictions? Pourtant 60000 morts du tabac en France chaque année !
Merci aux journalistes qui vantent les vertus de notre pastille au kudzu, car avec la prise perlinguale les effets sont décuplés par rapport à l'ingestion directe de poudre ou gélules.

Vous avez également du champignon en pastille, quelles sont ses propriétés et quel goût cela a-t-il?
Merci à google pour m'avoir permis de trouver au japon les Médecins trouveurs d'un remède utilisé pour Parkinson et Alzheimer. L’Héricium erinaceus est pourtant un champignon qui pousse aussi dans nos forêts. Il se nourrit de la lignine des arbres feuillus. Il est très facile à produire sous serre en biologique, les vertus pour la mémoire et la rétine sont excellents s'il n'est pas cuit, ce qui est le cas de nos pastilles crues.
Nous avons eu l'idée avec ma compagne Nathalie de l'associer avec du cacao maigre et bio pour lui donner un gout de "chocolat", toujours sans sucre mais un taux de fibres qui bat nos records ; supérieur à 78%. Bon pour le goût, pour la ligne et extra pour les études et les exams!

Quel est le processus de fabrication des pastilles?
Nous enlevons l'eau des plantes sans dépasser 38°c, à l'abri de l'air et de la lumière afin de conserver les vitamines, anthocyanes et autres composants et vertus, puis nous comprimons à froid pour former la pastille dans des presses mécaniques sans champ magnétique ni cuisson.

En savoir plus : www.biopastille.com

Meike et ses petits gateaux Par
Anne T.
le 07/12/2007 11:20
Il est des endroits qui ravissent les sens…
Je parle ici du sens olfactif (cela sent délicieusement bon !)
Mais aussi du sens visuel, sans oublier celui du gout…
Meike, hollandaise de naissance mais française d’adoption a choisi un joli métier : celui de pâtissière !
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Sa boutique se compose d’une large baie vitrée de laquelle on peut suivre l’élaboration des gâteaux et il n’est pas rare de voir quelques nez collés à la vitre….
Cela me rappelle les plaisirs sucrés de Charlie et la Chocolaterie et l’on reviendrait bien en enfance !
Cela tombe bien, elle propose des ateliers pâtisserie pour les plus gourmands.
En attendant de porter la toque blanche, découvrons pourquoi elle a décidé d’appeler son enseigne Petit Gâteau….

Depuis combien de temps es-tu dans la partie ?

Interprète de formation, j’ai tout d’abord crée une société d’interprètes sur Paris.
Puis ce sont mes amis qui m’ont incité à ouvrir un salon de thé.
J’étais toujours en cuisine à leur confectionner des gâteaux quand je les recevais.
Un jour en rentrant de mon travail, j’ai eu un déclic et j’ai imaginé une sorte de laboratoire-atelier tout en transparence ou l’on pourrait aussi bien y acheter de la pâtisserie que de suivre des cours.

Tu as donc suivi des cours ?

En effet, j’ai préparé un diplôme de pâtissier dans une école à Paris, en 6 mois.
Puis, j’ai travaillé à « La grande cascade » dans le restaurant du bois de Boulogne.

Pourquoi le nom de Petit Gâteau ?
J’ai tout d’abord pensé à un autre nom qui était déjà pris. Alors j’ai choisi petit gâteau. Le coté étonnant c’est que au départ nous faisions des gâteaux de taille classique mais un jour j’ai utilisé des petits cercles pour confectionner des mini gâteaux et c’est parti à une vitesse ce jour là extraordinaire, alors depuis nous ne fabriquons que des mini.
Mais il n’empêche que sur commande, on propose toutes sortes de gâteaux d’anniversaire et à thèmes.

Une personne vient de rentrer te commander de la pate pour une recette, c’est étonnant !

Oui, cela arrive souvent ! Tous les ingrédients sont proposés à la vente, les décors, chocolats ainsi que les ustensiles de cuisine.
On ressent vraiment une ambiance particulière, les gens passent devant la vitrine et nous saluent….
J’ai souhaité un lieu propice aux échanges, aux discussions et que les gens qui ne se connaissent pas aient envie de se parler.

Comment organises-tu ta journée ?

Le mardi est la journée ou je commence le plus tôt vers quatre heure du matin, car les pâtissiers qui travaillent avec moi sont de repos. Sinon les autres jours, c’est plutôt vers 8H 30.
Hier par exemple je suis allée chez un fournisseur à Londres chercher un sucre à modeler que l’on ne trouve que là bas.
Et puis, souvent il y a les ateliers le soir qui se terminent vers 23H

Les enfants aussi ont leurs cours de pâtisserie ?

Pour les enfants c’est le mercredi et samedi et nous avons même des ateliers spéciaux ado !

Ce serait chouette de trouver des enseignes Petit Gâteau sur paris, non ?
J’y pense et j’aimerais élargir le concept à Londres et pourquoi pas New York car je suis certaine que cela plairait.

Pourquoi pas un livre Petit Gâteau ?
J’ai plein de recettes qui attendent dans mon ordinateur et plein de dessins laissés par les enfants qui viennent dans ma boutique et ce serait une idée pour l’imager !

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