) Le blog de Anne
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Alain, cavalier Par
Anne T.
le 17/12/2009 15:13
Alain Ventre est un cavalier passionné par la relation entre l'homme et le cheval. Le voir évoluer sur sa monture est tout simplement superbe.
Personnellement impressionnée par les chevaux mais sensible à cette esthétique, j'ai souhaité en savoir davantage sur cette apparente osmose.
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Auteur d'un livre traitant de la communication entre l'homme et sa monture, Alain propose la recherche de  l'harmonie musculaire et évoque plutôt l'éducation du cheval que le dressage.
Aujourd'hui inventeur d'un mors innovant, il m'explique son fonctionnement mais aussi partage ses ressentis sur cette relation pleine de sensibilité.

Vous êtes instructeur, vous êtes donc en contact avec beaucoup de cavaliers, quels conseils viennent-ils chercher auprès de vous ?
Ils recherchent un entraînement général (locomotion du cheval) ainsi qu'un apprentissage au pilotage (dressage et obstacle) dans un bon état d'esprit. Je leur transmets la notion de travail juste concernant la gymnastique du cheval.

Lorsqu'on vous voit monter on s'aperçoit que le cheval et l'homme ne font plus qu'un. On dirait qu'il se passe quelque chose de spécial, un peu hors du temps. Comment expliquez-vous cette relation ?
Cette relation ressemble beaucoup à celle développée avec une personne sourde et muette.
Elle s'établit très lentement par tâtonnement au début, puis au fur et à mesure que la relation s'étoffe, elle devient plus rapide, plus complète et plus sincère qu'entre deux êtres humains. Cela finit par passer directement de cerveau à cerveau avec des indications extrêmement fines et discrètes.

Pouvez-vous décrire à quelqu'un qui ne monte pas, la relation entre le cheval et son cavalier et cette apparente osmose?
La finalité pour le cavalier est de faire fonctionner son cheval en combinant les répertoires de la locomotion rassemblée et ceux des allongements d'allures.
Une première source d'énergie utilisée est celle des articulations du cheval.
La seconde, plus forte est celle du dos du cheval et la dernière source d'énergie "volcanique" est celle des hanches du cheval.
Il s'ensuit pour le cavalier de ne faire qu'un avec son cheval.

Etes-vous à la recherche d'une certaine forme d'esthétisme dans votre travail ?
Un point commun à tous les sports olympiques est qu'une belle présentation (même pour le grand public) correspond à une bonne technique.
En équitation, c'est un vrai miracle que le cheval et le cavalier puissent être le prolongement l'un de l'autre. Dans ce cas, le bonheur est absolu et il n'y a pas beaucoup de sensations comparables. C'est une sensation agréable un peu comme de glisser sur de la neige à ski ou de naviguer sur un bateau à voile bien réglé avec en plus, la relation avec le mental du cheval.

Vous venez de créer un mors spécial qui obtient un véritable succès. Pouvez-vous nous en parler ?
Le cheval est la plus noble conquête de l'homme, surtout en rêve. Dans la réalité il fait l'objet d'un vaste gâchis et la logique de l'humain qui le monte est souvent de lui faire mal pour mieux le contrôler.
Le nouveau mors agresse moins la bouche du cheval et permet plus facilement de le fléchir physiquement et mentalement dans le relâchement musculaire avec son consentement. Il est donc plus facile de faire retrouver au cheval monté l'harmonie de ses allures et postures en liberté.

A quelle occasion l'avez-vous conçu ?
Je l'ai conçu avec un cheval particulièrement gentil mais rendu difficile par les conflits avec les cavaliers précédents. La relation qui était infernale dans les deux sens avec ce cheval s'est considérablement améliorée dès la première séance avec ce mors et par conséquent, j'ai pensé à rendre service aux autres couples cavaliers / chevaux.

Comment fonctionne ce mors ?
La première idée est de ne pas accrocher la rêne à la bouche du cheval par l'intermédiaire des anneaux mais d'avoir un contact coulissant. La deuxième idée est que ce contact coulissant est relié à une gourmette non agressive qui le décontracte et le fléchit d'abord au niveau de sa bouche puis dans tout son corps.

anne@anne-et-vous.com

En savoir plus : http://ecuriesventre.e-monsite.com   -   www.mors-alain-ventre.com

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Franck et ses rollers Par
Anne T.
le 24/07/2009 11:53
Porte de St Cloud, Terrasse des Princes, face au fameux Parc du même nom..
Enfin un matin ensoleillé après la grisaille du mois de mai, (fait-on vraiment ce qu'il nous plait ?)
Agréable rendez-vous avec une journaliste, une gorgée de café à peine avalée, s'exclame : Mon frère!
Arrive alors à toute vitesse, une paire de rollers au freinage parfaitement maîtrisé suivi d'un atterrissage de fesses sur le siège d'à coté. Waow ! Quelle énergie !
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Son  physique et son allure juvénile me rappellent Michael J. Fox dans Retour vers le Futur !
Un lien peut être avec son sosie ? Franck est censé nous faire gagner du temps !
Il a un job très écolo : il est coursier à roller !
Explications...

Comment est venue cette idée originale de proposer des courses à roller ?
J'étais moniteur diplômé d'état pour enseigner le Roller dans le cadre de mes cours. Mon statut de citoyen à roulettes, très vite a fait son œuvre. Et comme j'aime rendre service, très vite des petites phrases  du style : "dis moi Franck je ne vais pas prendre le risque de dé-garer la voiture pour porter ce plis dans le quartier Nord de la ville (de Boulogne). Tu ferais ça pour moi ?" Pour mon entourage nécessité faisant loi, des habitudes on été prises. C'est trop tard , j'avais les roulettes aux pieds, ou pieds à l'étrier si je puis dire…

Quels sont les clients intéressés? Quels types de société fait appel à vos services ?
Les petites et moyennes entreprises ont très vite cerné l'enjeu de ne plus se déplacer pour accomplir des enlèvements ou livraison quotidiennes de plis et autre échanges de travaux avec leur clients ou prestataires locaux. Les sociétés de productions audio-visuelles, les prothésistes dentaires, les reprographies et entreprises de communication au sens large, ont adopté cette idée de portage. Un employé concentré sur sa tâche est bien plus rentable à ses fonctions qu'à explorer tout Boulogne dans la circulation au volant d'un véhicule. Des commerçants seuls dans leurs boutiques, comme les fleuristes font appel à mes services également, par exemple.

Je suppose que vous ne pouvez vous déplacer dans tout Paris, quel est votre champ d'action ?
Ni le grand Paris, ni le tout Paris (rire). L'idée du transport de marchandise en ville par ce mode s'entend sur un périmètre restreint. On parle ici de course de proximité. Pour reprendre l'exemple de Boulogne-Billancourt, cette Ville possède des "frontières naturelles" facile à comprendre pour ce concept de portage. Roller Partner, livre entre la Seine, le périphérique et le bois de Boulogne. Bien sûr, pour des clients référencés, il m'arrive d'aller porter des PAD (des cassettes d'émissions TV pour du Prêt-A-Diffuser) chez France Télévision, France 5, et Arte dans le 15ème arrondissement et Issy-les-Moulineaux. Ça fait l'objet d'une facturation en conséquence.

Combien de kilomètres parcourus par jour ?
La valeur kilométrique est très variable selon les jours de la semaine et les demandes. L'un des nombreux défis du portage Roller est précisément de gérer les pics trop forts et d'éviter les ruptures de rythmes, préjudiciables à la productivité ou au maintien du corps dans une zone de disponibilité physique. J'effectue personnellement entre 30 à 50 kilomètres par jour.

La démarche écologique sensibilise-t-elle vos clients ?
L'argument numéro un c'est la maîtrise des coûts. Les donneurs d'ordres dans les grandes entreprises sont sensibles à cela en premier. L'écologie c'est plutôt l'affaire du marketing. Dans les PME, c'est différent, la valorisation de l'image compte davantage, surtout pour les secteurs à forte concurrence. Chaque action originale sera remarquée, alors tout est bon pourquoi pas l'écologie. J'ai un client qui m'avouait avoir particulièrement mis l'accent sur la livraison par Roller Partner, pour maximiser ses points dans sa réponse à un appel d'offre.

Quels sont les avantages de préférer une course en roller qu'en scooter ?
C'est la notion de vitesse commerciale qui importe en la matière et non la seule vitesse de déplacement. C'est-à-dire la réalisation de porte à porte. Les scooters malgré une vitesse et une vélocité exemplaire par rapport à un véhicule sur quatre roues sont tenus par des contraintes durant tout le trajet et même à l'arrivée. Rollers aux pieds, les choses sont différentes. On parle de réaliser une trajectoire quasi à vol d'oiseaux (tant qu'il y a des trottoirs) sachant que tout le bénéfice réside dans la vitesse des derniers mètres parcourus. 

Arrive-t-on à être compétitif en terme de prix par rapport à d'autres formes de courses ?
Aujourd'hui la livraison est un champs d'application assez large pour différentes offre. C'est l'aire de la livraison multimodale. Voitures, scooters, vélo, tout le monde trouve une légitimité. Quant au portage Roller, il permet d'abaisser les coûts par rapport au tarif des courses par d'autres modes. A la base de cet avantage, il y a le faible coût d'entretien, pas de carburant… Les entreprises qui emploient Roller Partner aujourd'hui possèdent deux comptes, un pour le tout Paris et sa région, l'autre pour Boulogne et les opérations de proximité.

Avez-vous des anecdotes particulières ?
Celle-ci me revient et pourtant je ne crois pas qu'elle soit exceptionnelle dans la vie d'un coursier. Un prothésiste m'appelle et tente le coup de ma disponibilité. Il me dit : " Franck si vous pouvez quelque chose pour moi ce sera salutaire, j'ai besoin de porter des travaux chez un dentiste, Le client est dans le fauteuil, le temps que l'anesthésie opère… Depuis, on appelle ça des courses fauteuil...

Quelle a été la course la plus insolite ?
Je m'en souviendrai longtemps (rire) ! Un jour le téléphone a sonné. Une commerçante, dans une animalerie m'expliquait qu'elle avait, en ce moment même, en face d'elle, une dame qui voulait faire porter sur le champs, son cadeau. Cette dame me dit : "pourrez-vous transporter un poisson rouge dans son aquarium boule ?" Avec un sens pragmatique équivalent, la commerçante avait prévu un sac à fond plat pour transporter le tout avec ce qui faut d'eau. Le poisson n'a subit aucun stress, je vous rassure.

Contact : Franck Andersen - Roller Partner  - franck.andersen@rollerpartner.com
Crédit photo : Gérard Uféras

Les mini livres de Bernard Par
Anne T.
le 24/05/2009 21:47
Salon du livre 2009...
Je lève les yeux et des panneaux suspendus me  promènent dans un parcours aérien, d'éditeur en éditeur, de la BD au roman de gare.
Un panneau imposant attire mon regard pour proposer, loi des contraires...les plus petits livres du salon!
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Attraction autour de ce stand dont la décoration toute de bois composée attire multitude de petites mains qui fouillent, tripotent et choisissent leur sélection de mini livres de 3cm * 2cm .

Le créateur, pull marin , tel l'amiral aux commandes de son  navire, entouré de son staff me rappelle quelqu'un !!!
Extraordinaire ! Clin d'œil de la vie… Je ne l'avais pas vu depuis 25ans !!
Il était souvent à la maison lorsque j'étais toute jeune, faisant partie de la garde rapprochée et du clan très fermé des amis de ma sœur ainée ! Je le retrouve à la tête d'une société d'édition et m'empresse de lui poser mes questions.

Que signifie le nom de la société Biotop, y a -t il un rapport avec le bio ?
Cette société au tout début de sa création en 1986 était spécialisée dans le domaine de la vulgarisation scientifique avec création d'outils pédagogiques.
Le nom est resté et convient toujours à notre démarche.

Pourquoi avoir choisi le concept du mini livre ?
Durant ma thèse doctorale sur le thème de l'environnement, j'ai trouvé que les gens n'utilisaient pas la communication par l'objet de façon efficiente. J'ai trouvé dans le concept du mini-livre un outil intéressant: c'est à la fois un livre et un objet. Il possède les attributs du livre, à la fois pérenne, transmettant du contenu et de l'info mais aussi un coté ludique et dynamique.

Quelles sont les caractéristiques de ce mini livre ?
3cm sur 2 cm, 3 grammes, 15000 signes, 15 min de lecture.

Pendant le salon du livre, j'ai pu constater un attrait particulier face à la taille surprenante de ces petits livres. Quelles sont les différentes réactions des gens que tu as pu noter ?
La plupart sont étonnés et rapidement enthousiastes

Cet engouement est-il récent, à quoi est-il lié ?
L'objectif est de désacraliser le livre c'est à dire le rendre accessible.
Il y a une véritable politique éditoriale permettant de rester rigoureux dans le contenu et d'aborder différents sujets avec sérieux.
Les sociétés vous contactent afin de réaliser de la publicité par l'objet.

Quels sont vos clients dans ce domaine ainsi que vos réalisations ?
Notre activité s'élargit et devient également une agence de communication.
Au delà de la publication du livre, nous conseillons les partenaires et clients sur la manière de les diffuser, de les mettre en scène.
Les sociétés nous contactent pour des actions de marketing direct et promotion des ventes.
Notre positionnement est de transmettre des informations. Nous sommes sollicités lors des campagnes de santé publique par exemple.

Quelles sont les dernières réalisations ?
Nous avons travaillé avec des annonceurs institutionnels, l'assemblée nationale mais aussi Cartier, Hermès et Guerlain.

As-tu eu des demandes improbables ou originales ?
Oui, une commande de
15 millions de livres de la commission européenne : la charte des droits fondamentaux en 23 langues.
Ou encore
le texte de la déclaration des droits de l'homme qui a été acheminé par l'agence spatiale européenne et la NASA dans la station spatiale internationale. Ce mini livre un peu spécial effectue le tour de la terre à raison de 16 fois par jour !

Combien de mini livres figurent au catalogue ?
Nous avons près de 300 références actuellement et avons édités près de 50 millions de livres à ce jour.

Ou peut-on trouver ces mini livres ?
Nous participons à beaucoup de salons, notamment le salon du livre à Paris, Maison et Objet ainsi que ceux de Genève, Bruxelles...

Pour quand un livre en braille ?
Nous n'avons pas encore été sollicité, même si cela semble techniquement difficile cela resterait un beau challenge.

En savoir plus : A partir du 15 juin www.3-2.fr - Société Biotop : 01 42 45 54 15

Les voyages de Nicolas Par
Anne T.
le 19/11/2008 09:16
J’ai rencontré un aventurier des temps modernes !
Je vous assure ! Le genre de papa qui, lorsqu’il emmène ses filles à l’école, leur raconte toutes sortes de récits passionnants….Je le sais, je le croise souvent le matin !
Je me surprends à tendre l’oreille et à être dans cette même attitude enfantine, ouvrant grand les yeux et attendant la suite de l’histoire… Sauf que ce qu’il raconte, c’est sa vie !
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Nicolas, est journaliste pour le magazine Géo. Il voyage pas mal, écrit beaucoup.
Souvent buriné par le soleil, la barbe naissante… : mais d’où reviens-tu cette fois ?
Son héros est Henry de Monfreid… son livre de chevet : Les secrets de la mer rouge….
Il revient d’un séjour aux Bahamas, trop dur !
Il y a fait de belles rencontres….Voyons ce qu’il va me raconter cette fois…

D’où te viens cette envie de parcourir le monde, est-ce que l’on tombe dans la marmite tout petit, ou bien y a-t-il un facteur déclenchant ?
Franchement je ne sais pas. Mon premier voyage lointain fut les Etats-Unis, lorsque j’avais 15 ans. Je suis parti seul pour aller chez des amis de mes parents à Miami et j’avais un changement d’avion à New-York. Ayant raté la correspondance, il a bien fallu que je me débrouille malgré mon petit niveau en anglais… Je ne sais pas si aujourd’hui je laisserai partir mes enfants seuls pour un long voyage comme ça !
Ensuite, dès que j’ai gagné trois sous, je n’ai eu qu’une envie : partir. Comme je travaillais comme pion dans l’éducation nationale, j’avais à la fois du temps et de l’argent de côté lorsqu’arrivait l’été .Résultat : Venezuela, Colombie, Jamaïque, Sénégal, Népal… Quelques frissons, des rencontres incroyables et des amitiés qui durent encore…. ça marque pour la vie !

Reporter chez Géo, en 2008 cela veut dire quoi exactement ?
Ça veut dire la chance de faire un métier formidable. Ça veut dire aussi beaucoup de travail sur des dossiers aussi différents et passionnants que la production d’opium en Afghanistan, le gigantisme de Dubaï, la secte indienne des Bichnoï, le détroit de Malacca, l’implantation des Américains à Djibouti…
C’est aussi l’expérience incroyable qui consiste à nager avec des requins et des dauphins sauvages dans les eaux transparentes des Bahamas (mon dernier article). Cela signifie surtout lancer et suivre des reportages que d’autres réalisent aux quatre coins du monde. Car contrairement à ce que beaucoup imaginent, les journalistes de Géo, (je veux dire les salariés), font surtout un travail de «desk». Cela consiste à imaginer les sommaires des futurs numéros, à proposer des sujets, à choisir parmi ceux qui nous sont proposés.
Pour les sujets que nous choisissons de produire, il faut donc choisir les reporter free lance et les photographes. Et finaliser tout le travail de post production, avec le service photo et la direction artistique. Une fois les reporters revenus du terrain : on effectue le choix des photos, la réécriture éventuelle ou la mise à grandeur de l’article, le montage des pages,  la rédaction des titres et des légendes, des encadrés, des chronologies : bref tout « l’habillage » du sujet avant sa publication. En ce qui nous concerne, nous ne partons en reportage que deux ou trois fois par an, mais sur des sujets que nous choisissons.

Pourquoi t’envoie-t-on en « mission » et quel travail dois-tu remettre ?
En tant que journaliste, on m’envoie en reportage pour écrire un ou plusieurs articles, sur des thèmes bien définis à l’avance. Pendant le voyage, on fait équipe avec un photographe qui s’occupe des images et il vaut mieux bien s’entendre avec lui car on reste en quasi tête à tête pendant deux semaines, parfois un peu plus, et pas toujours dans des conditions 4 étoiles !
Sur place, il faut enquêter, prendre des contacts, rencontrer les bons émetteurs de l’info, ne pas se faire « balader » et ne pas perdre trop de temps. Cela suppose d’avoir bien « documenté » son sujet avant de partir et d’avoir sur place le bon « fixeur », celui qui connaît le pays et fait gagner un temps précieux.
Au retour, je prends quelques jours pour rédiger l’article en fonction des notes prises sur place et de l’angle précis du sujet. Naturellement, cet angle peut évoluer par rapport à ce qu’on imaginait au début.

Quelle a été la pire expérience vécue et la meilleure ?
La pire, c’était sans doute la pêche aux cadavres des orpailleurs clandestins, truffés de balles, et qui flottaient dans l’Oyapock, le fleuve qui sépare la Guyane française du Brésil. J’ai fait plusieurs séjours en Guyane, notamment avec les légionnaires qui sont aux contacts des chantiers des chercheurs d’or, et il faut voir les conditions de vie de ces pauvres gars, qui grattent le sol des jours entiers dans la boue, au milieu d’une jungle étouffante, pour quelques grammes d’or et qui, en plus, se flinguent entre eux pour de sombres histoires de règlement de compte : un vrai Far-West franco-brésilien complètement oublié… et dont les communautés indiennes, qui vivent en forêt et n’ont rien demandé à personne, font les frais.
La meilleure expérience ? J’ai tendance à dire que c’est celle du prochain reportage. Sinon, il y a quelques temps forts qui m’ont marqué, comme de se réveiller le matin sur le pont d’un vieux bateau en bois au milieu de la mer rouge, cap sur le Yémen, avec quelques compagnons de voyage et… 350 vaches ! bien sages, sur le bateau au milieu de la mer ! …
ou de se retrouver dans les Blue Mountains, en Jamaïque, dans un paysage de collines brumeuses, d’ouvrir la porte d’un vieux hangar et de se trouver nez à nez avec des kilos et des kilos d’herbe en train de sécher, de la « marijuana » ou plus exactement de la « ganja » comme on dit là-bas, cultivée par un fermier débonnaire au côté d’un des meilleurs cafés du monde…
ou encore d’arriver à pieds, en suivant une caravane de dromadaires, sur le lac Assal de Djibouti, une immense étendue de sel, blanche et étincelante sous le soleil, et qui brille à des kilomètres, comme s’il pouvait y avoir de la neige par 45° à l’ombre…
ou encore débarquer dans des villages indiens du fin fond de l’Ucayali, dans la partie amazonienne du Pérou, après des jours de marche et de navigation en pleine forêt, et tendre son hamac pour la nuit dans le carbet qui sert d’école à tout le village, d’être observé comme un martien par des gosses qui se cachent pour rigoler de vous !
Plus récemment, je crois que de se retrouver dans l’eau avec un requin dont le nez vient buter contre vos palmes, un beau requin de récif de 3 mètres de long de tempérament curieux, c’est LA montée d’adrénaline assurée ! L’animal dégage une telle puissance et une telle grâce sous l’eau… Vu de si près, on a beau savoir, théoriquement, qu’on ne risque rien, on a l’impression d’être dans la fosse aux lions et je n’ai pas pu m’empêcher de crier dans l’embout de mon tuba !
Heureusement, quelques heures plus tard, nous avons eu une belle surprise un peu plus loin au large. On peut dire qu’on a eu de la chance car il ne s’agissait pas du tout d’un truc pour touristes : nous sommes tombés par hasard sur une bande de dauphins, complètement sauvages, qui ont surgi juste devant le bateau. On s’est mis à l’eau tout doucement en se disant qu’ils allaient partir, mais non, ils sont restés et on a « joué » avec eux un bon moment… un moment magique ! C’était en fin d’après midi, le ciel était chargé de nuages et l’eau était d’un bleu gris d’une pureté incroyable : de la soie liquide. Les dauphins passaient entre nous, nous regardaient avec curiosité. A un moment, l’un d’eux m’a frôlé et je n’ai pas pu m’empêcher de passer ma main le long de son corps, de le caresser. Ça n’a duré que deux ou trois secondes, mais je n’oublierais jamais la douceur de cette peau…

Ce séjour aux Bahamas t’as fait rencontrer des personnes extraordinaires, peux-tu nous raconter ?
Il y a deux personnes qui m’ont vraiment marqué aux Bahamas, et toutes les deux vivent sur l’île de Bimini.
La première est un Américain de 70 ans, un biologiste du nom de Samuel Gruber, qui mène depuis des années un combat pour la préservation des requins. Pour les étudier, il a monté un laboratoire, le Bimini Biological Field Station, que tout le monde appelle le « shark lab ». Il a fait ça presque tout seul en 1990, et, depuis, des étudiants en biologie marine viennent du monde entier pour étudier les requins citrons ou les requins de récifs qui sont très nombreux dans tout l’archipel et surtout autour de Bimini.
Ce type dégage une autorité naturelle très impressionnante. Il a vaincu deux cancers. On sent que ses étudiants, qui l’appellent « doc », le respectent et l’apprécient pour ce qu’il est. Sa femme travaille avec lui et il y a vraiment une très bonne ambiance au « shark lab ». C’est plein de jeunes chercheurs qui plaisantent, qui arrivent, qui restent le temps d’un repas ou d’une nuit et qui repartent, l’atmosphère est détendue et en même temps tous bossent dur et font progresser la connaissance scientifique de ces animaux mal aimés et qu’il y a pourtant urgence à protéger.
A Bimini, j’ai aussi rencontré un très vieil homme nommé Piccalo Pete. Il a entre 95 et 98 ans, personne ne sait vraiment, mais il a une « pêche » incroyable. Il fait du vélo dans la rue et le soir, il retrouve ses vieux potes – des « vieux » de 65 à 80 ans, c’est à dire des gamins pour lui - dans un bar assez délabré d’Alice Town, la « capitale » de Bimini. Là, ils jouent du banjo en buvant des coups. De temps en temps, Pete se lève et il fait quelques pas de danse, juste comme ça, pour le plaisir. Et surtout, quand il y a des étrangers, il se met à raconter les histoires d’autrefois. L’histoire de sa vie, lorsqu’il travaillait dans des plantations aux Etats-Unis durant la dernière guerre vaut d’être entendue. Parfois il faut se pincer pour se dire que ce n’était pas un esclave, tant les conditions étaient dures. Travail épuisant, salaire de misère, mépris des chefs… on a pas idée de ce que pouvait être la vie d’un ouvrier agricole noir avant le combat pour les droits civiques des années 1960.
Piccalo raconte aussi ses rencontres avec un personnage mythique, bien avant la guerre : Al Capone. Oui, Al Capone en personne ! Il n’était qu’un gamin, mais il s’en souvient bien. Durant la prohibition, Al Capone est venu plusieurs fois de Chicago aux Bahamas, qui était à l’époque un territoire anglais, pour organiser le trafic d’alcool vers les Etats-Unis. Le père de Piccalo travaillait pour lui lorsqu’il venait à Bimini, seulement distant des côtes de Floride de 70 ou 80 kilomètres. Des navires entiers chargés de rhum ou de whisky de contrebande partaient régulièrement vers la Floride. Piccalo se souvient de tout et est intarissable sur Mr. Capone ! « le bateau en ciment » (une épave locale sur laquelle nous avons plongés) un grand conteur ce Piccalo, ses histoires valent le détour….

En savoir plus : Géo du mois de décembre sur les Bahamas

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La nouvelle de Faustine Par
Anne T.
le 01/11/2008 10:32
Ma sœur ainée est une littéraire, comme on dit ! Elle passait des heures dans ses lectures et tout autant à nous en parler !!
Chez elle, des pièces entières sont consacrées au rangement de ses livres de toutes sortes: de collections, de poches et plein d’autres encore sachant qu’il y en a tout autant jonchant le sol en attente d’une place à trouver dans l’immense bibliothèque.
Que voulez-vous… les chats ne font pas des chiens !!
Est-ce pour cela finalement que sa fille se plait à écrire ?
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Chaque année à Maurepas, à l’occasion du Festival du roman policier, on demande aux élèves des classes de seconde de produire une nouvelle……auprès d’un jury prestigieux ! Marcus Malte en faisait partie c’est dire !!
Ma nièce Faustine, s’est joliment classée puisqu’elle est arrivée dans les toutes premières…
Sa  nouvelle est vraiment très réussie et il était normal que sa tante vous fasse partager ce petit moment de lecture non?  

Juste une histoire de flair…..

Il fait froid, sombre, gris… Une journée d’hiver triste comme toutes les autres. Il faut bien dire que je suis malade comme un chien ces jours-ci.

Dans le quartier, tout le monde m’appelle Oscar, à dire vrai je ne sais pas vraiment pourquoi.
Mon prénom est pourtant Nestor. Je vis sous un pont à coté de la gare de Saint Quentin en Yvelines. J’y passe d’ailleurs la plupart de mon temps, je suis un sans-abri comme on dit.

Mais aujourd’hui, ce n’est décidément pas un jour comme les autres. Un pressentiment ou un sixième sens me direz-vous? Peut-être. Quoi qu’il en soit, la gare demeure vide ce soir, pas un chat dans les environs.
Je m’apprête à rentrer chez moi, sous mon pont préféré, lorsque soudain un bruit m’alerte. Je m’arrête. Je ne vois rien.

J’ai peur.

Que faire? Le bruit se répète mais je ne distingue toujours pas son origine. La peur m’envahit, et j’ai le poil qui se hérisse. Il fait toujours aussi froid, toujours aussi noir ! Quelle chance pour moi d’avoir une excellente vue la nuit. Mais je ne sais plus où aller. Au loin j’aperçois des ombres qui me paraissent démesurées, ça bouge, ça bouge…ça ne fait que bouger ! Le son se rapproche, les ombres aussi. Et tout à coup un cri retentit ! Et puis deux ! Je suis alors pris d’un coup de panique. Que faire ? Rester dans mon coin, de peur de me faire tuer ou aller aider cette personne qui est sans doute en danger.

Je n’ai jamais été très courageux…

La scène est de plus en plus claire pour moi. Il s’agit d’une  jeune femme et d’un homme qui me parait gigantesque. Il faut dire que je suis assez petit mais tout de même, cet homme est considérablement grand vu d’ici ! La situation devient violente ; la femme crie de plus en plus fort et cette gare est toujours aussi sinistre.
« A l’aide ! Aidez-moi je vous en supplie ! » hurle-t-elle. Elle éclate en sanglots et malgré la distance j’aperçois son joli visage et ses cheveux d’un blond soyeux. Mais l’homme l’entraine, la bouscule, la menace d’un couteau à la main. Et toujours personne à l’horizon.

Moi, pétrifié, je reste dans mon coin à regarder la scène terrible qui se déroule sous mes yeux sans savoir quoi faire. J’ai toujours aussi peur, je suis tétanisé. L’homme immense la tient par le cou, je ne peux cependant pas distinguer ses mots. Les cris de la femme au visage fin recouvrent toute autre parole. Il a de grands pieds et des chaussures massives qui font trembler le sol.

Soudain, le colosse jette violemment sa victime à terre. C’en est trop ! Je ne peux m’empêcher de réagir et je lui saute dessus. Je lui plante mes crocs acérés dans le mollet gauche. Je grogne mais je ne le lâche plus. Surpris, il pousse un cri et lâche sa proie. La femme se relève étourdie et l’homme déconcerté par cette attaque part en courant.

Cette jolie dame vient me serrer dans ses bras, me donne mille caresses en me remerciant.
Elle pleure toujours. De peur ? De joie ? De soulagement ? Un peu tout à la fois surement.
C’est en effet une journée pas comme les autres…

Elle m’emmène avec elle. Je ne suis donc plus un chien errant « Ouaf » Quel bonheur !

Danse Hawaienne avec Sandra et Vanessa Par
Anne T.
le 12/08/2008 21:06
Certains ont un oncle d’Amérique, en ce qui me concerne il s’agit d’une tante !
Ma cousine Vanessa, franco-américaine, vient de m’inviter à un spectacle de danse hawaïenne. créé par sa mère et dansé par une troupe de…wahinés ! (oui cela s’écrit bien avec un w !)
Il s’agit de danses pleines de délicatesse et d’élégance, très reposantes à voir, sur une musique charmante à écouter.
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Habitant Hawaii à l’année, Sandra donne des cours à des centaines de personnes, (là-bas c'est une institution) et se déplace sur Paris plusieurs fois par an pour permettre à ses danseuses de parfaire leur chorégraphie et ainsi de pouvoir se présenter au concours national au mois d’octobre à Honolulu. Sandra est aussi critique d’art et elle nous présente sur Paris Voice l’exposition sur l’art Polynésien.

Puisque nous sommes en été et que tout le monde ne part pas étaler sa serviette sur une plage, voici peut être une petite idée de sortie pour ceux qui restent sur Paris, ou bien pour ceux qui ont décidé de venir y passer des vacances …culturelles!
Actuellement, au musée du Quai Branly et ce jusqu’au 14 septembre…

Voici donc le lien, qui contient une vidéo du spectacle au musée Branly :
http://www.parisvoice.com/index.php?option=com_content&task=view&id=534&Itemid=32

Belle balade...

Vanessa, peux-tu nous donner les moments clés de l'histoire d'Hawaï?
Hawaii est constitué d'un archipel de 122 îles qui furent habitées initialement par des Polynésiens. Les îles ont été découvertes au 18e siècle par James Cook et la culture ancestrale Hawaîenne fut interdite par les missionnaires anglais. Au 19e siècle le roi kalakaua a voulu réhabilité la culture, mais un peu plus tard, les américains ont pris le pouvoir et ces derniers ont mis la reine Liliuokalani en prison. Les îles sont alors sous protectorat américain et en 1898 deviennent le 50e état des Etats-Unis d'Amérique. Pour la deuxième fois de son histoire la culture hawaienne était menacée de disparaitre.

Comment se nomment ces danses hawaiiennes et d’où viennent-elles?
Il y a deux sortes de Hula, Le Hula moderne et le Hula Kahiko qui représente la danse la plus ancienne. Ces danses sacrées, raffinées et secrètes, furent proscrites sur les iles Hawaii avec l’arrivée des missionnaires européens au 18ème siècle puis heureusement réhabilitées au 19ème.
Mais c’est véritablement depuis les années 80 que la renaissance culturelle a émergée à Hawaii, tant au point de vue de la langue, enseignée dans les écoles que les danses.

Que traduisent la gestuelle, les mouvements ?
Le Hula est une danse qui engage des déplacements tres variés, sur des jambes semi-pliées.
Les hanches sont toujours mouvantes et les bras et mains décrivent les éléments et les émotions : vagues, pluie, plantes, amour , dignité….

J’ai trouvé la musique tres agréable et comme hypnotique, quels sont les instruments utilisés ?
Les percussions sont produites par des calebasses évidées appelées Ipu Heke qui marquent le rythme en frappant le sol à la cadence des danseuses.On utilise également des petits galets de lave ( ‘ili-‘ili) comme des castagnettes, lors des danses assises.Les paroles sont chantées en Hawaien à l’unisson par les danseuses.

En savoir plus : L’association FRANCE- HAWAII” est une association de loi 1901 qui a pour but la promotion de la culture hawaiienne en France, par l’organisation de spectacles vivants d’échanges culturels, artistiques et d’expositions d’oeuvres d’art, et tout spécialement la promotion des danses et chants traditionnels hawaiiens (le hula), dans le cadre du groupe de danse: HALAU HULA O MANOA.

L’école de danse ou Halau Hula O Manoa a été fondé en 1992. Depuis sa création, Sandra Kilohana SILVE, dispense des cours à une vingtaine de danseurs et danseuses. Kilohana est retournée vivre dans la vallée de Manoa en 2005 afin de poursuivre son enseignement dans l’art du Hula. Elle revient régulièrement à Paris afin de donner des stages et dispenser des cours au halau à des danseuses assistantes formées par elle.

Pour toute information sur les cours et spectacles: parishalau@gmail.com

Prochain spectacle : "Danse sur le volcan Kilauea", spectacle mêlant danses d'hawaii et le mythe de la déesse du volcan avec la conteuse Fabienne Thiery
Mardi 30 septembre à L’Auditorium Saint-Germain à Paris - Séances 14H30 / 19H30

Le défi de Patrick Roblin Par
Anne T.
le 18/06/2008 09:45
Faire la connaissance d’un pompiers alors qu’il n’y pas le feu chez soi est vraiment très agréable! Quand il s’agit de découvrir une personne comme Patrick Roblin, cela devient franchement passionnant !
Patrick est pompier professionnel.
En plus de son métier, plutôt sportif, il s’entraine, chaque jour avec comme objectif de réaliser des performances ….de l’extrême !
Extrême pour moi c’est 10 km ! Pour lui cela signifie 1000….
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Il a pour passion la course à pied, et une mission : se dépasser, dans des distances extraordinairement longues.
Il court sur tous les continents, dans toutes les conditions, dans le désert, la forêt tropicale, de jour comme de nuit….
Inutile de vous dire à quel point on est captivé par ses récits remplis de rencontres improbables et de constater une telle capacité à repousser ses limites.
Cette année est une année importante pour Patrick, il fête ses 50 ans et se lance un challenge important.
Une course de 1000 km, entre St Malo et Sète
Ce pompier au grand cœur se dépasse aussi pour soutenir l’association des Orphelins des Sapeurs Pompiers de France.
Alors si vous aussi vous souhaitez aider Patrick, lisez ce qui suit et faites le connaître ….

Vous êtes pompier et donc sportif. Pourquoi la course à pied ?
J’ai découvert la course à pied en 1985 lors d’un relais Paris – Aschaffenburg (Allemagne) organisé par les Sapeurs Pompiers dans le cadre du jumelage.
Puis j’ai enchaîné plusieurs marathons, New York, Las Vegas, Paris, etc….
Ensuite j’ai dû m’arrêter plusieurs mois, suite à une opération d’une hernie discale et c’est lors de ma reprise que j’ai rencontré Alain Cunche qui est mon entraîneur actuel. Alain est un passionné de longues distance et il m’a transmis le virus.

Vous êtes un coureur de l'extrême, à quoi pensez-vous pendant cet effort intense et prolongé ?
A ma famille, aux efforts fournis pendant des mois et des mois d’entraînement, sinon à rien, je suis dans ma bulle et je ne pense qu’à l’arrivée, mais surtout je reste vigilant pour ne pas me perdre lorsque je cours la nuit.

Quels sont vos meilleurs souvenirs ou les plus insolites ?
La rencontre avec un jeune garçon sortant de nulle part avec ses 2 ânes en plein désert de Mauritanie « course de 325 km non-stop ». Il n’a cessé de me poser des questions sur ma famille et pendant ce temps je n’ai pas vu les km défiler.
Ou lors d’une course sur l’île de Mayotte, je me suis retrouvé à 15 km de l’arrivée, après en avoir parcouru 160,. à 2 heures du matin seul dans la montagne en panne de lampe frontale. Que faire ? Je continue au risque de me perdre, attendre qu’un concurrent arrive, ou attendre que le jour se lève. Quelle angoisse ! J’ai choisi la première et tout c’est bien passé.
Lors d’une course à Madagascar, je suis resté à 1 heure du matin avec un concurrent pris de malaise, en attendant que les secours arrivent.
Sur toutes les courses, il y a des histoires ou des choses qui m’ont marqué.

Quel est votre prochain challenge ?
Mon prochain défi : «Les 1000km de France »
Traverser la France de la Manche (départ Saint-Malo) à la Méditerranée (arrivée Sète), 1000km non-stop à effectuer en moins de 12 jours. Je serai accompagné de ma propre assistance. Actuellement 23 concurrents vont relever ce défi

Quelle préparation physique et mentale aller vous suivre d'ici septembre?
Je cours tous les jours, soit 130 à 160 km par semaine
Je vais aussi participer aux 6 jours d’Antibes. L’enjeu est de courir 6 jours et 6 nuits sur un circuit de 1 km et d’effectuer le maximum de kilomètres. Très bonne préparation physique et mentale !

Quelle logistique mettez-vous en place pour vous suivre?
Un camping car, des vélos, 4 personnes dont un kiné que je recherche. Chacune de ces personnes aura un rôle bien défini, conduire , cuisiner et être attentif au road book

Comment peut-on vous aider au niveau technique et au niveau financier?
Niveau financier, tout simplement en effectuant un chèque à l’ordre de l’association Pompiers coureurs de l’extrême, ou sinon m’aider à me faire connaître par l’intermédiaire de la presse ou me trouver un parrain ou une marraine pour me soutenir.

Vous courrez pour une association, pouvez-vous nous en dire plus?
Lors de la course des 1000 km, je vais représenter l’association « l’Œuvre des Pupilles Orphelins des Sapeurs Pompiers de France ». Mon projet au profit de cette association est de demander, à tous les Sapeurs Pompiers des départements que je vais traverser, un don financier qui me sera remis lors de mon passage.
Cette Association a pour vocation de venir en aide aux enfants de Sapeurs Pompiers décédés en ou hors service commandé, leur apporter des soutiens financiers pour leurs études, leurs vacances, de les soutenir moralement et de les guider dans leur vie.

Contact : *patrick.roblin@libertysurf.fr*

Le yoga de Yuko Par
Anne T.
le 18/12/2007 14:26
J’ai testé ce matin un cours de yoga ashtanga !
Je suis accueillie par Yuko, jeune femme souriante et lumineuse, un corps de liane obtenu par une pratique assidue.
La séance commence par de lentes respirations nasales et sonores, ça je maitrise ! Puis cela se complique en une suite de postures qui paraissent banales jusqu’au moment ou je comprends qu’il faut les tenir un certain temps !
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Ce qui est extraordinaire c’est qu’en soulevant un talon par ci et un orteil par là on arrive à ressentir quelque chose comme… une douleur ! Ne croyez pas que c’est un sport de masochiste car le but est de surpasser le moment de la tension pour ressentir un grand bien être.

La réflexion que je me suis faite est que les salles de musculation me paraissent soudain inutiles. Toutes les parties du corps se trouvant sollicitées, le corps devient très vite musclé dans sa totalité donc point besoin de machines.

J’ai trouvé l’heure et demie un peu longue au vue de mes souffrances pour une première fois, mais je suis décidée à retenter l’expérience. Ce que j’ai aimé infiniment ce sont les explications à la fin du cours de Yuko sur l’anatomie et comment corriger les mauvaises postures au quotidien.

En terminant ces lignes, mes courbatures commencent à se faire sentir…..

Yuko, qu’est ce qui différencie le yoga Ashtanga des autres formes de yoga et quel est le but?
Le yoga ashtanga vinyasa est une forme de yoga qui associe différentes postures pour en faire une séquence dynamique basée sur la respiration.
Le but de toutes les formes de yoga est d’atteindre l’état de « yoga » ou « union » afin d’accéder à l’union du corps et de l’esprit pour faire l’expérience de la réalisation.

Que veut dire Ashtanga ?
Cela signifie « huit membres » et provient d’un texte du yogi Patanjali, qui se représentait les huit membres du yoga comme les branches interconnectées d’un arbre et qui sont : les postures, la respiration controlée,l’éthique, l’autodiscipline, le retrait des sens, la concentration, la méditation et l’union avec le vrai moi.
Le fait de travailler avec n’importe quel membre incite les autres à se développer ce qui conduit finalement à l’illumination.

Pourquoi utiliser une respiration sonore ?
Ce yoga est basé sur la respiration « Ujjayi », (voulant dire victorieux), qui est une technique de respiration gutturale en continu assurant une ventilation et une gestion optimale de l’énergie ainsi qu’une élimination massive des toxines corporelles.

Dans quelle mesure développe-t-on le physique et comment les organes internes se nettoient-ils?
Cette forme de yoga particulièrement énergisante développe l’endurance et la résistance.
L’enchainement de postures renforce le squelette et les structures musculaires, nettoient et stimulent les organes internes, améliorant ainsi le flux d’énergie dans tout le corps.

Comment le spirituel intervient-il dans cette pratique ?
En prenant conscience du souffle dans une posture stressante, on apprend à respirer et à ouvrir son corps et à mieux respirer. Cela à une répercussion dans la vie car le système nerveux va s’en souvenir dans une situation stressante et sera à même de répondre d’une façon moins agressive. C’est en se concentrant sur la respiration et les mouvements synchronisés du corps que l’on apprend à calmer l’esprit et à le centrer dans le corps.
De cette façon, corps et esprit fusionnent pour atteindre l’état de yoga ou d’union.

En savoir plus : www.yoga78.fr

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