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La nouvelle de Faustine par Anne T.
le Nov 01, 2008 10:32
Chaque année à Maurepas, à l’occasion du Festival du roman policier, on demande aux élèves des classes de seconde de produire une nouvelle……auprès d’un jury prestigieux ! Marcus Malte en faisait partie c’est dire !!
Ma nièce Faustine, s’est joliment classée puisqu’elle est arrivée dans les toutes premières…
Sa nouvelle est vraiment très réussie et il était normal que sa tante vous fasse partager ce petit moment de lecture non? Juste une histoire de flair….. Il fait froid, sombre, gris… Une journée d’hiver triste comme toutes les autres. Il faut bien dire que je suis malade comme un chien ces jours-ci. Dans le quartier, tout le monde m’appelle Oscar, à dire vrai je ne sais pas vraiment pourquoi.
Mon prénom est pourtant Nestor. Je vis sous un pont à coté de la gare de Saint Quentin en Yvelines. J’y passe d’ailleurs la plupart de mon temps, je suis un sans-abri comme on dit. Mais aujourd’hui, ce n’est décidément pas un jour comme les autres. Un pressentiment ou un sixième sens me direz-vous? Peut-être. Quoi qu’il en soit, la gare demeure vide ce soir, pas un chat dans les environs.
Je m’apprête à rentrer chez moi, sous mon pont préféré, lorsque soudain un bruit m’alerte. Je m’arrête. Je ne vois rien. J’ai peur. Que faire? Le bruit se répète mais je ne distingue toujours pas son origine. La peur m’envahit, et j’ai le poil qui se hérisse. Il fait toujours aussi froid, toujours aussi noir ! Quelle chance pour moi d’avoir une excellente vue la nuit. Mais je ne sais plus où aller. Au loin j’aperçois des ombres qui me paraissent démesurées, ça bouge, ça bouge…ça ne fait que bouger ! Le son se rapproche, les ombres aussi. Et tout à coup un cri retentit ! Et puis deux ! Je suis alors pris d’un coup de panique. Que faire ? Rester dans mon coin, de peur de me faire tuer ou aller aider cette personne qui est sans doute en danger. Je n’ai jamais été très courageux… La scène est de plus en plus claire pour moi. Il s’agit d’une jeune femme et d’un homme qui me parait gigantesque. Il faut dire que je suis assez petit mais tout de même, cet homme est considérablement grand vu d’ici ! La situation devient violente ; la femme crie de plus en plus fort et cette gare est toujours aussi sinistre.
« A l’aide ! Aidez-moi je vous en supplie ! » hurle-t-elle. Elle éclate en sanglots et malgré la distance j’aperçois son joli visage et ses cheveux d’un blond soyeux. Mais l’homme l’entraine, la bouscule, la menace d’un couteau à la main. Et toujours personne à l’horizon. Moi, pétrifié, je reste dans mon coin à regarder la scène terrible qui se déroule sous mes yeux sans savoir quoi faire. J’ai toujours aussi peur, je suis tétanisé. L’homme immense la tient par le cou, je ne peux cependant pas distinguer ses mots. Les cris de la femme au visage fin recouvrent toute autre parole. Il a de grands pieds et des chaussures massives qui font trembler le sol. Soudain, le colosse jette violemment sa victime à terre. C’en est trop ! Je ne peux m’empêcher de réagir et je lui saute dessus. Je lui plante mes crocs acérés dans le mollet gauche. Je grogne mais je ne le lâche plus. Surpris, il pousse un cri et lâche sa proie. La femme se relève étourdie et l’homme déconcerté par cette attaque part en courant. Cette jolie dame vient me serrer dans ses bras, me donne mille caresses en me remerciant.
Elle pleure toujours. De peur ? De joie ? De soulagement ? Un peu tout à la fois surement.
C’est en effet une journée pas comme les autres… Elle m’emmène avec elle. Je ne suis donc plus un chien errant « Ouaf » Quel bonheur !
| Ma sœur ainée est une littéraire, comme on dit ! Elle passait des heures dans ses lectures et tout autant à nous en parler !! Chez elle, des pièces entières sont consacrées au rangement de ses livres de toutes sortes: de collections, de poches et plein d’autres encore sachant qu’il y en a tout autant jonchant le sol en attente d’une place à trouver dans l’immense bibliothèque. Que voulez-vous… les chats ne font pas des chiens !! Est-ce pour cela finalement que sa fille se plait à écrire ? | ![]() |
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Ma nièce Faustine, s’est joliment classée puisqu’elle est arrivée dans les toutes premières…
Sa nouvelle est vraiment très réussie et il était normal que sa tante vous fasse partager ce petit moment de lecture non? Juste une histoire de flair….. Il fait froid, sombre, gris… Une journée d’hiver triste comme toutes les autres. Il faut bien dire que je suis malade comme un chien ces jours-ci. Dans le quartier, tout le monde m’appelle Oscar, à dire vrai je ne sais pas vraiment pourquoi.
Mon prénom est pourtant Nestor. Je vis sous un pont à coté de la gare de Saint Quentin en Yvelines. J’y passe d’ailleurs la plupart de mon temps, je suis un sans-abri comme on dit. Mais aujourd’hui, ce n’est décidément pas un jour comme les autres. Un pressentiment ou un sixième sens me direz-vous? Peut-être. Quoi qu’il en soit, la gare demeure vide ce soir, pas un chat dans les environs.
Je m’apprête à rentrer chez moi, sous mon pont préféré, lorsque soudain un bruit m’alerte. Je m’arrête. Je ne vois rien. J’ai peur. Que faire? Le bruit se répète mais je ne distingue toujours pas son origine. La peur m’envahit, et j’ai le poil qui se hérisse. Il fait toujours aussi froid, toujours aussi noir ! Quelle chance pour moi d’avoir une excellente vue la nuit. Mais je ne sais plus où aller. Au loin j’aperçois des ombres qui me paraissent démesurées, ça bouge, ça bouge…ça ne fait que bouger ! Le son se rapproche, les ombres aussi. Et tout à coup un cri retentit ! Et puis deux ! Je suis alors pris d’un coup de panique. Que faire ? Rester dans mon coin, de peur de me faire tuer ou aller aider cette personne qui est sans doute en danger. Je n’ai jamais été très courageux… La scène est de plus en plus claire pour moi. Il s’agit d’une jeune femme et d’un homme qui me parait gigantesque. Il faut dire que je suis assez petit mais tout de même, cet homme est considérablement grand vu d’ici ! La situation devient violente ; la femme crie de plus en plus fort et cette gare est toujours aussi sinistre.
« A l’aide ! Aidez-moi je vous en supplie ! » hurle-t-elle. Elle éclate en sanglots et malgré la distance j’aperçois son joli visage et ses cheveux d’un blond soyeux. Mais l’homme l’entraine, la bouscule, la menace d’un couteau à la main. Et toujours personne à l’horizon. Moi, pétrifié, je reste dans mon coin à regarder la scène terrible qui se déroule sous mes yeux sans savoir quoi faire. J’ai toujours aussi peur, je suis tétanisé. L’homme immense la tient par le cou, je ne peux cependant pas distinguer ses mots. Les cris de la femme au visage fin recouvrent toute autre parole. Il a de grands pieds et des chaussures massives qui font trembler le sol. Soudain, le colosse jette violemment sa victime à terre. C’en est trop ! Je ne peux m’empêcher de réagir et je lui saute dessus. Je lui plante mes crocs acérés dans le mollet gauche. Je grogne mais je ne le lâche plus. Surpris, il pousse un cri et lâche sa proie. La femme se relève étourdie et l’homme déconcerté par cette attaque part en courant. Cette jolie dame vient me serrer dans ses bras, me donne mille caresses en me remerciant.
Elle pleure toujours. De peur ? De joie ? De soulagement ? Un peu tout à la fois surement.
C’est en effet une journée pas comme les autres… Elle m’emmène avec elle. Je ne suis donc plus un chien errant « Ouaf » Quel bonheur !
