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La victoire du Dr Foldès par Anne T.
le Sep 26, 2008 08:17
De médecin humanitaire en fonctions associatives à médecins du monde, il met au point une technique réparatrice chirurgicale liée aux excisions et aux mutilations sexuelles.
Aujourd’hui il forme des chirurgiens à sa méthode, et celle–ci est reconnue par l’assurance maladie.
Grand Monsieur… très impressionnée ! Pouvez –vous nous dire en quelques mots votre choix envers cette profession et sa spécialité ?
Difficile réponse mais le choix de la médecine et de la chirurgie s’est fait très tôt (je réponds mieux dans mon livre. Vous avez fait beaucoup d’humanitaire avec Médecins sans frontières. Ce choix était-il une évidence dès le départ ou est-il le fruit de rencontres ?
L’humanitaire à Médecins du monde fut une évidence dès le départ mais la plus grosse influence fut celle de ma rencontre avec Mère Teresa. Dans quels pays êtes-vous intervenu ?
Pour les missions d’urgence, je suis intervenu en Afghanistan, en Bosnie, aux Philippines entre autres. J'ai effectué des mission de développement dans de nombreux pays dont le Vietnam, le Cambodge, le Laos et la Birmanie.
Enfin, je me suis rendu dans le triangle d'or en Birmanie, en Angola, dans les bidonvilles de Manille, Jakarta, Bombay et Calcutta pour réaliser des missions exploratoires. L’état sanitaire des populations rencontrées impose-t-il de traiter des problèmes rares voire méconnus en Europe ?
Il s’agit en fait des mêmes problèmes mais avec plus d’ampleur que chez nous. La principale différence est d’ordre politique ou militaire. Ailleurs il s’agit de catastrophes naturelles spécifiques à la région. Cette situation force-t-elle des chirurgiens comme vous à envisager de nouvelles solutions ?
Il faut travailler plus, plus vite, sans aide diagnostique. C’est une chirurgie dite « en milieu précaire » avec beaucoup d’intensité et de difficultés techniques. L’excision est une mutilation sexuelle. A-t-elle des conséquences sanitaires pour les personnes concernées ?
Les conséquences sont très importantes sur leur vie de femme et d’épouse. Il y a altération de l’image corporelle et de la dignité ainsi qu’une mise en danger de mort par les conséquences obstétricales dramatiques que cela implique. Vous avez obtenu que cette opération soit remboursée par la Sécurité Sociale en France. Est-ce pour ces raisons ?
Pour ces raisons et pour la prise en compte des souffrances maintenant prouvées et documentées. Quel est le facteur déclenchant qui un jour vous a permit d’envisager une méthode de chirurgie réparatrice ?
La rencontre de femmes mutilées en Afrique, porteuses d’une demande de soins et de prise en charge. Votre épouse vous définit comme quelqu’un de bricoleur et ingénieux, pensez-vous que ce trait de caractère vous a aidé dans l’élaboration de cette méthode ?
On ne peut être chirurgien sans être bricoleur ! Votre mission est également de former des chirurgiens en France et à l’étranger ? Combien de praticiens utilisent-ils votre méthode désormais ?
Encore trop peu, moins d’une dizaine en France et autant dans le reste du monde.
En savoir plus : Victoire sur l’excision - Hubert Prolongeau - Editions Albin Michel - Préface de Bernard Kouchner
| Parce que souvent les grands hommes sont aussi les plus discrets, j’aimerais juste un moment faire la lumière sur un homme qui n’en a certainement pas besoin mais qui m’interpelle et qui force le respect. Pour toutes ces femmes qui sont nées sous des coutumes différentes des nôtres, ces femmes à qui l’on a enlevé une part de leur féminité, le Dr Foldès arrive en sauveur et leur permet de retrouver une vie normale. | ![]() |
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Aujourd’hui il forme des chirurgiens à sa méthode, et celle–ci est reconnue par l’assurance maladie.
Grand Monsieur… très impressionnée ! Pouvez –vous nous dire en quelques mots votre choix envers cette profession et sa spécialité ?
Difficile réponse mais le choix de la médecine et de la chirurgie s’est fait très tôt (je réponds mieux dans mon livre. Vous avez fait beaucoup d’humanitaire avec Médecins sans frontières. Ce choix était-il une évidence dès le départ ou est-il le fruit de rencontres ?
L’humanitaire à Médecins du monde fut une évidence dès le départ mais la plus grosse influence fut celle de ma rencontre avec Mère Teresa. Dans quels pays êtes-vous intervenu ?
Pour les missions d’urgence, je suis intervenu en Afghanistan, en Bosnie, aux Philippines entre autres. J'ai effectué des mission de développement dans de nombreux pays dont le Vietnam, le Cambodge, le Laos et la Birmanie.
Enfin, je me suis rendu dans le triangle d'or en Birmanie, en Angola, dans les bidonvilles de Manille, Jakarta, Bombay et Calcutta pour réaliser des missions exploratoires. L’état sanitaire des populations rencontrées impose-t-il de traiter des problèmes rares voire méconnus en Europe ?
Il s’agit en fait des mêmes problèmes mais avec plus d’ampleur que chez nous. La principale différence est d’ordre politique ou militaire. Ailleurs il s’agit de catastrophes naturelles spécifiques à la région. Cette situation force-t-elle des chirurgiens comme vous à envisager de nouvelles solutions ?
Il faut travailler plus, plus vite, sans aide diagnostique. C’est une chirurgie dite « en milieu précaire » avec beaucoup d’intensité et de difficultés techniques. L’excision est une mutilation sexuelle. A-t-elle des conséquences sanitaires pour les personnes concernées ?
Les conséquences sont très importantes sur leur vie de femme et d’épouse. Il y a altération de l’image corporelle et de la dignité ainsi qu’une mise en danger de mort par les conséquences obstétricales dramatiques que cela implique. Vous avez obtenu que cette opération soit remboursée par la Sécurité Sociale en France. Est-ce pour ces raisons ?
Pour ces raisons et pour la prise en compte des souffrances maintenant prouvées et documentées. Quel est le facteur déclenchant qui un jour vous a permit d’envisager une méthode de chirurgie réparatrice ?
La rencontre de femmes mutilées en Afrique, porteuses d’une demande de soins et de prise en charge. Votre épouse vous définit comme quelqu’un de bricoleur et ingénieux, pensez-vous que ce trait de caractère vous a aidé dans l’élaboration de cette méthode ?
On ne peut être chirurgien sans être bricoleur ! Votre mission est également de former des chirurgiens en France et à l’étranger ? Combien de praticiens utilisent-ils votre méthode désormais ?
Encore trop peu, moins d’une dizaine en France et autant dans le reste du monde.
En savoir plus : Victoire sur l’excision - Hubert Prolongeau - Editions Albin Michel - Préface de Bernard Kouchner
